mardi 2 septembre 2014

Rentrée des classes : le fonctionnement des nouveaux rythmes scolaires

ÉCLAIRAGE - La rentrée 2014 est marquée par l'avènement des nouveaux rythmes scolaires. Une mesure contestée par de nombreux élus et parents.

    Une école marseillaise (illustration)                            Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP  
La réforme des rythmes scolaires, inaugurée en septembre 2013 par 22% des écoliers pour mieux étaler les temps d'apprentissage, devient obligatoire dès ce mardi 2 septembre pour toutes les écoles primaires publiques.

Son principe

Le retour à la semaine de 4,5 jours, abandonnée en 2008, avait été réclamé par la conférence nationale sur les rythmes organisée sous la droite, un rapport parlementaire approuvé par l'UMP, les syndicats et parents d'élèves, les chronobiologistes, l'Académie de médecine et par la concertation pour la refondation de l'école, organisée par la gauche après 2012.

Avec la semaine de quatre jours, les écoliers français cumulaient une journée plus longue qu'ailleurs et une année scolaire très courte, entraînant, selon les chronobiologistes, "fatigue et difficultés d'apprentissage".La réforme est pourtant critiquée par des enseignants, parents et élus UMP. 

Fatigue des enfants, "confusion" entre temps scolaire et périscolaire, tensions dans le partage des locaux entre enseignants et animateurs ainsi qu'inégalités territoriales sont pointées du doigt. Les maires, chargés des activités périscolaires, s'inquiètent également de son financement.

Cinq matins pour tous, des cours le mercredi ou le samedi

L'écrasante majorité des communes (87%, scolarisant 85% des écoliers) adopte la mouture initiale de l'ex-ministre Vincent Peillon, soit 24 heures de cours répartis sur 4,5 jours, avec le mercredi matin (ou samedi par dérogation), quatre journées de classe raccourcies de 45 minutes, ou deux journées raccourcies de 1H30.

Les autres (15% des écoliers) bénéficient des assouplissements autorisés par Benoît Hamon, officiellement conçus pour les 6% de communes rencontrant des  difficultés de mise en oeuvre ou réfractaires, mais également retenus par des métropoles comme Lyon ou Marseille.

La semaine Hamon comprend, à l'instar de la semaine Peillon, cinq matinées de classe mais permet de concentrer les trois heures d'activités périscolaires sur un après-midi, considérant qu'il est ainsi plus facile de recruter des animateurs en zone rurale que pour quatre fois 45 minutes ou deux fois 1H30.

Des activités parfois payantes

La réforme introduit des activités périscolaires pour les rendre accessibles aux milieux populaires qui n'avaient pas de cours de judo, musique etc... Dévolues aux communes, elles sont facultatives, tantôt gratuites, comme à  Paris, ou payantes, comme à Nice. Mises en avant au lancement de la réforme, elles ont cannibalisé le débat sur le rythmes, occultant le volet éducatif.

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