mercredi 8 août 2012

Roms: l'Intérieur préconise "fermeté" et "concertation" pour les expulsions de campements illicites

Le ministère de l'Intérieur a assuré mercredi que les expulsions de campements illicites décidées par la justice seront effectuées "avec fermeté", mais en précisant que les préfets avaient reçu instruction de "mener un travail de concertation préalable".
Des Roms à Marseille le 1er août 2012
Après avoir rappelé, dans un communiqué, que les décisions d'évacuation interviennent toujours au terme de procédures judiciaires (...) fondées sur des dossiers circonstanciés", le ministère souligne que les "décisions administratives de concours de la force publique et d'évacuation seront prises à chaque fois qu'elles s'imposeront, et avec fermeté".
Elles le seront "en considération des circonstances et difficultés locales et tout particulièrement des risques sanitaires", parce que "les campements insalubres sont inacceptables", explique l'Intérieur.
En outre, relève-t-il, "souvent situés au coeur de quartiers populaires, ils sont aussi un défi au +vivre-ensemble+ qui ne doit échapper à personne".
Toutefois, "les préfets ont reçu pour instruction de Manuel Valls de mener systématiquement un travail de concertation préalable avec les élus locaux et les associations, afin de procéder à un examen approfondi des situations individuelles et de proposer des solutions d'hébergement, prioritairement pour les familles et les personnes les plus vulnérables".
A titre d'exemple, l'Intérieur cite "l'évacuation menée (mercredi) matin dans le 19e arrondissement de Paris (qui) est intervenue après un travail de plusieurs mois mené en partenariat local".
Selon la préfecture de police de Paris, il n'y a pas eu de recours à la force publique, les 169 habitants de ce campement installé depuis un an étant "partis de leur plein gré" dans la nuit.
La préfecture avait fait passer le message que l'évacuation, qui faisait suite à une décision de justice du 13 janvier, aurait lieu ce jour, et que des propositions de relogement en centres d'hébergement d'urgence seraient faites à ce moment-là, précise-t-on de même source.
"Visiblement, ils n'ont pas souhaité" ces propositions, mais "les places d'hébergement sont pérennes", assure la PP, qui a travaillé sur ce dossier avec la ville de Paris, la mairie d'arrondissement et la préfecture de région.
"Au-delà de la fermeté nécessaire, dans le respect de la dignité des personnes, le ministère de l'Intérieur est également engagé dans une réflexion plus globale sur la situation des ressortissants originaires d'Europe de l'Est vivant dans ces campements", indique le communiqué.
"A ce titre, les conditions de l'aide au retour proposées lors des éloignements des personnes ne remplissant pas les conditions du séjour seront remises à plat", annonce la place Beauvau, sans préciser de quelle manière ni quand.
De même, "concernant l'accès au travail, le ministère de l'Intérieur procède conjointement avec (celui) du Travail à un examen objectif des mesures +transitoires+, restreignant les conditions d'accès au travail".
Parallèlement, "les expérimentations d'accompagnement sanitaire et de scolarisation des enfants menées dans plusieurs villes de France, en lien avec les collectivités et le milieu associatif sont en cours d'évaluation".
Enfin, conclut le communiqué, "en lien avec l'Union européenne et les autres ministères compétents, (Manuel Valls) réaffirme son attachement à une réflexion et des propositions de solution qui ne se limitent pas au territoire national, mais impliquent un véritable renforcement des politiques d'insertion dans les pays d'origine.

L'armée d'el-Assad lance sa grande offensive à Alep


Une rue vide dans le quartier de Salah Eddine à la suite des affrontements entre les combattants libres armée syrienne et soldats de l'armée syrienne dans le centre d'Alep, le 8 août 2012.
Une rue vide dans le quartier de Salah Eddine à la suite des affrontements entre les combattants libres armée syrienne et soldats de l'armée syrienne dans le centre d'Alep, le 8 août 2012.
REUTERS/Goran Tomasevic


La bataille d'Alep, la deuxième ville de Syrie partiellement contrôlée par les rebelles ces derniers temps, a été déclenchée ce mercredi 8 août par les forces de Bachar el-Assad. La promesse du président syrien de « purger le pays des terroristes » est concrétisée par son armée sur le terrain. Les chars des forces loyalistes ont pénétré dans la ville. Les rebelles auraient perdu leur principal bastion de Salah Eddine, ce qu'ils démentent catégoriquement, même s'ils reconnaissent être en difficulté.

La bataille d'Alep est entrée dans une phase décisive avec l'intervention des forces terrestres de l'armée syrienne. Les chars et les blindés auraient investi le quartier de Salah Eddine. Ils auraient remonté la rue d’al-Malaab, l’une des artères principales de cette zone contrôlée jusqu'alors par les rebelles.
Mais face à cette attaque, il y a eu très peu de ripostes. Le quartier serait presque vide. Sous les pilonnages intenses de la matinée, les insurgés se seraient repliés. Ils n’auraient eu d’autres choix que d’abandonner leurs positions. Depuis samedi 4 août, la situation étaient figée à Alep, mais les préparatifs de cette contre-offensive étaient régulièrement annoncés par les services de sécurité du régime. Les rebelles  manqueraient de matériel et de munitions.
20 000 soldats seraient désormais déployés en renforts dans et autour d'Alep. Leur objectif est de couper la ville en deux, en prenant en étau les combattants de l'armée syrienne libre. Les 6 000 à 8 000 hommes ne pourraient plus avancer désormais à cause de tireurs embusqués. La télévision d'Etat syrienne annonce même que la bataille serait pliée et que la plupart des insurgés auraient été tués.

A SEC – Le 21 décembre 2012, la Bolivie va-t-elle en finir avec le Coca-Cola ?


David Choquehuanca, ministre des affaires étrangères bolivien.
Le gouvernement bolivien va-t-il bannir le Coca-Cola de son territoire pour coïncider avec la fin du calendrier maya ? C'est ce que beaucoup ont déduit, après des déclarations un peu cryptiques du ministre des affaires étrangères, David Choquehuanca. Lors d'un meeting électoral du président Evo Morales en juillet, M. Choquehuanca a déclaré que "le 21 décembre 2012 sera la fin de l'égoïsme, de la division, le 21 décembre doit être la fin du Coca-Cola, et le début du mocochinche(une boisson à la pêche)".
Cette décision sera prise "en harmonie avec la fin du calendrier maya et fera partie des festivités pour la fin du capitalisme et le début de la culture de la vie", a ajouté le ministre. Il a ensuite longuement expliqué que cette date marquera, comme le soulignent les écrits mayas, la fin d'une période et le commencement d'une autre :"Ce sera la fin de la macha. Nous sommes actuellement dans la macha, l'obscurité. C'est la fin de la haine et le début de l'amour, c'est la fin du capitalisme et le début de la pacha".
De la tirade du ministre, beaucoup n'ont retenu qu'une idée : la Bolivie va interdire le Coca-Cola. Dans un premier temps, le gouvernement n'a pas confirmé cette décision. Puis, la porte-parole du ministre des affaires étrangères, Consuelo Ponce, a affirmé que les propos de M. Choquehuanca avaient été "cité hors de contexte" et que la fin du Coca-Cola en Bolivie était "un symbole" utilisé par le ministre. Le groupe Coca-Cola a refusé de commenter la situation.
Beaucoup se sont alors souvenus que David Choquehuanca était un habitué des remarques un peu loufoques : il a estimé que les feuilles de coca devraient être obligatoires pour le petit-déjeuner des enfants en raison de leur apport nutritionnel, et est arrivé à la conclusion que "les pierres font l'amour" en parlant du culte de la terre par les peuples indigènes.
Cuba libre ?
Officiellement donc, la Bolivie ne compte pas bannir la boisson américaine et rejoindre le club très fermé des pays qui ont pris cette décision jusqu'ici : Cuba, la Corée du Nord et la Birmanie.
Le président vénézuélien Hugo Chavez, jamais en reste lorsqu'il s'agit de critiquer le capitalisme américain, a laissé entendre que si les Boliviens interdisaient la boisson, il le ferait aussi, et inciterait les Vénézuéliens à acheter des boissons locales comme la Uvita. Cela pourrait également se transformer en arme de négociation pour le gouvernement bolivien, qui cherche à légaliser la consommation de feuilles de coca, considérées comme illégales par l'ONU.
Sur place, certains s'inquiètent déjà, comme l'envoyé spécial d'El Pais qui rappelle que la boisson de choix des Boliviens en soirée est le Cuba libre, à savoir du rhum, des glaçons et... du coca.
D'autres se font une raison : si la boisson qui symbolise le plus le capitalisme doit disparaître d'un pays sud-américain, quel meilleur endroit que la Bolivie ? Comme le rappelle Forbes, McDonald's a du quitter la Bolivie en catastrophe au début des années 2000 après avoir complètement raté son implantation. Cet échec est relaté dans un documentaire, Pourquoi McDonald's a perdu en Bolivie, qui arrive à la conclusion que, plus que le goût des Big Macs, c'est un boycott culturel qui est venu à bout de la multinationale.

Mexique: 4 femmes étranglées


Les cadavres de quatre femmes assassinées par strangulation ont été retrouvés mercredi aux abords d'un terrain de baseball de la ville de Torreon, a indiqué la police de l'Etat de Coahuila, au nord du Mexique.

Les corps trouvés sans vie sont ceux de "quatre personnes de sexe féminin, encore non identifiées, présentant autour du cou un garrot formé d'une cordelette de plastique et d'un bout de bois", a précisé le rapport de la police.

Une source policière ayant requis l'anonymat a ajouté que les corps présentaient en outre des marques de torture. Les services médico-légaux devront déterminer s'il y a eu abus sexuel.

La police n'a pas établi si ces meurtres étaient liés au crime organisé, qui dispose d'une forte présence dans la zone urbaine de Torreon.

Ciudad Juarez, dans l'Etat voisin du Chihuahua, avait connu entre 1993 et 2003 une vague de "féminicides", selon le terme employé au Mexique pour désigner des assassinats de femmes ayant un mobile sexuel, avec un bilan de quelque 400 victimes.

Ma liste de blogs

PARTAGER

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...