mardi 23 septembre 2014

Ebola : l'Inserm va tester un antiviral japonais en Guinée

La Guinée-Conakry, voisine du Liberia (photo), de la Sierra Leone et du nord de la Côte d’Ivoire, a longtemps été l’épicentre de l’épidémie en Afrique. | (AFP/ZOOM DOSSO.)

L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) va tester l'antiviral japonais favipiravir (Avigan), l'un des traitements expérimentaux contre le virus Ebola, en Guinée en novembre prochain, a indiqué l'un de ses spécialistes. L'essai thérapeutique devrait être mené à partir de début novembre sur une soixantaine de patients en Guinée, a précisé le Pr Jean-François Delfraissy qui dirige l'Institut de microbiologie et des maladies infectieuses de l'Inserm, dans une interview publiée samedi dans le quotidien Le Monde.

«Nous regarderons comment cette molécule est tolérée chez l'homme à forte dose, si elle a un effet sur la charge virale et sur la mortalité» a-t-il ajouté. Le Pr Delfraissy avait déjà annoncé  vendredi qu'un essai aurait lieu en Guinée mais sans fournir de date ni de précisions sur le nombre de patients traités.

Aucun traitement homologué à l'heure actuelle 

Il n'existe aujourd'hui aucun traitement homologué pour lutter contre le virus Ebola dont la pire épidémie jamais enregistrée frappe actuellement quatre pays d'Afrique de l'ouest. Divers traitements expérimentaux existent en revanche à travers le monde, mais ces produits ne sont généralement pas disponibles en grosses quantités.

Parmi ceux-ci figure le favipiravir, un antiviral homologué en mars dernier au Japon contre la grippe mais qui pourrait également avoir un effet sur Ebola et qui a comme principal avantage de pouvoir être administré sous la forme de comprimés, plus faciles à utiliser dans des zones aux infrastructures médicales limitées.

Un porte-parole de la société japonaise Toyama Chemical, une filiale de Fujifilm, qui a développé l'antiviral, avait assuré en août dernier disposer de «réserves suffisantes pour plus de 20.000 personnes».

Au moins 2630 morts en Afrique de l'Ouest 

Sur le terrain, la population de la Sierra Leone vivait samedi son deuxième jour de confinement général, après une première journée «difficile» pour les équipes chargées d'informer les habitants sur l'épidémie d'Ebola, qui suscite une mobilisation internationale croissante. Mesure sans précédent et controversée, le gouvernement sierra-léonais a décrété trois jours d'arrêt dans tout le pays pour mener une campagne de porte-à-porte géante. Il s'agit de tenter de juguler l'épidémie qui a fait 2.630 morts depuis le début de l'année en Afrique de l'Ouest, essentiellement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.

L'Espagne se prépare à rapatrier de Sierra Leone un deuxième missionnaire catholique contaminé par le virus Ebola, a annoncé le gouvernement espagnol samedi. Frère Manuel Garcia Viejo, âgé de 69 ans et directeur d'un hôpital dans la ville serra-léonaise de Lunsar, «a été testé positivement (pour Ebola) et a exprimé le désir d'être transféré en Espagne», a déclaré le ministère de la Santé dans un communiqué. En août, un prêtre espagnol de 75 ans a été le premier Européen à mourir d'Ebola au cours de l'épidémie.

Ebola : la carte de la propagation 
Le code couleur correspond aux nombres de cas confirmés d'infection (Sources : OMS), du plus clair au plus foncé. En cliquant sur chaque pays, découvrez l'avancée de l'épidémie.

Pollution aux particules fines : le seuil d’alerte dépassé en Haute-Normandie

Ce mardi 23 septembre, à 14 h, Air Normand, l’organisme de contrôle de la qualité de l’air dans la région, a émis, pour la Haute-Normandie, un avis de dépassement du seuil d’information et de recommandation aux personnes sensibles pour une pollution de l’air liée aux particules en suspension. Ce dépassement est également prévu par Air Normand pour demain, mercredi 24 septembre.
La préfecture recommande donc aux personnes sensibles d’éviter toute activité physique et sportive intense, à l’extérieur comme à l’intérieur des locaux et privilégier les exercices plus calmes. Ces personnes sont invitées à respecter leur traitement médical ou à consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes tels que toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux.
En outre, afin de réduire les émissions de particules en suspension, le préfet de Seine-Maritime recommande la mise en œuvre des mesures suivantes :
- Pour les usagers de la route : Réduction de la vitesse de 20 km/h sur les axes routiers limités à 90 km/h ou plus.
- Pratiquer le covoiturage et favoriser les déplacements en transports en commun.
- Pour les industriels émetteurs de particules : S’assurer du bon fonctionnement des dispositifs de dépoussiérage.
- Pour les particuliers : Éviter d’allumer les feux d’agrément utilisant du bois (cheminée, barbecues).
Par ailleurs, les élus communistes rouennais souhaitent aller plus loin en demandant aux collectivités de faire un geste pour lutter contre cette pollution : « Notre groupe demande à la Crea, comme cela a été le cas en mars 2014, d’instaurer la gratuité des transports en commun et à la ville de Rouen de faire la même chose concernant le stationnement résidentiel ».

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