mardi 16 septembre 2014

Air : nouveau pic de pollution attendu en Île-de-France


Un nouveau pic de pollution est prévu à Paris et dans toute l'Île-de-France lundi et mardi, a indiqué Airparif, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air.  | LP / Olivier Arandel


Un nouveau pic de pollution aux particules fines est prévu ce mardi sur Paris et sa région, selon Airparif, l'association de surveillance de la qualité de l'air. Le «niveau d'information», déclenché lorsque la pollution dépasse les 50 mµ de particules fines par mètre cube d'air, a été dépassé et devrait atteindre son sommet dans la journée.
L'Agence régionale de santé invite les populations les plus sensibles à réduire leurs activités physiques, en plein air comme en intérieur. Les personnes âgées, les femmes enceintes, les jeunes enfants mais aussi les personnes souffrant d'asthme ou ayant une sensibilité aux pics sont particulièrement visées. 

De son côté, la préfecture de police invite les conducteurs à différer leurs déplacements, contourner l'agglomération pour le trafic de transit et à réduire la vitesse de 20 km/h sur l'ensemble de l'Île-de-France. A Paris, la mairie a annoncé avoir rendu le stationnement résidentiel gratuit ce lundi afin de favoriser les déplacements en transports. 

L'arrivée de la pluie pourrait améliorer la situation

Les particules, qui affectent les systèmes respiratoire et cardiovasculaire, sont une des principales sources de pollution de l'air. En milieu urbain, elles sont émises notamment par le trafic routier. Leur présence est aujourd'hui favorisée par la faiblesse du vent et une plus forte amplitude des températures entre la nuit et le jour, qui tendent à bloquer les polluants au sol. L'arrivée de la pluie, annoncée dans la nuit de mardi à mercredi, pourrait améliorer la situation selon Airparif. 

En mars dernier, un fort épisode avait touché l'Île-de-France et des mesures drastiques avaient été prises par les autorités. Une journée de circulation alternée avait été instaurée le 17 mars. 

"T'as pas une clope ?" Répondez-oui sinon vous pouvez en mourir...

Oui, ne prenez aucun risque. Pour avoir refusé, un homme a été jeté sous un tramway à Nice.
     Un homme a été jeté sous un tramway à Nice pour avoir refusé de donner une cigarette. Crédit Reuters

Le tabac tue. Nul ne peut l'ignorer: c'est marqué sur les paquets de cigarettes. D'incessantes campagnes anti-tabac nous le rappellent. Et chaque année des milliers et des milliers de morts viennent allonger la liste des victimes de la nicotine. Le tabac peut aussi tuer autrement qu'en l'inhalant. Mais ça ne figure pas parmi les avertissements qui strient violemment les paquets de cigarettes. Ou alors il faudrait qu'ils affichent la mention : "refuser une clope peut entraîner la mort".
Qui n'a pas été interpellé dans la rue par un : "t'as pas une clope?"? Qui, ayant poliment décliné cette proposition, n'a pas reçu un coup de pied ou un coup de poing?
Qui, dans les mêmes circonstances, ne s'est pas fait traiter de "bâtard" ou d''"enculé"? Et dans certains cas, rares il est vrai, les coups peuvent aller jusqu'à la mort "sans intention de la donner" selon la formule juridique consacrée.
Refuser une clope est en effet vécu par le demandeur comme une agression d'une extrême violence. Comment ne réagirait-il pas à ce qu'il ressent comme une provocation? Souvent le refus est assimilé par lui au "racisme".  Et là, l'offense est aussi grave qu'un regard jugé méprisant ou hautain. On en meurt aussi. "Oui, Monsieur le juge, c'est lui qui a commencé car il m'a mal regardé!".
Tenant à la vie et à l'intégrité physique de mon fils, je lui ai dit de ne jamais refuser une clope (pour son portable, je ne sais pas encore). Moi-même, je donne toujours une clope à celui qui la sollicite. Mais comme je fume des Gitanes, ce qui est très démodé, je me fais quand même insulter.
Un soir, je me trouvais avenue de Clichy, mon portable collé à l'oreille. Je fus interpellé par un grand gaillard : "t'as pas une clope?". De la tête, je lui fis signe de patienter en indiquant par un sourire que j'allais accéder à sa demande. A juste titre énervé, il haussa la voix et me fit savoir qu'il "n'avait pas que ça à faire" et que j'étais un "connard". Il s'approcha de moi pour m'arracher mon portable à cause duquel il lui fallait attendre la cigarette désirée.
Il aperçut que je portais autour du cou un médaillon ancien avec une inscription en lettres hébraïques. Sa colère en fut décuplée. Et il porta à ma connaissance que j'étais un "enculé de ta race". Il était manifestement d'origine africaine. Grand. Bâti comme une armoire à glace. Toutes les qualités requises pour obtenir une cigarette sur le champ. Je m'énervais à  mon tour : "appelles-moi bwana ("patron", c'est ainsi que les Blancs se faisaient appeler du temps des colonies).". Je fus châtié par un coup de poing au visage. Les flics s'en mêlèrent. Au commissariat, l'individu que j'avais agressé (une cigarette qui se faisait attendre plus un très malheureux "bwana", c'était pas rien) porta plainte contre moi pour "racisme". J'attends le procès avec résignation n'ayant aucun doute sur le fait que "enculé de ta race" ne pèsera pas lourd face à "bwana". Mais finalement je m'en tire plutôt bien. J'ai mis ma vie en péril. Et je ne suis pas mort.

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