La clémence suggérée par Vladimir Poutine à l'égard des trois jeunes femmes du groupe de punk rock Pussy Riot jugées à Moscou pour une "prière" contre le président russe pourrait aussi bien être un signal positif que ne rien changer, a estimé vendredi la défense. "Cela pourrait être un signal donné par le système sur la manière de se comporter au procès, après que la pression internationale s'est considérablement intensifiée", a déclaré à l'AFP l'un des avocats des Pussy Riot, Mark Feïguine. "Nous considérons cela comme une déclaration politique", a-t-il ajouté, soulignant qu'il convenait maintenant d'observer comment la présidente du tribunal de Moscou qui juge les Pussy Riot allait réagir aux arguments de la défense

"Rien de bon"
 
Les trois jeunes femmes doivent répondre de "hooliganisme" et encourent jusqu'à sept ans de prison pour avoir chanté en février dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une "prière punk" anti-Poutine incluant des passages dénonçant le soutien de l'Eglise à l'Etat. Dans une première réaction jeudi à cette affaire, le président Poutine a estimé qu'il n'y avait "rien de bon" dans ce que les jeunes femmes avaient fait, mais s'est toutefois montré indulgent à leur égard.