vendredi 26 septembre 2014

Pas de réduction du "trou" de la Sécu en 2014 ?

(Boursier.com) — Le gouvernement ne devrait pas remplir ses objectifs de réduction du déficit de la Sécurité sociale en 2014, à en croire les informations du 'Figaro'. Il se situerait au même niveau que l'an dernier, soit à -12,5 milliards d'euros, pour le seul régime général et hors Fonds de solidarité vieillesse.

Croissance faible

Ce "dérapage" s'expliquerait par la faiblesse de la croissance. Le gouvernement a en effet révisé ses prévisions en nette baisse pour 2014. Il table sur un PIB à seulement +0,4% contre +1% jusqu'ici. Déjà l'an dernier, la réduction du déficit de la sécurité sociale a été plus lente que les années précédentes, en raison de recettes moins dynamiques que prévu.

Un déficit prévu à 9,6 milliards d'euros

Le budget 2014 de la Sécurité sociale prévoyait initialement de ramener le déficit de la Sécurité sociale à 12,8 milliards d'euros et à 9,6 milliards d'euros pour le régime général seul, grâce notamment à 4,5 milliards d'euros de recettes nouvelles, pour une bonne part liées à la réforme des retraites. En juin dernier, l'objectif à été revu à la hausse pour le régime général seul, à 9,7 milliards.

Air France: difficiles négociations au 12e jour de grève

Les avions d'Air France cloués au sol le 24 septembre 2014 sur le tarmac de l'aéroport Charles de Gaulle à Roissy (c) Afp

Paris (AFP) - Grève à Air France, 12e jour, acte II : le projet Transavia Europe enterré, de difficiles négociations devaient se poursuivre vendredi entre la direction et les pilotes, déterminés à imposer leur vue sur Transavia France, la low cost hexagonale.
Rythme de travail plus élevé, salaires plus bas en fin de carrière et avantages sociaux moindres... Les pilotes d'Air France redoutent que les conditions de travail de la filiale à bas coût ne deviennent à terme la norme dans la maison mère.
"Aucun pilote d’Air France n’acceptera de partir chez Transavia si on lui impose la conclusion d’un nouveau contrat de travail Transavia". Voilà le message répété par le SNPL, syndicat majoritaire dans la profession, pour justifier la poursuite du mouvement.
Sa revendication : obtenir un "contrat unique" pour les pilotes, applicable à toutes les déclinaisons du groupe aérien Air France-KLM (Transavia, Hop!), calqué sur celui en vigueur actuellement chez Air France.
De l'autre côté de la table des négociations, la direction n'entend pas sacrifier ses ambitions dans le transport aérien à bas coût, où se nichent des "opportunités de croissance" selon le PDG d'Air France-KLM, Alexandre de Juniac. Le groupe aérien franco-néerlandais, numéro deux européen derrière l'Allemand Lufthansa, ambitionne de devenir un acteur incontournable du secteur.
Son plan stratégique "Perform 2020", qui prendra en janvier le relais du plan de restructuration "Transform 2015", vise à tenter de combler le retard pris face aux poids-lourds Ryanair et easyJet.
- Marathon de négociations -
Le conflit mené par les pilotes, d'une durée historique, continue de perturber le trafic aérien. La compagnie prévoyait d'assurer près de la moitié des vols (48%) au niveau national vendredi, un chiffre identique à la veille.
Comme depuis le 15 septembre, au premier jour de la mobilisation, les grévistes resteront majoritaires, à 58% selon les chiffres communiqués par l'entreprise (contre 62% jeudi).
Le marathon des négociations a débuté mercredi soir, après que la direction a convoqué les syndicats représentatifs (SNPL et Spaf) pour leur annoncer le "retrait immédiat" de Transavia Europe.
Une première victoire pour les grévistes, mais pas la fin du combat pour le Syndicat national des pilotes de ligne, héraut de la contestation, qui réclame des éclaircissements sur Transavia France.
L'abandon du projet européen constitue "une condition nécessaire mais pas suffisante" pour la levée du préavis de grève, selon Guillaume Schmid, son porte-parole.
La poursuite du mouvement, si elle ne semble pas souffrir de contestation chez les pilotes, a suscité une levée de boucliers parmi les autres catégories de personnel.
Hôtesses, stewards et personnel au sol ont le sentiment d'avoir payé un plus lourd tribut que les pilotes lors du plan de restructuration "Transform 2015", qui s'est traduit par la suppression d'environ 10% des effectifs.
Bruno Nègre, de la CFE-CGC, prédit d'ailleurs un "après-grève (...) horrible à gérer", tant la famille Air France s'est déchirée, selon lui, dans le conflit.
"Plus la grève dure, plus la facture s'alourdit, et tous les salariés vont devoir la payer. On a fait deux ans d'efforts et tout est balayé en 10 jours", s'est pour sa part désolée Béatrice Lestic, syndicaliste de la CFDT.
Le mouvement des professionnels du ciel ne semble pas non plus avoir rencontré l'adhésion du public: plus des deux tiers des Français (69%) considèrent leur grève comme injustifiée, pour 30% d'avis contraires, selon un sondage Tilder/LCI/OpinionWay publié jeudi.

jeudi 25 septembre 2014

Journaliste tuée et mutilée à Paris : une dizaine de personnes en garde à vue

ARCHIVES. Paris, le 24 septembre 2013. Le tronc d'une journaliste de 33 ans avait été retrouvé dans une gaine technique sous la rue Louis-Pasteur dans le 18e arrondissement.  | LP / Benoît Hasse


Une dizaine de personnes ont été interpellés dans l'enquête sur le meurtre d'une journaliste, dont le corps avait été retrouvé mutilé il y a un an, presque jour pour jour, dans le 18e arrondissement de Paris. Elles se trouvent actuellement dans les locaux de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris. La raison de leur interpellation est toutefois encore inconnue. 

Le 24 septembre 2013, un tronc humain avait été découvert près de l'hôpital Bichat par un ouvrier qui travaillait sur un chantier d'assainissement. En ouvrant une trappe, il avait découvert l'horreur, cachée dans une gaine technique. Ce n'est qu'une semaine plus tard que le corps a été identifié: il s'agit de celui d'une journaliste, Caroline C., âgée 33 ans et portée disparue depuis le 19 août 2013. Celle-ci s'était rendue à plusieurs reprises à l'hôpital Bichat pour traiter des troubles bipolaires.

Les informations à propos de la jeune femme assassinée ont ensuite été dévoilées au compte-goutte. Le 18 septembre 2013, un mois après sa disparition, un troublant cambriolage a eu lieu à son domicile.  «Un ou plusieurs inconnus se sont introduits chez elle pour dérober son téléphone, une tablette numérique, un blouson et son sac à main, révèle un proche de l'affaire. Ses proches ont cru qu'elle était rentrée pour récupérer ses affaires avant de repartir». Un appareil photo argentique, qui ne se trouvait pas dans son appartement quelques jours avant ce cambriolage, était même subitement réapparu.

La PJ travaillait sur une autre piste : Caroline C. faisait l'objet d'une plainte pour menaces de mort. Une procédure était ouverte au parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) pour des faits que la jeune fille aurait commis entre mars et août 2013, juste avant qu'elle ne cesse de donner signe de vie à ses proches.

Enfin, le 24 octobre 2013, quatre suspects, qui avaient été arrêtés deux jours plus tôt, étaient relâchées sans qu'aucune charge eût été retenue contre eux. Ces quatre personnes étaient les dernières à avoir aperçu la jeune journaliste. Le dernier épisode de l'enquête remonte au mois de mars 2014 : trois personnes ont été mises en examen pour le recel du portable de Caroline C. Toutefois, elles n'ont jamais été eau meurtre. 

Pas de circulation alternée à Paris ce vendredi

En mars, la capitale avait obtenu de l'État la circulation d'un véhicule sur deux, ce qui avait nettement réduit le niveau de pollution atmosphérique.
La Mairie de Paris n'a pas le pouvoir de décider seule de faire rouler une voiture sur deux. © G. VARELA/20 MINUTES/SIPA
C'est non. La Ville de Paris avait demandé à l'État la mise en place de la circulation alternée vendredi, a indiqué jeudi à la presse Bruno Julliard, premier adjoint d'Anne Hidalgo, en raison de la pollution aux particules sévissant actuellement sur la capitale. Mais au terme d'une réunion interministérielle, qui a pris fin un peu avant 18 heures, le gouvernement a décidé de ne pas valider cette demande,rapporte Le Parisien.
Pourtant, les poussières du volcan islandais Bardabunga sont arrivées jusqu'en Ile-de-France, où elles contribuent à l'épisode de pollution aux particules qui entrait jeudi dans sa troisième journée consécutive, a annoncé Airparif, l'agence régionale de la qualité de l'air.
La pollution aux particules a entraîné le déclenchement du seuil d'information en Ile-de-France (à partir d'une concentration supérieure à 50 microgrammes de particules PM10 par m3 d'air). Ce seuil est également atteint en Bretagne depuis mercredi. Femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées, ou encore souffrant de pathologies respiratoires ou cardiaques sont invités à limiter activités physiques et déplacements. Ce seuil devrait encore être dépassé vendredi en Ile-de-France, selon les prévisions d'Airparif, mais le volcan ne devrait plus être incriminé, le déplacement des masses d'air s'étant modifié.

mercredi 24 septembre 2014

Tabac : l'efficacité controversée du paquet de cigarettes neutre

DÉCRYPTAGE - L'introduction du paquet neutre doit être la mesure phare du projet de lutte contre le tabac de Marisol Touraine. Jusqu'à présent, seule l'Australie a mis cette mesure en place. Depuis deux ans, chercheurs et industriels s'affrontent sur ses effets.

Un marchand de tabac en Australie après l'introduction de la loi sur les paquets de cigarettes neutres
La ministre de la Santé Marisol Touraine s'apprête à présenter son grand plan de lutte contre le tabac. L'introduction du paquet de cigarettes neutre, c'est-à-dire sans le logo et les couleurs de la marque, doit en être la mesure phare.

Le seul pays au monde a avoir déjà introduit cette mesure est l'Australie, avec la Loi sur le paquet de tabac neutre votée en 2011 et en application depuis le 1er décembre 2012. Le Canada y avait pensé dans les années 1990, mais avait reculé face aux industriels. L'Australie est ainsi devenu un laboratoire pour les chercheurs du monde entier et les industriels du tabac, inquiets des velléités d'imitation des autres gouvernements.

Bataille de chiffres

En Australie, les industriels du secteur déversent depuis plusieurs mois une avalanche d'études qui montrent l'échec de cette politique. Certains s'appuient sur des études universitaires, comme celle du département d'Économie de l'université de Zurich, selon laquelle il n'y aurait "aucune preuve de la réussite de cette politique". Mais l'étude se base sur les données d'un institut privé australien sur les jeunes fumeurs, entre décembre 2001 et décembre 2013, alors que le paquet neutre n'est totalement en vigueur que depuis décembre 2012. Une fourchette très large, donc, et qui sous-entend que l'absence de résultats en quelques mois signifie un échec.

Le professeur David Currow, directeur de l'institut de recherches sur le cancer du New South Wales (un organisme créé par le gouvernement), critique l'absence de transparence des études de l'industrie du tabac. "La véritable efficacité de cette mesure doit être observée dans le temps", fustige-t-il dans le Sydney Morning Herald. Lui s'appuie, entre autres, sur une étude publiée dans la revue BMJ Open qui affirme que l'introduction du paquet neutre a poussé davantage de gens à arrêter de fumer, créant notamment un sentiment de "moindre qualité" du tabac. "Nous observons une diminution des taux de tabagisme, et ce n'est pas un accident", poursuit le professeur.

De même, les industriels affirment que les ventes ont augmenté dans l'année qui a suivi l'introduction des paquets neutres. À l'opposé, les organismes gouvernementaux, tels que le ministère de la Santé et l'Office nationale des statistiques, affirment que les ventes sont à leur plus bas niveau historique.

Le paquet neutre n'est pas une politique a lui tout seul

Difficile en réalité de déterminer les véritables effets du paquet neutre alors que moins de deux ans se sont écoulés depuis son entrée en vigueur. Le gouvernement a tout intérêt à défendre sa politique, et les industriels à affirmer son inefficacité. Surtout, le paquet neutre n'est qu'un élément de l'arsenal législatif de lutte contre le tabac. En Australie, il a été accompagné d'une augmentation des taxes, donc du prix. De même en France, les politiques publiques s'appuient sur l'augmentation des prix pour faire diminuer la consommation.

Ainsi, une étude de Sir Cyril Chantler, chercheur au King's Cross College au Royaume-Uni, publiée le 3 avril 2014, affirme que "les paquets standardisés sont susceptibles de contribuer dans une modeste mais non-négligeable mesure à la diminution du tabagisme". Cependant, il précise qu'il est impossible de prouver qu'ils suffiraient à eux-seuls à produire cette diminution.

Ainsi, en France, le programme national de réduction du tabagisme défendu par Marisol Touraine prévoit d'autres mesures, telles qu'une campagne de publicité, mais pas d'augmentation des taxes. De même, le nombre légal de paquets de cigarettes achetés à l'étranger a été revu à la baisse, et les contrôles frontaliers doivent être intensifiés.

De 8 à 22 ans de prison requis contre les auteurs d'un spectaculaire braquage à Lyon

Policiers rassemblés devant le bureau de change global Cash victime d'un braquage en plein jour, le 24 septembre 2010 dans le centre de Lyon - Photo de Philippe Merle - AFP/Archives © 2014 AFP
De 8 à 22 ans de prison ont été requis mercredi devant les assises du Rhône à l'encontre de six hommes accusés d'avoir participé à un spectaculaire braquage à l'arme de guerre dans le centre-ville de Lyon en 2010.
Les plus fortes peines de 20 à 22 ans de réclusion criminelle, requises par les deux avocats généraux ciblent Idress Mekhilef, 31 ans, décrit comme le "leader du groupe" et Samir Belghazi qui est suspecté par l'accusation d'avoir pris en otage un passant et tiré dans les rues de Lyon avec une kalachnikov pour couvrir la fuite des malfaiteurs, blessant sérieusement un automobiliste.
Visage émacié, fermé, fines lunettes, Samir Belghazi, 33 ans, dispose d'un lourd casier judiciaire et purge une longue condamnation dans un autre dossier de vol à main armé, mais clame son innocence.
Des six jeunes hommes originaires de la banlieue lyonnaise renvoyés aux assises pour notamment des faits de "vol à main armée en bande organisée" et "association de malfaiteurs", il est le seul à ne pas reconnaître - au moins partiellement - les faits.
Depuis le box des accusés, Idress Mekhilef a qualifié le réquisitoire de "mascarade" et a lancé des applaudissements ironiques à l'adresse des avocats généraux.
Au même titre que Samir Belghazi et un autre accusé, Brahim Ouis, contre qui 18 ans de prison ont été requis, Mekhilef encourt la réclusion criminelle à perpétuité car ces trois hommes se trouvent en état de récidive légale.
Les autres peines requises s'échelonnent de 8 à 16 ans de prison.
Au cours de ce réquisitoire à double voix, l'avocate générale Fabienne Goget a dépeint le commando de cinq braqueurs aidé d'un complice comme "des gangsters d'une nouvelle génération: violents, impulsifs, prêts à tout".
Commis le 24 septembre 2010, soit il y a quatre ans jour pour jour, le braquage éclair du bureau de change Global Cash, le dernier en date d'une longue série dans l'agglomération lyonnaise, avait causé un grand émoi dans la capitale des Gaules transformée en "Chicago" selon l'image du deuxième avocat général, Philippe Renzi.
Pour un butin estimé à 240.000 euros, les badauds d'une artère commerçante de Lyon avaient été tenus en respect par des malfrats puissamment armés, un homme avait été pris en otage et un jeune automobiliste avait reçu une balle tirée par une kalachnikov lors de la fuite des braqueurs.
Le malfaiteurs étaient filés depuis plusieurs semaines par les policiers de la brigade de recherche et d'intervention (BRI) de l'ex-superflic Michel Neyret et les premières interpellations étaient intervenues dès le lendemain du braquage.
Au cours des débats, les avocats de la défense ont tenté de faire de ce procès celui des méthodes policières et plus particulièrement de l'antigang. Un argumentaire battu en brèche par le ministère public.
Le verdict est attendu vendredi.

mardi 23 septembre 2014

Ebola : l'Inserm va tester un antiviral japonais en Guinée

La Guinée-Conakry, voisine du Liberia (photo), de la Sierra Leone et du nord de la Côte d’Ivoire, a longtemps été l’épicentre de l’épidémie en Afrique. | (AFP/ZOOM DOSSO.)

L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) va tester l'antiviral japonais favipiravir (Avigan), l'un des traitements expérimentaux contre le virus Ebola, en Guinée en novembre prochain, a indiqué l'un de ses spécialistes. L'essai thérapeutique devrait être mené à partir de début novembre sur une soixantaine de patients en Guinée, a précisé le Pr Jean-François Delfraissy qui dirige l'Institut de microbiologie et des maladies infectieuses de l'Inserm, dans une interview publiée samedi dans le quotidien Le Monde.

«Nous regarderons comment cette molécule est tolérée chez l'homme à forte dose, si elle a un effet sur la charge virale et sur la mortalité» a-t-il ajouté. Le Pr Delfraissy avait déjà annoncé  vendredi qu'un essai aurait lieu en Guinée mais sans fournir de date ni de précisions sur le nombre de patients traités.

Aucun traitement homologué à l'heure actuelle 

Il n'existe aujourd'hui aucun traitement homologué pour lutter contre le virus Ebola dont la pire épidémie jamais enregistrée frappe actuellement quatre pays d'Afrique de l'ouest. Divers traitements expérimentaux existent en revanche à travers le monde, mais ces produits ne sont généralement pas disponibles en grosses quantités.

Parmi ceux-ci figure le favipiravir, un antiviral homologué en mars dernier au Japon contre la grippe mais qui pourrait également avoir un effet sur Ebola et qui a comme principal avantage de pouvoir être administré sous la forme de comprimés, plus faciles à utiliser dans des zones aux infrastructures médicales limitées.

Un porte-parole de la société japonaise Toyama Chemical, une filiale de Fujifilm, qui a développé l'antiviral, avait assuré en août dernier disposer de «réserves suffisantes pour plus de 20.000 personnes».

Au moins 2630 morts en Afrique de l'Ouest 

Sur le terrain, la population de la Sierra Leone vivait samedi son deuxième jour de confinement général, après une première journée «difficile» pour les équipes chargées d'informer les habitants sur l'épidémie d'Ebola, qui suscite une mobilisation internationale croissante. Mesure sans précédent et controversée, le gouvernement sierra-léonais a décrété trois jours d'arrêt dans tout le pays pour mener une campagne de porte-à-porte géante. Il s'agit de tenter de juguler l'épidémie qui a fait 2.630 morts depuis le début de l'année en Afrique de l'Ouest, essentiellement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.

L'Espagne se prépare à rapatrier de Sierra Leone un deuxième missionnaire catholique contaminé par le virus Ebola, a annoncé le gouvernement espagnol samedi. Frère Manuel Garcia Viejo, âgé de 69 ans et directeur d'un hôpital dans la ville serra-léonaise de Lunsar, «a été testé positivement (pour Ebola) et a exprimé le désir d'être transféré en Espagne», a déclaré le ministère de la Santé dans un communiqué. En août, un prêtre espagnol de 75 ans a été le premier Européen à mourir d'Ebola au cours de l'épidémie.

Ebola : la carte de la propagation 
Le code couleur correspond aux nombres de cas confirmés d'infection (Sources : OMS), du plus clair au plus foncé. En cliquant sur chaque pays, découvrez l'avancée de l'épidémie.

Pollution aux particules fines : le seuil d’alerte dépassé en Haute-Normandie

Ce mardi 23 septembre, à 14 h, Air Normand, l’organisme de contrôle de la qualité de l’air dans la région, a émis, pour la Haute-Normandie, un avis de dépassement du seuil d’information et de recommandation aux personnes sensibles pour une pollution de l’air liée aux particules en suspension. Ce dépassement est également prévu par Air Normand pour demain, mercredi 24 septembre.
La préfecture recommande donc aux personnes sensibles d’éviter toute activité physique et sportive intense, à l’extérieur comme à l’intérieur des locaux et privilégier les exercices plus calmes. Ces personnes sont invitées à respecter leur traitement médical ou à consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes tels que toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux.
En outre, afin de réduire les émissions de particules en suspension, le préfet de Seine-Maritime recommande la mise en œuvre des mesures suivantes :
- Pour les usagers de la route : Réduction de la vitesse de 20 km/h sur les axes routiers limités à 90 km/h ou plus.
- Pratiquer le covoiturage et favoriser les déplacements en transports en commun.
- Pour les industriels émetteurs de particules : S’assurer du bon fonctionnement des dispositifs de dépoussiérage.
- Pour les particuliers : Éviter d’allumer les feux d’agrément utilisant du bois (cheminée, barbecues).
Par ailleurs, les élus communistes rouennais souhaitent aller plus loin en demandant aux collectivités de faire un geste pour lutter contre cette pollution : « Notre groupe demande à la Crea, comme cela a été le cas en mars 2014, d’instaurer la gratuité des transports en commun et à la ville de Rouen de faire la même chose concernant le stationnement résidentiel ».

lundi 22 septembre 2014

FIV : la 1ère impression en 3D d'un embryon réalisée par des Français

Pour la première fois, des chercheurs ont réussi à reconstituer et à imprimer un embryon humain en 3D. Un espoir pour les couples infertiles qui ont recours à la fécondation in vitro.

C'est une première mondiale et qui plus est française. Selon Europe1, les chercheurs du CHU de Montpellier ont réussi à reconstituer et à imprimer un embryon humain en 3D. Ce progrès scientifique constitue, à n'en pas douter, une lueur d'espoir pour les couples infertiles qui ont recours à la fécondation in vitro (FIV). Surtout qu'à l'heure actuelle, deux FIV sur trois se soldent encore par un échec. 

La 3D pour mieux voir les éventuelles anomalies de l'embryon
Pour l'équipe de scientifiques, l’objectif  est ici de faciliter la sélection du « bon embryon » à implanter lors d’une  fécondation in vitro. Au moment d'une FIV, plusieurs embryons sont en effet créés et les médecins doivent ensuite choisir celui ou ceux qui auront le plus de chance de se solder par une grossesse. 
Mais pour faire ce choix, ils ne disposaient jusqu'à présent que de peu d’outils pour repérer les défauts de l’embryon et travaillaient à l’aide d’un microscope. Une histoire qui s'écrit peut-être au passé car cette technique d’impression 3D pourrait bien changer la donne. 
A l’aide de photos et d’un logiciel, les chercheurs ont donc réussi à agrandir et matérialiser un embryon, au stade préimplantatoire, et à en imprimer une réplique exacte en 3D pour mieux l’observer.
Cette impression 3D qui aurait « la taille d'une pomme », selon cette radio, permettrait donc d'en découvrir les éventuelles anomales, avant de choisir de procéder ou non à l’implantation. 

Pour l'équipe, cette avancée scientifique permettrait aux médecins « de mieux appréhender la phase implantatoire de la FIV, et ainsi d’améliorer les chances de réussite de l’implantation de l’embryon dans l’utérus. »

Air France: à J+8, le conflit se radicalise

Le président du SNPL, Jean-Louis Barber, le 17 septembre 2014 à l'aéroport Charles de Gaulle à Roissy (c) Afp

Paris (AFP) - La sortie de crise espérée lundi n'aura pas eu lieu: les pilotes d'Air France, en grève depuis huit jours, ont refusé une "ultime" proposition de la direction et ont même durci leur position sur l'avenir de la low cost du groupe, avec le soutien d'autres syndicats.
Plus de la moitié des avions de l'entreprise aérienne sont cloués au sol depuis le 15 septembre, début de la grève la plus longue menée par des pilotes depuis 1998.
Dans la matinée, le PDG du groupe AF-KLM Alexandre de Juniac pensait débloquer la situation avec une "ultime proposition": mettre en sommeil jusqu'à la fin de l'année le projet de création de nouvelles bases Transavia en Europe. Et accélérer parallèlement son développement en France.
Il croyait ainsi apaiser les craintes de "délocalisation" d'emplois français formulées par les pilotes.
Mais cette offre a été rejetée par le SNPL AF Alpa. Le syndicat majoritaire n'y a vu "qu’un écran de fumée" n'offrant "pas plus de garanties", notamment contre les risques de "dumping social" à l'intérieur du groupe. Il exige désormais le "retrait" pur et simple du "projet de Transavia Europe".
"Alexandre de Juniac a définitivement perdu la confiance des pilotes et probablement celle des autres catégories de salariés de l'entreprise", a prévenu son président Jean-Louis Barber.
Peu après, cinq syndicats représentant les diverses catégories de personnel (CGT, SNPNC-FO, Unac, Unsa et SUD-Aérien) se sont associés aux syndicats de pilotes en grève (SNPL, Spaf et Alter) pour réclamer le "retrait sans condition" du projet. Un geste rare chez Air France où les pilotes font souvent bande à part.
Le SNPL a de nouveau réclamé une intervention du Premier ministre, mais au même moment, Manuel Valls exhortait à "arrête(r) le plus vite possible" cette grève. Le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, a déclaré à l'AFP qu'il n'y avait "plus aucune raison majeure" de poursuivre le mouvement. L’État est actionnaire de la compagnie à hauteur de près de 16%.
Visiblement désappointé par le rejet de son offre, le patron du groupe a lui aussi estimé que le conflit n'a "maintenant plus de raison d'être".
"Demandez au SNPL pourquoi il continue une grève dont les motifs ne sont ni clairs ni justifiés", a-t-il lancé devant la presse, rappelant que 1.000 emplois sont à la clé dans l'Hexagone, dont 250 pour les pilotes, si la flotte de Transavia France passe de 14 à 37 avions.
- 20 millions perdus chaque jour -
Le week-end dernier, le premier syndicat de pilotes a reconduit la grève jusqu'à vendredi, le Spaf et Alter (non représentatif) jusqu'à mercredi.
En dépit des assurances de la direction, les trois syndicats craignent que l'essor de Transavia en Europe, avec des pilotes sous contrats locaux, ne se fasse "aux dépens" des salariés français du groupe.
Pour accepter le développement de Transavia France, qu'ils disent souhaiter, les syndicats réclament un contrat unique pour les pilotes aux commandes des gros avions, quelle que soit la marque du groupe (Air France, Transavia ou Hop!). Ils veulent ainsi éviter que la low cost ne devienne la norme d'embauche pour les pilotes en tirant les conditions d'emploi et de rémunération vers le bas.
Mais M. de Juniac martèle qu'aligner les conditions d'emploi de Transavia sur celles d'Air France conduirait la low cost née en France en 2007 "à l'échec" en annulant sa marge de profitabilité, qu'il chiffre à 3%.
Ce qui a vraiment mis le feu aux poudres lundi a été la mise en garde de M. de Juniac aux pilotes en cas de refus de sa proposition.
Le PDG a en effet prévenu qu'il n'hésiterait pas à "dénoncer" l'accord conclu avec le SNPL à la création de Transavia France pour limiter la flotte de la low cost et encadrer le détachement des pilotes volontaires d'Air France(avec l'octroi de primes).
"Alexandre de Juniac essaie d'obtenir par la brutalité finalement les concessions qu'il n'arrive pas à obtenir par la concertation", a dénoncé M. Barber.
Dans le ciel, la situation est restée compliquée lundi pour les passagers, avec 42% des vols assurés en moyenne et jusqu'à 90% de vols annulés à Marseille. Pour mardi, la compagnie escompte une légère amélioration, avec 48% des vols assurés et un taux de grévistes de 57% (contre 65% lundi).
La compagnie chiffre désormais ses pertes d'exploitation "jusqu’à 20 millions d’euros par jour".

dimanche 21 septembre 2014

Paris se prépare à appliquer le péage poids lourds

Le Conseil de Paris s'apprête à voter la mise en fonctionnement du péage de transit poids lourds sur le boulevard périphérique (Photo Bertrand Guay. AFP)
Le Conseil de Paris s’apprête à voter fin septembre la mise en fonctionnement du péage de transit poids lourds sur le boulevard périphérique, successeur de l’écotaxe, a-t-on indiqué dimanche à la Mairie de Paris, confirmant une information au JDD.
Le dispositif tel qu’il sera présenté les 29 et 30 septembre lors du Conseil de Paris se découpe en deux parties : une première «marche à blanc» dès le 1er octobre, avec activation du système mais «on ne fait pas payer» et la mise en oeuvre définitive à partir du 1er janvier 2015, précise à l’AFP Christophe Najdovski, adjoint EELV chargé des transports.
La taxe, qui ne touche que les camions de plus de 3,5 tonnes, s’élèvera en moyenne à 0,13€ par kilomètre et devrait rapporter cinq millions d’euros par an à Paris, 550 millions pour l’ensemble du pays.
Ce dispositif «n’est que la déclinaison parisienne de décisions prises cet été» au niveau du gouvernement, justifie M. Najdovski.
Il a précisé que le boulevard périphérique parisien, ainsi que l’ensemble des autoroutes d’Ile-de-France, faisaient partie des 4.000 km touchés par ce péage dans l’Hexagone.
Le 26 juin, l’Assemblée nationale a en effet adopté un amendement gouvernemental qui remplace l’écotaxe par un péage de transit poids lourds. Sa date d’entrée en vigueur était fixée au 1er janvier 2015, précédée pendant trois mois par «une marche à blanc à l’automne».
A la fin d’une semaine marquée par un pic de pollution en Ile-de-France et alors que la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, se rend avec François Hollande au sommet pour le climat à New-York mardi, ce péage entend s’attaquer au «transit international» du boulevard périphérique, «source de beaucoup de nuisances pour les riverains», a indiqué M. Najdovski.
Balayant les critiques sur une possible augmentation des prix, notamment de denrées alimentaires, en région parisienne du fait de ce nouvel impôt, l’élu EELV explique : «le montant de cette taxe est extrêmement modeste» et vise à «inciter le ressort vers les autres modes de transport, ferroviaire ou fluvial».
Le groupe UMP au Conseil de Paris a dénoncé dimanche dans un communiqué le retard pris dans la capitale sur ce dossier. Anne Hidalgo «tente aujourd’hui de passer pour l’initiatrice d’une mesure qu’elle a d’abord contestée», écrivent les élus d’opposition, pour qui la solution a été «initialement conçue par Nathalie Kosciusko-Morizet lorsqu’elle était ministre de l’Ecologie».
«Et pendant ce temps, on ne parle pas de la ZAPA», des zones restreintes, interdites aux véhicules les plus polluants, que voulait expérimenter la droite à l’issue du Grenelle de l’environnement, poursuit le communiqué.
«La maire de Paris, après avoir appelé à +zapper les zapa+ pour finalement en reconnaître les bienfaits en mai dernier devrait la proposer au prochain Conseil de Paris. Elle trouverait les élus du groupe UMP pour la voter», conclut le document.

vendredi 19 septembre 2014

Pour échapper à la police, un homme annonce ses obsèques dans la presse

Un multirécidiviste de 26 ans recherché par la justice pour escroquerie a tenté de lui échapper en annonçant dans la presse ses obsèques, auxquelles se sont rendues la police et sa grand-mère. Mais le subterfuge n'a pas fonctionné...

L'avis d'obsèques publié il y a quelques jours dans le journal Ouest France était bien authentique. Mais le macchabée n'était qu'un plaisantin. Un homme - recherché par la police pour escroquerie - a tenté d'échapper à la traque des policiers en faisant le mort - au sens propre.

Voici le texte de l'avis publié dans l'édition de la Sarthe de Ouest France et qui figuarait également sur le sitedansnoscoeur.fr avant d'être retiré :   "Sa mère, son père, ses frères, sa soeur et l'ensemble de la famille vous  font part du décès de (Cédric L.) survenu le jeudi 11 septembre à l'âge de 26  ans. La cérémonie sera célébrée mardi 16 septembre à 10h30 en l'église Christ  Roi de Courteille, Alençon".
La police s'est rendue aux obsèques

La police, qui le recherchait pour une condamnation à 5 ans pour  escroquerie, s'est rendue aux fausses obsèques, pour n'y trouver ni défunt ni  cérémonie, a indiqué le parquet d'Alençon à un correspondant de l'AFP. La  grand-mère du jeune homme, qui n'était pas au courant du subterfuge, était  également présente.
Le parquet a eu confirmation depuis que le jeune homme, toujours recherché,  était bien vivant.

Selon Ouest-France, le jeune homme aurait contacté jeudi 11 septembre "des pompes funèbres alençonnaises en se faisant passer pour son frère et en demandant d'organiser les obsèques". Il a ensuite contacté le service des avis  de décès du journal "qui se fait confirmer l'information auprès des pompes  funèbres", précise le premier quotidien généraliste de France.
"Il a un casier énorme"
Le lendemain, le jeune homme a rappelé le service des obsèques d'Alençon  pour annuler, affirmant que la cérémonie aurait finalement lieu ailleurs, selon  le quotidien régional. Au barreau d'Alençon, "on le connait très bien. Il a un casier énorme (avec des condamnations pour vol ou escroquerie). On l'a eu comme client devant le tribunal pour enfant avant qu'il ne parte dans la Sarthe. Alors, quand on a vu  cet avis d'obsèques ça nous a tous surpris", a raconté vendredi le bâtonnier  d'Alençon Me Bertrand Deniaud, à l'AFP.

Les impôts locaux restent stables cette année

   Dans deux villes, Argenteuil et Marseille, les impôts locaux augmentent. - © Mychelle Daniau - AFP

Cette année, la fiscalité locale n'a pas augmenté, selon l'étude annuelle du Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriale publiée ce 19 septembre.


jeudi 18 septembre 2014

Les produits "light" favoriseraient le diabète

    Les édulcorants dangereux pour la santé ?
Si vous pensez faire du bien à votre corps en consommant des produits estampillés « light », détrompez-vous. Selon une étude israélienne, certains édulcorants artificiels favoriseraient au contraire le développement du diabète.
Pour lutter contre l’obésité et prévenir le diabète, on a tendance à remplacer le sucre par des édulcorants artificiels. Ainsi, sodas light, desserts allégés, biscuits ou encore céréales contenant des édulcorants sont très prisés des consommateurs. Mais attention, ces faux-sucres pourraient bien au contraire renforcer l’épidémie de diabète. C’est en tout cas ce que révèle une étude publiée dans la revue scientifique britannique Nature.
Les travaux de ces chercheurs israéliens prouvent que les édulcorants perturbent la composition et la fonction de la flore intestinale.  « Nous avons été surpris de découvrir que trois édulcorants, la saccharine, le sucralose et l'aspartame, déclenchent chez la souris certains effets nocifs alors même qu'ils sont censés les prévenir : ils provoquent, par exemple, une mauvaise utilisation du glucose par l'organisme » explique le Pr Eran Elinav, de l'Institut Weizmann en Israël, principal auteur de l'étude.

Une intolérance au gluten et une apparition du diabète

« Les édulcorants artificiels ont été introduits très largement dans notre alimentation avec l'idée de réduire les apports caloriques et de normaliser les niveaux de glucose sanguin dans remettre en cause notre appétence pour le sucré » rappellent les chercheurs. Mais il se pourrait que les édulcorants aient un effet inverse. Selon le Pr Eran Elinav, certaines bactéries interagissent avec les composés chimiques des édulcorants non absorbés par l’organisme, ce qui provoque des réactions inflammatoires. Ces réactions peuvent ensuite entraîner une intolérance au glucose et/ou une apparition du diabète. Pour le Pr Eran Elinav, « ces résultats invitent à un réexamen de la consommation massive et non contrôlée de ces substances aujourd'hui ».

Psychose à Avignon : le "violeur des balcons" aurait fait une nouvelle victime

 FAIT DIVERS - Le retour de la psychose ? Un homme, surnommé "le violeur des balcons" et recherché pour six viols ou tentatives depuis un an à Avignon, aurait fait une nouvelle victime dans la nuit du 4 au 5 septembre, a-t-on appris mercredi de source proche de l'enquête.
Le violeur des balcons aurait commis six agressions et viols dans la région d'Avignon depuis le mois d'août 2003.
Il s'était fait discret ces huit derniers mois, mais il semble bien être de retour. Celui que la presse a baptisé le "violeur des balcons" est fortement soupçonné de l'agression sexuelle d'une femme, âgée d'environ 25 ans et habitant au premier étage d'une résidence à Morières-lès-Avignon, près d'Avignon. Il s'agirait, si les faits sont confirmés, de sa septième victime dans la région.
La scène fait froid dans le dos. La jeune femme était profondément assoupie quand un homme s'est introduit chez elle, par la fenêtre. Elle s'est réveillée en sursaut, "avec une personne à califourchon sur elle", a indiqué une source proche de l'enquête.
Six viols similaires
Sportive, la victime est parvenue à se débattre et à se débarrasser de son agresseur qui s'est enfui en passant par la porte. Pour le moment, il faut rester prudent sur le profil de l'homme recherché, même si les enquêteurs, qui ont profilé le comportement du "violeur des balcons", "trouvent des analogies", a précisé la même source. L'affaire devrait être toutefois jointe au dossier initial, qui comporte six faits similaires, confié à un juge d'instruction du tribunal de grande instance d'Avignon. 
Entre le 10 août et le 17 octobre 2013, quatre femmes âgées de 22 à 34 ans avaient été violées principalement à Montfavet, un hameau non loin d'Avignon. Deux autres femmes avaient réussi à prendre la fuite.

mercredi 17 septembre 2014

Une première Française contaminée par le virus Ebola

La volontaire a été infectée alors qu'elle travaillait pour Médecins Sans Frontières au Liberia. Elle va être rapatriée en France pour y être soignée.
Il s'agit de la première Française infectée par le virus Ebola. Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé ce mercredi qu'une membre de son équipe au Liberia, auprès de personnes malades, a été contaminée. La volontaire, dont le nom et la fonction ne sont pas précisés, fait partie de l'équipe déployée dans la capitale, Monrovia. Elle a été placée en isolement mardi, dès l'apparition des premiers symptômes, indique l'ONG sur son site. Les tests de laboratoire ont très vite confirmé une infection au virus.
Selon les protocoles d'évacuation médicale établis par MSF, la volontaire devrait être transférée vers un centre de traitement spécialisé en France, selon le site. L'ONG ne détaille pas où ni quand la volontaire pourrait être prise en charge, mais plusieurs hôpitaux sont prêts à recevoir d'éventuels malades. C'est notamment le cas de l'hôpital Bichat à Paris, où les salles d'isolement hautement sécurisées sont prêtes, les consignes d'hygiène draconiennes déjà affichées. Au total, dix établissements de réference, à Paris et en province, sont capables d'accueillir les personnes contaminées, a indiqué ce mercredi la ministre de la Santé, Marisol Touraine.
La volontaire «va être rapatriée en France dans des conditions de sécurité maximale, dans un avion médicalisé dédié», précisent dans un communiqué commun les ministres de la Santé et des Affaires étrangères, sans indiquer à quelle date. «Les conditions de transport et d'hospitalisation vont strictement respecter toutes les recommandations internationales pour éviter toute contamination d'une tierce personne», ajoute-t-ils. Transférer les patients malades reste une opération délicate: le virus se transmettant par contact direct avec les fluides corporelles (le sang, l'urine, les vomissements), les autorités doivent redoubler de vigilance.

Déjà plus de 2.400 victimes

«MSF applique des protocoles de protection extrêmement stricts à destination de son personnel, avant, pendant et au retour d'une mission dans un pays touché par l'épidémie d'Ebola, déclare Brice de la Vigne, directeur des opérations de MSF, sur le site de l'ONG. Ceci permet de réduire de façon drastique le risque d'infection. Cependant, ce risque fait partie de ce type d'interventions, et nos équipes ne sont pas complètement épargnées.»
Dans leur communiqué, Marisol Touraine et Laurent Fabius «saluent l'engagement et le dévouement sans faille des associations, des ONG et des professionnels de santé mobilisés depuis des mois». Plus de 2000 membres de MSF sont actuellement déployés pour lutter contre Ebola en Afrique de l'Ouest, dont 200 environ volontaires internationaux. Le Liberia est l'un des pays les plus affectés par le virus, avec la Sierra Leone et la Guinée où l'épidémie s'est déclarée en mars. Selon le dernier bilan de l'OMS, la maladie a tué 2.461 personnes sur les 4.985 contaminées.
Mardi, Barack Obama a appelé «à agir vite» pour éviter que des «centaines de milliers» de personnes ne soient infectées par la maladie, contre laquelle l'ONU entend mobiliser un milliard de dollars. Le président américain a annoncé la création d'un centre de commandement militaire au Liberia pour soutenir la lutte contre l'épidémie à travers la région et la mise en place de 1.000 lits. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit de son côté se prononcer jeudi sur un projet de résolution américain destiné à mobiliser les gouvernements contre la propagation de l'épidémie. Une initiative rarissime dans le domaine de la santé.

mardi 16 septembre 2014

Air : nouveau pic de pollution attendu en Île-de-France


Un nouveau pic de pollution est prévu à Paris et dans toute l'Île-de-France lundi et mardi, a indiqué Airparif, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air.  | LP / Olivier Arandel


Un nouveau pic de pollution aux particules fines est prévu ce mardi sur Paris et sa région, selon Airparif, l'association de surveillance de la qualité de l'air. Le «niveau d'information», déclenché lorsque la pollution dépasse les 50 mµ de particules fines par mètre cube d'air, a été dépassé et devrait atteindre son sommet dans la journée.
L'Agence régionale de santé invite les populations les plus sensibles à réduire leurs activités physiques, en plein air comme en intérieur. Les personnes âgées, les femmes enceintes, les jeunes enfants mais aussi les personnes souffrant d'asthme ou ayant une sensibilité aux pics sont particulièrement visées. 

De son côté, la préfecture de police invite les conducteurs à différer leurs déplacements, contourner l'agglomération pour le trafic de transit et à réduire la vitesse de 20 km/h sur l'ensemble de l'Île-de-France. A Paris, la mairie a annoncé avoir rendu le stationnement résidentiel gratuit ce lundi afin de favoriser les déplacements en transports. 

L'arrivée de la pluie pourrait améliorer la situation

Les particules, qui affectent les systèmes respiratoire et cardiovasculaire, sont une des principales sources de pollution de l'air. En milieu urbain, elles sont émises notamment par le trafic routier. Leur présence est aujourd'hui favorisée par la faiblesse du vent et une plus forte amplitude des températures entre la nuit et le jour, qui tendent à bloquer les polluants au sol. L'arrivée de la pluie, annoncée dans la nuit de mardi à mercredi, pourrait améliorer la situation selon Airparif. 

En mars dernier, un fort épisode avait touché l'Île-de-France et des mesures drastiques avaient été prises par les autorités. Une journée de circulation alternée avait été instaurée le 17 mars. 

"T'as pas une clope ?" Répondez-oui sinon vous pouvez en mourir...

Oui, ne prenez aucun risque. Pour avoir refusé, un homme a été jeté sous un tramway à Nice.
     Un homme a été jeté sous un tramway à Nice pour avoir refusé de donner une cigarette. Crédit Reuters

Le tabac tue. Nul ne peut l'ignorer: c'est marqué sur les paquets de cigarettes. D'incessantes campagnes anti-tabac nous le rappellent. Et chaque année des milliers et des milliers de morts viennent allonger la liste des victimes de la nicotine. Le tabac peut aussi tuer autrement qu'en l'inhalant. Mais ça ne figure pas parmi les avertissements qui strient violemment les paquets de cigarettes. Ou alors il faudrait qu'ils affichent la mention : "refuser une clope peut entraîner la mort".
Qui n'a pas été interpellé dans la rue par un : "t'as pas une clope?"? Qui, ayant poliment décliné cette proposition, n'a pas reçu un coup de pied ou un coup de poing?
Qui, dans les mêmes circonstances, ne s'est pas fait traiter de "bâtard" ou d''"enculé"? Et dans certains cas, rares il est vrai, les coups peuvent aller jusqu'à la mort "sans intention de la donner" selon la formule juridique consacrée.
Refuser une clope est en effet vécu par le demandeur comme une agression d'une extrême violence. Comment ne réagirait-il pas à ce qu'il ressent comme une provocation? Souvent le refus est assimilé par lui au "racisme".  Et là, l'offense est aussi grave qu'un regard jugé méprisant ou hautain. On en meurt aussi. "Oui, Monsieur le juge, c'est lui qui a commencé car il m'a mal regardé!".
Tenant à la vie et à l'intégrité physique de mon fils, je lui ai dit de ne jamais refuser une clope (pour son portable, je ne sais pas encore). Moi-même, je donne toujours une clope à celui qui la sollicite. Mais comme je fume des Gitanes, ce qui est très démodé, je me fais quand même insulter.
Un soir, je me trouvais avenue de Clichy, mon portable collé à l'oreille. Je fus interpellé par un grand gaillard : "t'as pas une clope?". De la tête, je lui fis signe de patienter en indiquant par un sourire que j'allais accéder à sa demande. A juste titre énervé, il haussa la voix et me fit savoir qu'il "n'avait pas que ça à faire" et que j'étais un "connard". Il s'approcha de moi pour m'arracher mon portable à cause duquel il lui fallait attendre la cigarette désirée.
Il aperçut que je portais autour du cou un médaillon ancien avec une inscription en lettres hébraïques. Sa colère en fut décuplée. Et il porta à ma connaissance que j'étais un "enculé de ta race". Il était manifestement d'origine africaine. Grand. Bâti comme une armoire à glace. Toutes les qualités requises pour obtenir une cigarette sur le champ. Je m'énervais à  mon tour : "appelles-moi bwana ("patron", c'est ainsi que les Blancs se faisaient appeler du temps des colonies).". Je fus châtié par un coup de poing au visage. Les flics s'en mêlèrent. Au commissariat, l'individu que j'avais agressé (une cigarette qui se faisait attendre plus un très malheureux "bwana", c'était pas rien) porta plainte contre moi pour "racisme". J'attends le procès avec résignation n'ayant aucun doute sur le fait que "enculé de ta race" ne pèsera pas lourd face à "bwana". Mais finalement je m'en tire plutôt bien. J'ai mis ma vie en péril. Et je ne suis pas mort.

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