mercredi 15 août 2012

Une chercheuse refuse la Légion d’honneur


Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm, a annoncé dans une lettre rendue publique samedi 4 août, qu’elle refusait la Légion d’honneur décernée par la ministre du Logement Cécile Duflot. Spécialiste des cancers professionnels, la chercheuse entend ainsi dénoncer l'« indifférence » qui touche la santé au travail et demande « la remise en cause de l’impunité qui, jusqu’à ce jour, protège les responsables de crimes industriels ».
Dans cette lettre datée du 31 juillet et adressée à la ministre, la présidente de l’association Henri Pézerat (santé, travail, environnement) déplore que la crise économique occulte la santé des travailleurs et les questions environnementales. La chercheuse, qui estime que sa carrière a été « bloquée pendant dix ans » , plaide pour qu’enfin la recherche sur l’exposition aux cancérogènes au travail soit dotée des moyens financiers publics nécessaires et que les jeunes chercheurs qui s’y adonnent cessent d’être maintenus dans un statut précaire.
« Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir cette dégradation des conditions de travail (…), le drame des accidents du travail et maladies professionnelles, mais aussi l’accumulation des impasses environnementales, en matière d’amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques » , explique Annie Thébaud-Mony. Assurant qu’elle ne fait pas « ce geste contre Mme Duflot » , elle souhaite ainsi lancer « un appel à la mobilisation citoyenne, mais aussi parlementaire et gouvernementale, pour le respect des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité ».

PHARAONIQUE – De nouvelles pyramides découvertes en Egypte grâce à Google Earth ?


Google Earth a peut-être permis l’une des découvertes les plus importantes du siècle. L’archéologue américaine Angela Micol a patiemment étudié les images satellite du désert égyptien sur Google Earth pendant 10 ans, dans son bureau de Caroline du Nord.
Cette photo montre l'alignement des possibles pyramides. Angela Micol/Google Earth.
Sans fouille ni expédition, la chercheuse a découvert deux sites qui semblent bien abriter des pyramides encore inconnues. Situés dans le bassin du Nil, à 150 kilomètres de distance l'un de l'autre, ils présentent tous les deux des monticules de forme inhabituelle. Le premier site repéré par le satellite fait trois fois la taille de la grande pyramide de Gizeh : il inclut un plateau triangulaire de près de 200 mètres de large. Si ce plateau correspond bien aux restes d'une pyramide, il s'agirait de la plus grande jamais découverte jusqu'à présent. Sur le second site, on aperçoit distinctement une forme carrée, et trois autres formes dont la disposition semble similaire à celle de Gizeh, où trônent les grandes pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos, indique Télérama en se fondant sur les précisions de la chercheuse transcrites sur le site Google Earth Anomalies.
Angela Micol va partir à l’assaut de ces monticules pour vérifier qu'il s'agit bien de pyramides. Pour l’instant, les archéologues examinent les images qu'elle a compilées avant d'entamer des fouilles plus approfondies. Mais déjà, la découverte crée la controverse. Selon certains chercheurs, ces monticules ont des structures rappelant les pyramides de la 13e dynastie qui couvre la période de - 1801 à 1786. Pour d'autres, il est encore prématuré d'évoquer une découverte historique. "Il y a une chance infime qu'une ou deux de ces formes soient des pyramides, mais ce n'est pas mon avis", a déclaré l'égyptologue américain Bob Brier à NBCNews.com.
L'image laisse imaginer les quatre coins de ce qui pourrait être une pyramide. Angela Micol/Google Earth
En mai 2011, dix-sept pyramides, plus de 1 000 tombeaux et 3 000 villages avaient déjà été identifiés en Egypte grâce à des images satellites infrarouges observées par un laboratoire financé par la NASA, rappelle le Huffington Post.

Crèmes solaires : des indices de protection trompeurs


Selon cette scientifique, les indices de protection indiqués sur les crèmes solaires ne seraient pas toujours fiables
Selon une chercheuse française, plus d’un quart des crèmes solaires revendiquerait un indice de protection exagéré. D’importants écarts seraient retrouvés entre la protection réelle des produits solaires, testée en labo, et celle affichée sur les étiquettes.
Alors que bon nombre de vacanciers ont passé les dernières semaines exposés sur les plages, c'est une découverte préoccupante qui vient de révéler le professeur Laurence Coiffard. Cette directrice du laboratoire Pharmacie industrielle et cosmétologie de l'université de Nantes a étudié plus de 200 soins solaires (pour adultes, pour enfants, laits, sprays, crèmes bio, etc.) entre 2011 et 2012. Or, en se basant sur les 30 études qu’elle a réalisées, elle affirme que "25 à 30% des produits de protection solaire ont un indice de protection inférieur à celui affiché sur l'emballage".
Publiés dans le journal Libération, les résultats des tests révèlent par exemple que la crème "Avène Haute protection spray enfant 30" ne possèderait en réalité qu’un indice de protection de 10 contre les UVB. Pire, la "Somatoline Cosmetic traitement amincissant solaire 50+" de Rogé Cavaillès affiche une protection de 60, quand son indice réel ne dépasse pas les 27. Exceptés quelques bons élèves comme "Carrefour Sun lotion kids 50+" qui revendique un indice 60 et qui est testée à 57, des écarts très importants seraient donc retrouvés. Un phénomène que la chercheuse juge "intolérable" quand le nombre de cancers de la peau a triplé depuis 25 ans.
Mais comment expliquer de tels écarts ? Laurence Coiffard accuse les anti-inflammatoires d'origine végétale que contiennent de nombreuses crèmes. Ces composés, testés sur l’homme, retardent l'apparition des brûlures. L’indice de protection mesuré par les industriels est donc jugé supérieur à celui réalisé en laboratoire. Pour autant, la peau n'en n'est pas moins victime des rayons UV. Mais la scientifique n'en reste pas là puisqu'elle accuse également les crèmes solaires bios, à base de minéraux. Pour elle, il est "impossible d'obtenir de hauts indices, de l'ordre de 50 ou 50+. Le maximum est autour de 30".
De leur côté, les industriels contestent ces expériences réalisées in vitro. Leurs propres tests se font in vivo, sur l'homme, et consistent à comparer le temps d'apparition d'une brûlure sur la peau nue et protégée. Ce à quoi Laurence Coiffard réagit en précisant que si ces études sont privilégiées par les industriels, c’est qu’elles "permettent d'obtenir des résultats plus favorables". Certains fabricants auraient toutefois accepté de s'associer aux tests en laboratoire... mais "à condition que les résultats soient les mêmes qu'in vivo", précise la directrice.

L'ONU accuse le régime syrien de crimes contre l'humanité


Un milicen présumé arrêté par l'Armée syrienne libre.

Les forces gouvernementales syriennes et les milices "chabiha" ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, notamment des meurtres et des actes de torture, ont conclu mercredi des enquêteurs des droits de l'homme des Nations unies.

Les insurgés qui se battent pour renverser le président Bachar al Assad sont eux-aussi coupables de crimes de guerre dont la gravité, la fréquence et l'amplitude sont toutefois moindres que ceux perpétrés par le camp gouvernemental, relèvent les enquêteurs dans un rapport de 102 pages. "La commission a trouvé un terrain raisonnable permettant de croire que les forces gouvernementales et les 'chabiha' ont commis des violations flagrantes du droit international en matière de droits de l'homme et du droit humanitaire, y compris des exécutions sommaires, des actes de torture, des arrestations arbitraires, des pillages et des destructions de biens", lit-on dans ce document compilé par des enquêteurs indépendants sous la direction de Paulo Pinheiro.
UNE "POLITIQUE D'ÉTAT"
Le rapport affirme des atteintes aux droits des enfants ont été commises dans les deux camps depuis que le conflit a éclaté il y a 17 mois. "Nous sommes parvenus à la conclusion que les deux parties se sont rendues coupables de crimes de guerre, plus nombreuses et plus variées, naturellement, du côté gouvernemental", a déclaré à Reuters Karen AbuZad, une spécialiste américaine qui a participé à l'enquête aux côtés de Paulo Pinheiro.
"Ce qui s'est passé du côté du gouvernement semble relever d'une politique d'Etat (...)", a-t-elle ajouté. A propos du massacre commis fin mai à Houla, un village situé au nord de la ville de Homs, les enquêteurs de l'Onu ont estimé que les forces gouvernementales et les "chabiha" se sont rendus coupables de la mort d'une centaine de civils, pratiquement pour la moitié des enfants.
Enfin, les enquêteurs ont fait savoir qu'ils allaient actualiser leur liste confidentielle de suspects ou d'unités responsables de violations des droits de l'homme. Cette liste sera remise en septembre à Navi Pillay, Haut-Commissaire des Nations pour les Droits de l'homme.

La prière pour la France suscite des réactions


Les partisans du mariage homosexuel sont montés au créneau, mercredi 15 août, en réaction à la prière pour la France proposée par les évêques pour l’Assomption.
Le cardinal André Vingt-Trois à Notre-Dame-de-Paris en octobre 2011.
(P. Razzo/Ciric)

Le cardinal André Vingt-Trois à Notre-Dame-de-Paris en octobre 2011.

En revanche, dans les paroisses, l’initiative a été plutôt bien accueillie.

De la prière pour la France, lue mercredi 15 août dans les paroisses de l’Hexagone pour la fête de l’Assomption, la plupart des médias n’auront retenu qu’un passage : celui dans lequel le cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France (CEF), invitait à prier pour que les enfants puissent « bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère ».  
Alors que le gouvernement s’apprête à légaliser le mariage homosexuel, ce passage a suscité une vive polémique, tournant même parfois à la passe d’armes sur le réseau social Twitter. 
 « Ce n’est un scoop pour personne que de dire que l’Église s’oppose au mariage homosexuel »,  avait pourtant averti sur France Inter Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques, soulignant que cette prière « n’est pas là pour juger, exclure ou discriminer qui que ce soit ».  

DE NOMBREUSES CRITIQUES DES ASSOCIATIONS

Las. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Cette prière est « un terreau pour la discrimination et pour l’homophobie »,  a jugé Michael Bouvard, membre du bureau de SOS Homophobie. Jean-Luc Romero, militant de la lutte contre le sida et pour l’euthanasie, a estimé dans un communiqué que l’Église catholique contestait « le vote des Français »  qui ont choisi François Hollande et son programme.
  L’association David et Jonathan, qui réunit des chrétiens homosexuels, s’est dite « affligée »  par cette prière « anti-égalité » . « Il y a dans cette réaction de l’épiscopat un immense déficit en réflexion et en écoute »,  a pour sa part commenté le P. Jacques Mérienne, curé de la paroisse Saint-Merri, très sollicité par les journalistes parce qu’il accueille de nombreux homosexuels. 
Lui-même reconnaissait n’avoir pas lu le texte, mais des « témoignages de vie »  de ses paroissiens. Dans un communiqué, la Conférence des baptisés de France s’est elle aussi « désolidarisée »   de cette prière qui« méconnaît »  à ses yeux « la diversité des catholiques ».  

ATTEINTE À LA LAÏCITÉ

Au-delà de la question du mariage et de l’adoption par des couples de même sexe, certains ont estimé que cette prière n’était rien de moins qu’« une atteinte à la laïcité »,  s’appuyant sur les déclarations du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, dans les colonnes du quotidien Le Progrès . Il y affirmait en effet que « le Parlement n’a pas tous les pouvoirs »  et ne doit pas prétendre changer la nature du mariage. 
  Déjà très critique lors de l’annonce de cette initiative à la fin juillet,  le Parti radical de gauche (PRG) a à nouveau reproché à l’Église de « s’immiscer dans le débat politique en France ».  
Pourtant, dans les paroisses, l’initiative des évêques a été reçue plutôt positivement. « Il n’y a pas de quoi en faire un plat, c’est normal que l’Église tienne ce discours et se prononce en faveur de la famille »,  remarquait ainsi Pierre, un jeune père de famille, à la sortie de Saint-Pierre-de-Montrouge, à Paris

« NOUS VOULONS EXPRIMER NOS CONVICTIONS »

Alice et Étienne ont jugé eux aussi les réactions excessives. Si l’Église ne doit pas donner un « contre-témoignage »  en apparaissant homophobe,« nous voulons aussi exprimer nos convictions »,  ont-ils dit, jugeant opportune cette prière à l’occasion du 15 août plutôt qu’une déclaration officielle de la CEF qui aurait une dimension plus politique.
 « Les chrétiens ne sont pas hors du monde. Leur foi les engage au cœur du monde à servir le bien commun »,  a plaidé sur les ondes et auprès de ses fidèles le P. Pierre-Hervé Grosjean, prêtre et blogueur de Versailles, disant espérer « que le gouvernement permettra qu’il y ait un vrai débat de fond » . Tout comme la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD),Christine Boutin, qui a quant à elle réclamé un référendum.
---------------------------------------------------------------------
65 % des Français favorables au mariage homosexuel
Selon une enquête de l’Ifop réalisée auprès d’un échantillon de 2 000 personnes et publiée mercredi 15 août dans La Lettre de l’opinion , 65 % des Français sont favorables au mariage homosexuel (en hausse de 2 points par rapport à 2011). En revanche, « les avis sont beaucoup plus partagés en ce qui concerne l’adoption d’enfants par les couples homosexuels : 53 % des Français y seraient favorables, chiffre en retrait de 5 points par rapport à l’année dernière » , indique l’Ifop.
Les catholiques pratiquants constituent « l’une des catégories les plus réfractaires »  : seuls 45 % d’entre eux sont favorables au mariage homosexuel et 36 % pour ce qui est de l’adoption. Les catholiques non pratiquants, eux, adoptent « une position très proche de la moyenne des Français »  : 61 % d’entre eux sont favorables au mariage et 49 % à l’adoption.

Ma liste de blogs

PARTAGER

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...