samedi 30 août 2014

Les deux tiers des Français pour modifier les 35h, selon Ifop

Près de deux Français sur trois (65%) sont favorables à une remise en cause du régime des 35 heures, après accord des syndicats, selon un sondage Ifop pour Sud Ouest dimanche diffusé samedi. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann (c) Reuters

PARIS (Reuters) - Près de deux Français sur trois (65%) sont favorables à une remise en cause du régime des 35 heures, après accord des syndicats, selon un sondage Ifop pour Sud Ouest dimanche diffusé samedi.
Dans une interview accordée au Point à la veille de sa nomination au ministère de l'Economie et publiée jeudi, Emmanuel Macron, qui s'exprime "librement", se dit favorable à autoriser les entreprises à déroger aux règles de temps de travail et de rémunération à condition d'un accord avec les salariés.
Les services du Premier ministre Manuel Valls ont immédiatement fait savoir jeudi qu'il n'était pas question de remettre en cause la durée légale du temps de travail.
Soixante cinq pour cent des personnes interrogées par l'Ifop se disent favorables à ce qu'une entreprise, "si les syndicats représentant une majorité de salariés sont d'accord", modifie la durée de travail hebdomadaire. Elles sont 35% à y être opposées.
L'enquête a été réalisée en ligne du 27 au 29 août auprès d'un échantillon de 981 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

vendredi 29 août 2014

Drame d'Argenteuil : l'auteur présumé était sous l'emprise d'héroïne

FAITS DIVERS - Suite à une violente dispute ayant éclaté dans la nuit de mardi à mercredi à Argenteuil, la police retrouvait un homme décapité et un autre tombé sur le trottoir au pied de l'immeuble. L'enquête progresse et démontre que l'auteur présumé des faits était sous l'emprise d'héroïne lorsque la scène a viré à l'horreur.

 Les premiers éléments de l'enquête ont déterminé qu'Alexandre, auteur présumé des faits, était un gros consommateur d'héroïne 

Le médecin de Vincent Lambert jette l'éponge

Le Dr Eric Kariger a quitté ce vendredi ses fonctions au sein du CHU de Reims, très affecté par le combat judiciaire autour de son patient.

Le Dr Eric Kariger, qui suivait Vincent Lambert, a quitté ce vendredi ses fonctions au sein du CHU de Reims. © FRANCOIS NASCIMBENI / AF.
Source 6Medias 

Malgré les attaques, le harcèlement et même les menaces de mort, Eric Kariger ne regrette rien de son combat pour l'euthanasie passive. Le médecin de Vincent Lambert, comme il l'avait annoncé en juillet, a quitté ce vendredi ses fonctions de chef du service de soins palliatifs au CHU de Reims, après un dernier adieu à son patient.
"Les nouvelles que j'ai de Vincent Lambert sont fraîches. J'ai été le saluer pour la dernière fois hier soir, puisque j'ai terminé mon service journalier", a confié Eric Kariger à Europe 1. "Statu quo par rapport à ces derniers mois, je dirais même ces dernières années", a sobrement commenté le gériatre du jeune tétraplégique auprès du Figaro.
Le médecin, qui va rejoindre la direction d'une maison de retraite, confie à Europe 1 avoir "franchi (ses) limites". Évoquant la bataille judiciaire qui sévit autour de son patient, dans un état végétatif depuis six ans suite à un accident de la route, il indique qu'elle a incontestablement "accéléré une réflexion personnelle" qu'il avait "engagé indépendamment de cette affaire". "Dans cette situation, j'ai été amené à beaucoup m'exposer, probablement beaucoup trop, je ne reviendrai pas sur les raisons, par pudeur et par professionnalisme".

"J'ai pris beaucoup de coups"

Le médecin, qui a toujours milité pour l'euthanasie passive de Vincent Lambert, et était prêt à accompagner son patient jusqu'au bout, a déclenché les foudres des militants pro-vie. "J'ai pris beaucoup de coups, j'avais prétentieusement la force de penser que ça ne me fragilisait pas (....). Je suis allé jusqu'à mes limites, voire au-delà. Heureusement ma femme, mes enfants et les valeurs qui sont les miennes m'ont permis de franchir ce cap". Le praticien a même reçu des menaces de mort. Pourtant, il ne "regrette rien".
"Ce combat de respecter un patient, en faveur d'une certaine médecine qui ne s'obstine pas, je ne regrette pas de l'avoir conduit mais je crois que ça ne méritait pas que j'y laisse ma peau", ajoute-t-il. "Oui, je suis un défenseur de la vie, mais je suis aussi déontologiquement contre l'acharnement thérapeutique. Lorsque les sens de la vie ont atteint leurs limites, la médecine doit, en toute humilité, accepter de laisser mourir, de laisser partir", plaide-t-il. "La mort n'est pas un échec médical. Tout médecin qui ne reconnaît pas cela est dangereux pour ses pairs".

"L'épreuve de trop, cela a été au printemps entre le premier arrêt du Conseil d'État de janvier qui nous était très favorable - nous, au sens de la responsabilité médicale - et le mois de juin où je me suis retrouvé à avoir de vilaines pensées. Je me suis dit que ça allait trop loin. J'ai eu beaucoup de menaces anonymes", raconte-t-il.

Le Conseil d'État avait en effet accordé au personnel médical du CHU de Reims le droit de laisser mourir Vincent Lambert, mais les parents de celui-ci, catholiques intégristes qui refusent de voir mourir leur fils, ont porté plainte auprès de la Cour européenne des droits de l'homme. Cette dernière a suspendu la décision française le 24 juin, en attendant de se prononcer dans les mois à venir.

jeudi 28 août 2014

Embargo russe: résister en France en mangeant des pommes comme les Polonais

Paris - Les producteurs français de pommes appellent les Français à faire comme les Polonais et à manger des pommes de leur pays en le faisant savoir pour résister à l'embargo russe sur les produits alimentaires européens.

 Les producteurs français appellent les Français à manger leurs pommes pour résister à l'embargo russe
afp.com/Joel Saget

"J'appelle les Français à faire la même chose que les Polonais: contre l'embargo russe, croquez la pomme, faites-en des selfies et militez pour la paix commerciale", s'est enflammé Daniel Sauvaître, président de l'Association Nationale Pommes Poires (ANPP) qui représente les deux tiers de la production française.

Sur Twitter, des dizaines de personnes et personnalités polonaises publient chaque jour des photos, une pomme ou une bouteille de cidre à la main avec le hashtag #jedzjablka (mange les pommes), dans le cadre d'un mouvement de "patriotisme fruitier".

Contrairement à la Pologne, qui exportait avant l'embargo environ 500.000 tonnes de pommes chaque année vers la Russie, la France ne vendait que 30 à 45.000 tonnes de pommes en Russie, soit 3 à 4% de la production française.

Mais les pomiculteurs français vont subir les effets de l'embargo russe "par ricochet", car la Pologne risque de concurrencer la France sur ses marchés d'exportation comme l'Angleterre ou l'Algérie et tirer les prix vers le bas. D'autant que la récolte s'annonce "abondante et exceptionnelle" partout en Europe cette année, détaille Daniel Sauvaître.

La Russie a décidé début août d'un embargo d'un an sur les produits alimentaires dont les fruits en représailles aux sanctions qui la visent pour son soutien aux séparatistes ukrainiens.
Ce pays est le premier importateur de pommes au monde, avec 1,2 million de tonnes achetées par an, rappelle l'agriculteur français. A elle seule, l'Union européenne y expédiait environ 750.000 tonnes, les pays limitrophes et la Chine fournissant le reste.

En France cette année, la récolte s'annonce exceptionnelle en qualité, un peu moins en quantité avec 1,5 million de tonnes, selon l'ANPP.

Dans se dernière estimation datant de début août, le service statistique du ministère de l'Agriculture estimait lui la production à 1,67 million de tonnes, en baisse de 4% par rapport à 2013 et inférieur de 3% à la moyenne des cinq dernières années.
Avec 18 kilos par ménage, la pomme est le fruit le plus consommé en France.
Par

Un été plutôt maussade pour le tourisme français

La fin des grandes vacances approche et l'été aura été assez contrasté pour le tourisme en France, confronté aux caprices de la météo et aux réflexes attentistes et économes des clients.
"La saison touristique a été maussade cet été, comme le temps et l'humeur des Français. Mais l'avant-saison, grâce aux touristes français, et le c?ur de saison, grâce aux étrangers, devraient permettre de sauver l'ensemble", estime Didier Arino, le directeur du cabinet Protourisme.
Le début de saison en mai-juin avait bien démarré mais la situation s'est ensuite gâtée pour certains: 62% des 980 opérateurs interrogés par Protourisme évoquent une baisse de chiffre d'affaires en juillet-août.
Parmi les régions gagnantes figurent la Bretagne et la Normandie, où le soleil a été au rendez-vous et a fait le bonheur des campings. Sans briller, Paris et sa région s'en sortent correctement. Mais les résultats déçoivent sur la Côte d'Azur (un été "morose", selon la région PACA), dans le Languedoc, en Aquitaine et en Rhône-Alpes.
"Juillet a été très difficile tant pour la restauration que l'hôtellerie. Août est heureusement meilleur, mais c'est une petite saison", résume Hervé Becam, vice-président du syndicat hôtelier Umih. "L'hôtellerie s'en tire au même niveau que l'an dernier dans le Sud-Est mais baisse dans le reste de la France, et la restauration est en baisse partout", dit-il. En Dordogne, le chiffre d'affaires a même chuté de 40% en juillet.
- 800 millions d'euros de manque à gagner -
La saison en Aquitaine a été globalement "difficile", concède le Comité régional du tourisme. La météo mais aussi les "images fortes" des dégâts des grandes marées de l'hiver ont pesé.
Un restaurateur du Périgord installé sur les bords de la Vézère confie à l'AFP avoir "fait 575 couverts en juillet, contre 950 un an plus tôt".
La fréquentation des touristes a aussi chuté de 5 à 8% en Savoie et en Haute-Savoie, selon l'observatoire Savoie-Mont-Blanc-Tourisme.
Didier Chenet, co-président du Groupement national des indépendants (GNI), évoque pour les hôteliers et les restaurateurs "une très mauvaise saison en Rhône-Alpes, liée au mauvais temps".
Le cabinet Protourisme chiffre à 800 millions d'euros sur l'été le manque à gagner en France lié à la météo.
Outre la pluie et le froid, le pouvoir d'achat est en cause.
"Couramment, des clients demandent deux cuillères pour un dessert. On voit même des adultes demander un menu enfant...", note Hervé Becam.
Les vacanciers se débrouillent au mieux. Et in fine, 97% disent avoir passé de bonnes vacances, selon un sondage CSA pour Club Méditerranée.
Du côté des opérateurs, selon Protourisme les gagnants sont "ceux qui avaient anticipé un marché atone et tout mis en ?uvre pour décrocher tôt des réservations de la clientèle". "Ils ont ainsi échappé à l'effet météo négatif".
Le Club Med affiche malgré la météo plus de 80% de taux de remplissage cet été dans ses villages de montagne, indique le directeur général France, Sylvain Rabuel.
"Globalement, les +gros+ et les réseaux s'en sortent mieux que les +petits+ et les indépendants. C'est la prime à la technologie et à la visibilité sur internet", commente Didier Arino.
Parmi les gagnants: les Gites de France, qui réunissent 60.000 hébergements à prix abordable (en moyenne 490 euros par semaine), ont fait un bon été, dit à l'AFP la directrice générale de la fédération, Anne-Catherine Péchinot, évoquant une hausse de 2% du volume d'affaires en juillet et supérieure à 2% en août.
Le site Abritel (locations entre particuliers) a, lui, vu les demandes de réservation progresser de 8% en juillet-août, indique le directeur général France Xavier Rousselou. Notamment vers l'Espagne et le Portugal, "moins chers".
Pour les campings, "on s'achemine globalement vers un été moins bon que l'an dernier, mais avec un recul modéré étant donné le contexte", dit à l'AFP le président de la fédération FNHPA, Guylhem Féraud. "En nuitées, on a nettement baissé en juillet partout en France sauf en Bretagne et août devrait finir à peu près stable. Mais les marges reculent".

mercredi 27 août 2014

Et si "La fête à la maison" revenait à la télévision ?

La fameuse maison de la famille Tanner, à San Francisco.                                                       Photo : SIPA  

TÉLÉVISION - De 1987 à 1995, la série "La fête à la maison" a fait les beaux jours de la chaine ABC aux Etats-Unis et ceux de Antenne 2 en France. D'après TV Guide, des discussions sont en cours pour faire revivre la série.

Vous vous souvenez sans doute du générique de la série, cette petite balade dans les rues de San Francisco, au volant de cette décapotable rouge... Et si ABC faisait revivre la famille Tanner, vingt ans après. Vous en rêviez ? ABC pourrait le faire.
Des acteurs du show originel sont intéressés
En tout cas, c'est en bonne voie. D'après le magazine américain TV Guide, le créateur original de la série, Jeff Franklin et le producteur originel Bob Boyett plancheraient sur une nouvelle version de la série. Le scénario serait en cours d'écriture et John Stamos, Oncle Jesse, pourrait en être l'un des producteurs. Il a même confirmé il y a quelques mois sur le plateau d'Andy cohen qu'il travaillait sur un scénario, sans donner plus de précision.
Mais qui pourrait-on retrouver au casting de cette nouvelle version ? Des acteurs originels. Candace Cameron Bure (D.J.), Jodie Sweetin (Stephanie) et Andrea Barber (Kimmy) auraient déjà donné leur feu vert tandis que Bob Saget (Danny) et Dave Coulier (Joey) seraient encore en pourparlers. Aucune information n'a, pour le moment, filtré de la présence ou non des soeurs Olsen (Michelle), sur le projet.
Cette nouvelle mouture de "La fête à la maison" avec une partie du casting de l'époque intéresse grandement Warner Bros. Il faut dire que la série a battu des records d'audience de l'époque font pâlir d'envie les producteurs. "La fête à la maison" avait été arrêté en 1995 car jugée trop chère à produire. Alors Warner va t-il se décider de donner son feu vert à la production de cette Fête à la maison, vingt ans après ? Suspense.

mardi 26 août 2014

Alsace : un détenu tué sur l'A35 durant son transfèrement

ILLUSTRATION. Un détenu a été tué par un gendarme lors de son transfèrement sur l'autoroute A35, près de Colmar (Alsace), ce mardi. | LP/ DR

Un détenu d'une vingtaine d'années a été tué par un gendarme durant son transfèrement, ce mardi sur l'autoroute A35, à hauteur de Colmar (Alsace), rapportent les DNA. Le jeune homme aurait été touché par un tir peu avant 14 heures, alors qu'il était transféré d'une prison de Strasbourg pour être entendu par un juge d'instruction à Colmar.


Pendant le trajet, le détenu aurait eu un comportement agressif à l'encontre d'une militaire se trouvant avec lui à l'arrière du véhicule, incitant son collègue au volant à s'arrêter sur le bord de l'autoroute, a indiqué à l'AFP le procureur Bernard  Lebeau, qui s'est rendu sur place. Selon une source proche du dossier, il aurait tenté de se saisir de l'arme de service de la gendarme qui l'escortait.

Une ouverte

D'après les informations des DNA, le gendarme au volant aurait stoppé le véhicule sur la bande d'arrêt d'urgence avant de faire feu sur le détenu, le touchant au niveau de la pommette. «A ce stade, on ne sait pas si le gendarme a agi en état de légitime défense», a déclaré le procureur Lebeau. Selon un journaliste sur place, une grande tache de sang était visible sur la chaussée à proximité du véhicule, laissant supposer que le coup de feu avait été tiré en dehors de la voiture.

Le jeune homme abattu était en détention provisoire pour son implication dans deux braquages. Selon une source proche du dossier, il n'était pas considéré comme particulièrement dangereux. L'inspection générale de la gendarmerie national a été saisie d'une enquête, rapportent les DNA. Le gendarme auteur du coup de feu a été placé en garde à vue, précise le quotidien.

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