jeudi 9 août 2012

USA: les gros contribuables français invités à venir dans le Mississippi


A l'instar du Premier ministre britannique David Cameron, le gouverneur du Mississippi s'est dit prêt mercredi à dérouler le "tapis rouge" aux gros contribuables français voulant éviter l'augmentation des impôts promise par le président François Hollande.
Dans une tribune mise en ligne sur le site du magazine Foreign Policy, Haley Barbour invite les "millionnaires français surtaxés" à rejoindre le Mississippi.
"En tant qu'Etat à faible fiscalité et pro-entreprise, nous pourrions dérouler le tapis rouge (aux riches contribuables français) et hisser le drapeau tricolore sur Fort Maurepas", la première colonie française au Mississippi, ironise Haley Barbour.
"J'ai un vieux nom huguenot, et mon arrière-arrière-arrière-arrière grand-père Louis LeFleur, un Français, a fondé vers 1800 un poste de commerce qui s'est développé jusqu'à devenir Jackson, la capitale du Mississippi", explique le républicain.
"Je me demande si nous, les Barbour, ne devrions pas monter une entreprise pour attirer les riches français au Mississippi", ajoute le gouverneur avant de conclure, en français dans le texte: "Bienvenue, mes amis!".
Etat républicain, le Mississippi a signé l'"engagement de protéger les contribuables", une initiative lancée par un groupe de pression conservateur à travers laquelle les signataires promettent de ne pas augmenter les impôts.
Colonisé par les Espagnols et les Français à partir de 1699, le Mississippi a longtemps fait partie de l'Empire français, avant d'être abandonné à l'Empire britannique en 1763, puis de rejoindre les Etats-Unis en 1817.
François Hollande avait promis durant la campagne présidentielle l'instauration d'une nouvelle tranche d'imposition à 75% pour tous les revenus supérieurs à 1 million d'euros

Syrie: les rebelles ne peuvent pas remporter la bataille militaire


Après Damas, les forces armées syriennes semblent proches de reprendre les quartiers d’Alep tombés aux mains des rebelles. Mais le conflit syrien ne semble pas près de trouver un épilogue, et la liste des victimes civiles s’allonge de jour en jour. Le régime a-t-il marqué des points au niveau militaire ces derniers jours ? Quels effets auront les multiples défections en son sein ?
Bichara Kader, professeur à l’UCL et directeur du Centre d’études et de recherches sur le Monde arabe contemporain, et Francis Balanche, maître de conférences à l’Université de Lyon 2, étaient les invités de Matin première ce jeudi.
Si Damas semble être à présent contrôlée par les forces armées syriennes, le sort d’Alep reste, lui, assez obscur. Le gouvernement syrien affirme avoir repris le contrôle dans l’un des quartiers principaux de la rébellion; une information aussitôt démentie par des combattants sur le terrain.
La violence des combats semble être à la hauteur de l’enjeu stratégique que représente la ville. Mais pour Francis Balanche, il ne fait aucun doute que l’armée syrienne sortira victorieuse de ce bras de fer macabre. "Ça va prendre du temps évidemment. Mais l’armée syrienne est beaucoup mieux équipée beaucoup mieux organisée que les rebelles, qui n’ont pas un commandement unifié. Ce sont des "katibas", des  groupes, qui tiennent un quartier, un autre chef qui en a un autre... Il  n’y a pas de chaine de commandement."
Les rebelles ne peuvent pas l'emporter
L’infériorité militaire n’est pas le seul handicap des rebelles à Alep. Francis Balanche pointe également l’absence d’adhésion de la part de certains groupes de la ville, comme les Kurdes. Ces derniers, présents surtout au nord de la métropole, représentent 600 000 personnes. "Les rebelles espéraient que les Kurdes se joignent à eux, ce qui aurait donné vraiment un poids supplémentaire à leur offensive; et ça n’a pas été le cas."
Pour ce spécialiste de la région, la rébellion est donc condamnée, en tous cas d’un point de vue immédiat : "Il ne (leur) reste plus qu’à quitter la ville s’ils le peuvent, ou alors à se cacher, à résister. Mais au final, ça fera comme à Damas : l’armée réussira à reprendre les quartiers  périphériques d’Alep."
Une communauté alaouite unie par peur des représailles
Le régime en place s’appuie essentiellement sur la communauté alaouite, dont est issue la famille du président. Cette communauté, comme certaines autres minorités, ne semble pas rallier massivement la rébellion, ni le mouvement d’opposition.  Au contraire : "on ne voit pas une communauté alaouite qui se désolidarise du pouvoir, mais qui critique en fait la supposée faiblesse de Bachar el-Assad" dans la répression de mouvements dont ils ont peur. D’où le slogan assez explicite "Bachar à la clinique, Maher (le frère du président syrien, supposé plus énergique) à la direction du pays", populaire dans la communauté alaouite.
Cette cohésion derrière les combats de l’armée est logique, explique Francis Balanche. "Les alaouites ont très peur de la revanche des sunnites par rapport à la répression qui a eu lieu ces mois derniers ", et se rappellent le début des années 80, et la révolte des Frères musulmans qui leur a valu d’être les cibles de la colère des sunnites.
Une intervention militaire impossible
Si l’espoir d’une victoire militaire de la rébellion est mince, Bichara Kader estime pour sa part que le régime, lui, semble très ébranlé. Les nombreuses défections, qui ont touché jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir, l’ont affaibli. "J’ai le sentiment que Bachar al-Assad est enfermé dans un déni de la réalité comme s’il vivait dans un cocon, et il n’écoute que les flatteurs autour de lui."
Mais cette faiblesse manifeste ne va certainement pas entrainer une intervention internationale armée, comme en Libye. "La Syrie est une pièce maitresse sur l’échiquier du Proche-Orient", rappelle Bichara Kader.  
"C’est un  maillon important dans ce qu’on appelle "l’axe chiite" Iran Irak Syrie Hezbollah. Donc (…)à l’intérieur de la Syrie, ce n’est pas seulement l’armée contre la rébellion, mais c’est l’Arabie saoudite contre l’Iran; c’est le sunnisme arabe et turc contre le chiisme iranien. En même temps, c’est l’opposition États-Unis et l’Iran, entre l’Occident et l’Iran…" Et Francis Balanche d'ajouter : "(Une intervention militaire) n’est pas imaginable, parce que ça créerait une crise diplomatique avec la Russie et l’Iran qui serait terrible."
Le régime ne peut cependant pas tenir
Pour le directeur du Centre d’études et de recherches sur le Monde arabe contemporain, il y a donc là "des enjeux géopolitiques qui viennent se greffer, en quelque sorte pervertir ce qui se passe en Syrie, et rendre une sortie de crise particulièrement épineuse."
On se contente de soutenir militairement et logistiquement  les rebelles.
"Si le front anti Bachar el Assad et les rebelles continuent à être armés et soutenus comme ça pendant plusieurs années, le pouvoir va être sapé, et finira par se réduire au clan alaouite et à son appareil sécuritaire."
Mais, estime Francis Balanche, à long terme, "ce régime ne peut pas tenir uniquement s’il s’appuie sur sa communauté ou sur les minorités, comme les chrétiens et  les druzes, qui eux aussi n’ont pas intérêt à un changement de régime."

Les lions d'Afrique du Sud appréciés comme trophées feront-ils de vieux os?


Les lions sud-africains étaient déjà appréciés des chasseurs pour les trophées. Ils sont maintenant recherchés pour leurs os, expédiés en grandes quantités vers l'Asie où ils sont utilisés par la médecine traditionnelle, ce qui fait craindre une flambée du braconnage.
La chasse au lion est légale en Afrique du Sud, où quelque 500 individus sont abattus tous les ans. La quasi totalité d'entre eux viennent d'élevages commerciaux qui fournissent aussi en fauves les zoos du monde entier.
Les chasseurs payaient jusqu'à présent uniquement pour les trophées --plus de 20 000 dollars pour tuer un lion mâle--, les animaux étant naturalisés pour finir dans leur salle à manger. La carcasse était ensuite jetée aux chiens, jusqu'à ce que l'Asie s'intéresse aux os.
Ceux-ci sont très officiellement exportés en quantités croissantes depuis 2008, vers le Vietnam et le Laos en particulier. Les os, broyés, servent de substitution pour faire des philtres d'amour ou du "vin de tigre", maintenant que les tigres asiatiques ont quasiment disparu.
Les prix montent, une carcasse vaut désormais 10 000 dollars
"Soudainement, et très récemment, un grand nombre de Laotiens se sont découverts un grand intérêt pour la chasse au trophée", ironise Pieter Kat, administrateur de l'ONG LionAid.
"Et ce n'était jamais arrivé dans toute l'histoire du Laos!", ajoute-t-il , notant que ces nouveaux clients préfèrent abattre des femelles, dont la chasse est bien moins chère (4000 dollars environ).
La plupart des chasseurs jurent qu'ils ne s'intéressent qu'aux trophées, ce qui permet aux opérateurs de safaris et aux éleveurs de lions d'écouler les os, en toute légalité.
"Ce commerce est surveillé très, très étroitement par des fonctionnaires de la province. (...) Ils ne laissent pas partir les os tant qu'ils ne sont pas sûrs qu'ils viennent d'un lion chassé légalement ou que le lion est mort de mort naturelle", insiste Pieter Potgieter, président de l'association sud-africaine des éleveurs de prédateurs.
Mais "les lions sont maintenant spécialement élevés en captivité afin d'être +prélevés+ pour leurs os", pointe Paul Hart, qui gère un refuge dans la région du Cap.
Des défenseurs des animaux estiment que quelques lions sont abattus en douce
L'arrestation à l'aéroport de Johannesburg de trafiquants tentant d'exporter illégalement des os tendrait à leur donner raison. D'autant que de nombreux éleveurs restent bien vagues quand on leur demande combien ils ont de fauves. Il y aurait 5000 lions en captivité en Afrique du Sud.
Et les 3000 lions vivant encore en liberté dans les parcs et réserves du pays sont potentiellement menacés. D'autant que les os de lions sauvages seraient plus recherchés en Asie.
"Ce n'est qu'une question de temps avant que les braconniers s'intéressent à ce marché", prévoit Chris Mercer, qui dirige une campagne contre la chasse aux lions. "Pourquoi acheter cher une carcasse auprès d'un éleveur si on peut la braconner et l'avoir pour presque rien?"
Et de faire la comparaison avec les rhinocéros, abattus par centaines pour leurs cornes qui sont expédiées vers les mêmes marchés asiatiques.
Le représentant des éleveurs Pieter Potgieter n'en croit rien: "Si les os de lions sont disponibles légalement sur le marché, pourquoi prendre le risque de braconner, sans parler des coûts associés?"
"Les élevages sud-africains peuvent répondre à la demande, et nous pouvons contribuer au sauvetage non seulement des tigres asiatiques mais aussi des lions sud-africains", souligne-t-il.
Alors que le gouvernement sud-africain brille par son silence, les avis sont partagés: faut-il alimenter un marché légal et régulé avec des carcasses de lions élevés dans des fermes, ou interdire le commerce des os, au risque d'encourager le braconnage?

Nouveau tir à l'arme automatique à Lille ce jeudi matin


Ce jeudi matin, vers cinq heures, en plein coeur d'un quartier en cours de rénovation à Lille-Moulins, au moins un inconnu a lâché une rafale d'arme automatique sur le véhicule d'un particulier.
Ce jeudi matin, vers cinq heures, en plein cœur d'un quartier en cours de rénovation à Lille-Moulins, au moins un inconnu a lâché une rafale d'arme automatique sur le véhicule d'un particulier. PHOTO «LA VOIX».
La voiture était inoccupée et le ou les agresseurs ont pris la fuite après l'attaque. Au moins deux témoins font état d'une «courte rafale».
Sur le véhicule, les policiers ont relevé onze impacts et repéré au moins neuf douilles au sol. Le doute subsiste sur la nature de l'arme utilisée, mais une source proche de l'enquête indique qu'il pourrait s'agir d'une arme de poing de calibre 7.65.
Cette affaire semble se dérouler sur fond d'animosité entre la famille du propriétaire du véhicule et au moins un jeune homme du quartier épaulé par une bande. Les motifs de cet assaut restent à préciser.
Selon une première version, depuis un an, un incroyable différend de voisinage serait allé crescendo jusqu'à cette extrême issue. La Sûreté urbaine de Lille a immédiatement pris l'enquête en main.
Cette nouvelle agression à l'arme ultra puissante survient un peu plus d'un mois après lafusillade de la discothèque du Theatro, dans le centre de Lille. Dans la nuit du 1er au 2 juillet, un individu avait tiré à la Kalachnikov sur la façade de la boîte de nuit, tuant deux personnes.

France-Monde Syrie: les rebelles se retirent d'un quartier clé d'Alep


Photo AFP
Photo AFP
Les insurgés se sont totalement retirés jeudi du principal quartier qu'ils contrôlaient à Alep, deuxième ville de Syrie et enjeu crucial du conflit entre la rébellion et le régime, qui a nommé un nouveau Premier ministre après la défection de l'ex-chef du gouvernement.
Dans le même temps, l'Iran, fidèle allié du président syrien Bachar al-Assad, organisait une "rencontre consultative" sur la crise en Syrie, à laquelle participaient des diplomates de Russie, d'Irak, d'Afghanistan et du Pakistan.
Les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) qui combattent à Alep, poumon économique du pays où les combats font rage depuis le 20 juillet, ont indiqué s'être retirés du quartier emblématique de Salaheddine face à un bombardement particulièrement violent des forces du régime.
"Nous avons effectué un retrait tactique de Salaheddine. Il n'y a plus de combattants rebelles en raison d'un bombardement inouï et les forces du régime avancent dans le quartier", a indiqué Houssam Abou Mohammad, commandant de la brigade Dera Ashahba, une composante de l'ASL qui combat dans ce secteur.
Les brigades de l'ASL vont "constituer un nouveau front vers Seif al-Dawla et Machhad", deux quartiers plus à l'est, a ajouté Wassel Ayoub, commandant de la brigade Nour al-Haq de l'ASL".
Une source de sécurité à Damas a affirmé que "l'armée avançait rapidement en direction de Seif al-Dawla mais la prochaine bataille devrait avoir lieu à Soukkari", un fief des rebelles, plus au sud.
"Seulement 10% des renforts de l'armée ont été utilisés jusqu'à présent dans la bataille", a ajouté cette source, qui avait auparavant indiqué que 20.000 militaires avaient été déployés dans la région d'Alep pour mener cette bataille cruciale pour le régime confronté à une révolte depuis mi-mars 2011.
Près de 17 mois de violences ont fait plus de 21.000 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Appuyées par des chars et des blindés, les forces du régime avaient lancé mercredi une offensive terrestre d'envergure, et annoncé à la mi-journée avoir repris Salaheddine, une information démentie alors par les rebelles.
Réunion à Téhéran
Trente-trois personnes ont été tuées mercredi à Alep, portant le nombre de morts dans le pays pour cette journée à 167, selon l'OSDH.
Jeudi, les violences ont fait 78 morts (35 civils, 25 soldats et 18 rebelles), dont 17 à Alep, selon un décompte cette organisation basée en Grande-Bretagne qui travaille avec un réseau de militants et de témoins à travers la Syrie.
Alors que le flux de réfugiés fuyant les violences croît chaque jour davantage, la France a envoyé par avion une équipe médicale militaire pour venir en aide à ceux qui se trouvent à la frontière jordanienne, une mesure décidée lundi par le président François Hollande.
Le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) estime que plus de 276.000 Syriens ont fui les violences, principalement en Jordanie, Turquie et au Liban.
Quelque 2.200 réfugiés ont franchi la frontière turque ces dernières 24 heures, leur nombre total en Turquie dépassant désormais 50.000, ont indiqué jeudi les autorités turques.
Le régime du président Assad, ébranlé par la défection lundi de l'ancien chef du gouvernement Riad Hijab, a nommé jeudi le ministre de la Santé Waël al-Halqi au poste de Premier ministre, a annoncé la télévision syrienne.
Plus haut responsable à rompre avec le régime du président Assad, Riad Hijab a rejoint l'opposition selon un porte-parole, et il est arrivé mercredi matin en Jordanie avec sa famille.
A l'étranger, l'Iran organisait jeudi à Téhéran une "rencontre consultative" sur la Syrie.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a indiqué que douze à treize pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine devaient y participer.
La télévision iranienne a montré des images d'une trentaine de représentants d'Etats à cette conférence, dont des diplomates de Russie, d'Irak, d'Afghanistan et du Pakistan.
La Syrie n'y est pas représentée et le Liban voisin a fait savoir qu'il n'y participerait pas en respect de sa "neutralité" dans le conflit. Kofi Annan, le médiateur démissionnaire de l'ONU et la Ligue arabe, et le Koweït ont également décliné l'invitation.
A cette occasion, M. Salehi a rappelé la position de son pays qui est le "rejet de la violence et la tenue d'un dialogue national".

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