mardi 31 juillet 2012

Street view. Google fait son mea culpa, la Cnil veut examiner les données


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Google devrait déjà avoir supprimé des données Street view depuis 2010, pourtant après s'être rendu compte qu'une partie des informations n'avait pas été effacée, le géant du net a fait son mea culpa. La France et le Royaume-Uni exigent de consulter ces données.

Des données personnelles avaient été récoltées par inadvertance par Google lors du passage de sa voiture Street view.
Ce dispositif, lancé en 2007, fournit des vues panoramiques en trois dimensions des rues, permettant aux usagers de s'y déplacer virtuellement.
En 2010, le géant du net avait été contraint de détruire les données récoltées, des procédures ayant été engagées dans plusieurs pays.
Ce vendredi Google a écrit à une dizaine de pays
Ce vendredi, Google a écrit à une dizaine de pays, principalement européens, pour les prévenir que lors d'une "inspection" de disques durs du service Street View, il s'était aperçu être encore en possession "d'une petite partie des données" collectées.
Suite à ce mea culpa le géant du net disait s'engager à détruire ces données si les Etats le désiraient. La France et le Royaume-Uni exigent de Google d'examiner les informations Street View avant une éventuelle destruction.

Violences urbaines à Mulhouse après une interpellation mouvementée


Tf1 / LCI Une voiture au coeur des violences urbaines
Une voiture au coeur des violences urbaines / Crédits : LCI

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Des violences urbaines, au cours desquelles un collège, une dizaine de véhicules et le tramway ont été vandalisés, ont éclaté lundi à Mulhouse (Haut-Rhin) après l'interpellation mouvementée de deux jeunes.
Trois jeunes gens dont deux mineurs de 16 et 17 ans se trouvaient mardi soir en garde à vue à la suite des incidents.Le Conseil général a estimé à au moins 150.000 euros le coût des travaux de réfection du collège, dont des vitres ont été brisées, la loge d'accueil et trois salles adjacentes incendiées. Un distributeur de tickets de tramway a aussi été détruit.
Les violences ont commencé soir après un contrôle d'identité qui a dégénéré. Alors que les policiers tentaient de contrôler deux jeunes gens de 16 et 17 ans qui poussaient un scooter, ils ont été pris à partie par d'autres jeunes du quartier, a affirmé un responsable policier. Victimes de jets de pierres, les policiers ont utilisé leur gomme-cogne pour se dégager, blessant légèrement un des jeunes qui a été hospitalisé, a-t-il raconté. Peu après l'interpellation, d'autres jeunes hommes ont lancé des pierres et un objet incendiaire sur le collège voisin et incendié une dizaine de voitures. Le calme est revenu au milieu de la nuit après l'arrivée sur les lieux
d'une unité de CRS.
Appel au calme
Le mineur blessé a été placé en garde à vue, accusé de refus d'obtempérer et de jet de pierres. Un autre mineur ainsi qu'un troisième jeune âgé de 20 ans ont été interpellés, soupçonnés d'avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre.
Plusieurs incidents entre la police et les jeunes du quartier ont été
signalés depuis le début de l'été. Une patrouille de pompiers appelée pour un
incendie de voiture a récemment été la cible de projectiles. Lors d'un point-presse dans l'après-midi, le maire (UMP) de Mulhouse, Jean Rottner, a fustigé ceux que "la présence policière gêne" et lancé un appel au calme. "Je demande aux parents et aux adultes qui ont un poids sur les jeunes de demander l'apaisement", a-t-il dit.

Le CSM favorable à la mutation forcée du procureur Philippe Courroye

PARIS — Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a donné mardi son feu vert à la proposition de la Chancellerie de muter contre son gré, comme avocat général à la cour d'appel de Paris, le procureur controversé de Nanterre Philippe Courroye.
L'avis favorable du CSM n'est pas contraignant, puisque la décision finale appartient à la garde des Sceaux. Mais la ministre Christiane Taubira respectera cette recommandation, comme elle s'est engagée à le faire d'une manière générale avec les décisions du CSM, a déjà fait savoir la Chancellerie.
La nomination définitive du procureur de Nanterre à la cour d'appel de Paris doit être officialisée par décret.
"La formation du Conseil supérieur de la magistrature, compétente à l'égard des magistrats du parquet, après avoir procédé à l'audition de M. Philippe Courroye, a émis un avis favorable sur cette proposition de mutation dans l'intérêt du service", a indiqué le communiqué du CSM à l'issue d'une délibération à huis-clos.
Le procureur très décrié, mis en cause en particulier pour sa gestion de l'affaire Bettencourt, avait annoncé dès le 20 juillet son intention d'attaquer devant le Conseil d'Etat cette mutation, qu'il assimile à une sanction disciplinaire aux motivations politiques.
M. Courroye a pu faire valoir ses arguments lors de son audition dans la matinée au siège parisien de l'institution, où il s'est déplacé en toute discrétion, restant invisible à la dizaine de journalistes qui l'attendaient à l'extérieur du bâtiment.
La direction des services judiciaires de la Chancellerie a également pu défendre son point de vue et la nécessité, après des mois de tensions à Nanterre, de redonner de la "sérénité" à une juridiction malmenée, comme l'avait récemment expliqué le ministère.
Philippe Courroye, 53 ans, ancien juge d'instruction, procureur de Nanterre depuis 2007, a été mis en cause pour sa proximité supposée avec Nicolas Sarkozy, sa gestion de l'affaire Bettencourt avant qu'elle ne soit dépaysée à Bordeaux et les tensions qu'elle a générées, en particulier avec la juge Isabelle Prévost-Desprez.
Des procédures pénales et disciplinaires ont été engagées contre lui dans le volet des "fadettes" de l'affaire Bettencourt, où il est accusé par Le Monde d'avoir tenté de découvrir les sources de deux journalistes.
En tant qu'ancien juge d'instruction, il est par ailleurs visé par une plainte de Charles Pasqua dans l'Angolagate, affaire de vente d'armes dans laquelle l'ancien ministre a été relaxé en appel. M. Courroye a été placé mercredi dernier sous statut de témoin assisté dans cette enquête pour "destruction de preuve".
Le procureur avait annoncé la semaine dernière au Figaro son intention de s'inscrire au barreau de Paris, tout en menant la bataille contre sa mutation. Il devrait pour cela obtenir une mise en disponibilité, qui n'était pas à l'ordre du jour de la réunion de mardi du CSM.
M. Courroye n'a pas immédiatement réagi à l'avis du CSM.
Le sens de cet avis a en revanche été salué par l'Union syndicale des magistrats (USM), syndicat modéré majoritaire dans la profession et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche).
Virginie Valton, vice-présidente de l'USM, a parlé de "soulagement"', espérant que ce changement au parquet des Hauts-de-Seine, l'un des plus importants de France, "donnera de la sérénité au TGI de Nanterre et une image un peu meilleure de la justice".
Les deux syndicats sont plus réservés sur la méthode choisie par la Chancellerie pour déplacer le magistrat qui prouve, à leurs yeux, la nécessité de donner une plus grande indépendance au parquet vis-à-vis du pouvoir.
Le syndicat nouvellement créé et classé à droite MPJ (Magistrats pour la justice) a dénoncé "la mise à mort professionnelle d'un grand magistrat", d'un "procureur exposé au bon plaisir du ministre".

Libye: Saïd Kadhafi veut un procès équitable

Saïf al Islam Kadhafi, l'un des fils de l'ancien dirigeant libyen tué en octobre dernier, ne peut avoir un procès équitable en Libye, ont réaffirmé ce mardi ses avocats dans un dossier remis à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye.

«Je n'ai pas peur de mourir mais si je suis exécuté après un tel procès (en Libye), ce sera un meurtre», écrit Saïf al Islam dans ce dossier, ont précisé ses avocats.

Le fils de l'ancien "guide" libyen est détenu par des miliciens tribaux dans la ville de Zentane, dans l'ouest de la Libye.

Début juillet, une avocate qui figurait parmi quatre employés de la CPI détenus pendant trois semaines et demie en Libye avait déjà affirmé que Saïf al Islam ne pouvait avoir un procès équitable dans son pays. Melinda Taylor et ses collègues, accusés d'avoir transmis au fils Kadhafi des documents mettant en danger la sécurité nationale, avaient été arrêtés début juin à Zentane.

La CPI et la Libye se disputent le droit de juger Saïf al Islam, qui nie avoir commis les crimes de guerre dont il est accusé au cours du conflit à l'issue duquel son père a été tué le 20 octobre 2011

Secret Story 6 : Trois couples ont couché ensemble...

News publiée Le Vendredi 27 Juillet 2012 à 15:50
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Massage sensuel entre Nadège et Thomas dans Secret Story 6
Dans cette photo : Secret Story 6

Des collégiens normands font leur rentrée des glaces chez les Inuits


Portfolio | Comment passe-t-on d'une vie nomade et autarcique à la sédentarisation forcée et aux écrans tactiles ? Quinze collégiens de Longueville-sur-Scie, en Normandie, ont découvert la vie d'un petit village inuit.

Le 21/07/2012 à 00h00
Weronika Zarachowicz - Télérama n° 3262
Le mail est arrivé fin janvier 2012. « Bonsoir, nous partons avec nos élèves de troisième au pôle Nord, chez les Inuits ; nous voulons leur montrer à quel point la nature est indispensable à la survie de notre espèce. […] Les élèves seront accueillis dans les familles de leurs correspondants d'Umiujaq […] L'événement est exceptionnel : un tel voyage n'a jamais eu lieu en France et nous nous sommes beaucoup battues pour démontrer à nos élèves qu'avec du travail et de la volonté tous les rêves, même les plus fous, sont réalisables lorsqu'ils sont justes. » Les lignes étaient signées de Pénélope Carmona et Anne Bauters, professeurs de français et de sciences physiques au collège de Longueville-sur-Scie, dans la banlieue de Dieppe.
Deux mois plus tard, le printemps s'installe péniblement et nous suivons les pas de cette atypique classe de neige. « Une expérience incroyable, ça ne m'arrivera plus jamais », exulte Florine. Florine est une brindille blonde, son sourire lui dévore le visage, elle a 14 ans, comme ses quinze copains du collège de Longueville-sur-Scie. Près de la moitié n'ont jamais pris l'avion. Les voilà plongés pour quelques jours dans le grand blanc, au nord du cinquante-cinquième parallèle, entre banquise et collines glacées.
Nunavik, Québec arctique : un territoire vaste comme la France, accessible uniquement par avion, peuplé d'à peine quatorze bourgades et quelque 12 000 habitants. Vues d'avion, dans le petit Bombardier d'Air Inuit qui fonce vers le nord, les communautés du pays des Inuits ressemblent à des têtes d'épingle perdues dans une immensité blanche, poivrée de taches gris-brun.
Vu de près, Umiujaq (prononcer « ou-miou-yak »), 444 habitants, a des allures de Legoland. Un damier de maisonnettes proprettes en préfabriqué livrées par le gouvernement québécois, rectangles rouges, verts ou gris, des rues perpendiculaires et ennuyeuses, et, à l'entrée du hameau, deux gros réservoirs qui enlaidissent l'ensemble. On est loin de la poésie du nom du village en langue inuit : Umiujaq, « qui ressemble à un bateau », parce que, à proximité, se trouve une colline en forme de kayak renversé. Les Inuits portent une attention singulière aux détails visuels et à cette nature, somptueuse, qui vous saisit d'emblée, ici, face à l'immense baie d'Hudson gelée.
« C'est pas si différent de chez nous.
On mange des pizzas, des chips, ils adorent
les chips. – Ah non, moi j'ai mangé
du caribou ! c'était trop bon ! »
A peine débarquée, nous voilà lancée sur une « Honda » (moto à quatre roues motrices) pour rejoindre nos ados, arrivés la veille. Au programme : montage de tente traditionnelle. Le long de la route, de larges étendues de terre brune émergent du grand blanc, et quelques sapins rappellent qu'Umiujaq est niché sur la « ligne des arbres », là où la taïga cède à la toundra arctique. Le week-end dernier, le thermomètre est remonté à plus 7 °C. Aujourd'hui, il fait moins 10. D'une semaine sur l'autre, le paysage peut se transformer, et un monde coloré, insoupçonné, de bruyères et de lichens, de roches roses et brunes, apparaît au soleil.
« Il fait pas si froid », lâche Matéo, mèche rideau sur les yeux, capuche et gorge largement découverte à côté de Paul, son correspondant inuit, capuche, baggy et lunettes jaune clair seventies. Ne seraient les yeux bridés et les cheveux de jais, on a du mal à distinguer les jeunes Français de leurs correspondants inuits. Les boules de neige et les rires fusent, les profs se font entraîner dans une glissade sur la colline enneigée. « Eh madame, bienvenue au pôle Nord ! »
Comment vivent-ils l'immersion dans leurs familles d'accueil ? « C'est pas si différent de chez nous. On mange des pizzas, des chips, ils adorent les chips. Ah non, moi j'ai mangé du caribou ! c'était trop bon ! » « On se donne nos rendez-vous sur Facebook, Billy m'a même donné un plan d'appli pour téléphoner gratis. » « T'imagines, dans ma famille ils ont trois iPad, trois ordis, quatre télés et des iPod ; par rapport à eux, on est sous-équipés, en France ! »
Premières impressions furtives sur ces vies inuites qui s'entremêlent au sein des familles, la traditionnelle et la moderne. Et premières questions : comment coexistent-elles ? Comment passe-t-on d'une vie nomade et autarcique, rythmée par la nature, à la sédentarisation forcée et aux écrans tactiles ? Sous la tente, Joshua, le vieux chasseur au visage buriné, sourit doucement : « Avant, on était concentrés sur la survie. Maintenant, c'est plus confortable. Mais la culture de la chasse se perd. Et tout est devenu plus compliqué. »
Joshua raconte aussi les répercussions du réchauffement climatique, deux fois plus rapide ici que la moyenne mondiale : la banquise qui s'effrite dès avril alors qu'« il y a dix ans elle tenait jusqu'en juin », les zones de chasse qui se modifient, les lagopèdes plus nombreux, les moustiques qui pullulent dès les beaux jours. « On voit même des écureuils, on dit qu'ils sont arrivés dans les cales des avions… Et chez vous, c'est comment ? interroge le vieil homme. Il y a la banquise ? »
« Longtemps, personne n'a cru à ce projet,
sauf nous, les élèves et leurs familles.
On nous appelait les fous de Longueville. »
Retour au village. Bientôt 21 heures, mais la lumière repousse l'obscurité. Ce soir, le Kalliq, la salle des fêtes aux allures de gigantesque hangar, accueille les visiteurs de Longueville-sur-Scie dans un remue-ménage de fête foraine. Des nouveau-nés blottis dans les amautis – vêtements traditionnels dotés de larges capuches porte-bébés –, des gamins qui rient et courent dans tous les sens, des ados aux allures de rappeurs bougons, casque sur les oreilles et baggy bas de fond : partout, des enfants, encore des enfants. Au Nunavik, la natalité bat des records. Ici, la maternité s'apprend tôt, souvent dès l'adolescence. Elisa, 18 ans, la correspondante de Florine, a une fillette de 2 ans. « C'est dans leur culture, mais quand même, ça ne doit pas être facile pour elles, en plus les pères ne s'occupent pas toujours des enfants », lâche Florine.
Sur la scène, les numéros s'enchaînent. Les chants gutturaux des femmes inuites, ces combats de gorge étranges et magnifiques, qui retranscrivent le chant du vent, les sons des animaux. Puis les jeunes filles de Longueville, menées par la voix soul d'Anna. Des chansons de baleiniers. Des jeux traditionnels inuits. Sur un banc, dans sa combinaison de ski bleue, Pénélope souffle. « Ouf, tout se passe bien. On a tellement ramé pour monter ce voyage. » Ne pas se fier à son allure débonnaire, ce petit bout de femme souriante, aux yeux azur et cheveux courts, est une « têtue ». « Longtemps, personne n'a cru à ce projet, sauf nous, les élèves et leurs familles. On nous avait surnommés les fous de Longueville. » « On nous disait que c'était un beau projet mais “hors cadre” », renchérit Anne Bauters, l'autre cheville ouvrière de cette aventure arctique.
Au départ, une rencontre « par hasard », à la gare de Rouen, avec Jean Malaurie, fameux explorateur du pôle Nord. De retour chez elle, Pénélope décide de faire étudier à sa classe de cinquième L'Allée des baleines, récit de voyage de Malaurie. Les élèves accrochent, demandent à rebaptiser leur collège du nom de l'ethnologue. Pénélope et Anne, « accros aux innovations pédagogiques », multiplient alors les projets autour de l'écologie, de l'alimentation, du réchauffement : rencontre avec Jean-Paul Jaud, réalisateur de Nos enfants nous accuseront, visite du laboratoire du spécialiste du réchauffement Marc Delmotte, mise en place d'un jardin bio…
« On s'est connectés avec eux chaque
semaine sur Skype. Au début, ils ne
nous montraient que leurs pieds ! »
Et correspondance avec l'école d'Umiujaq. « On a commencé par leur envoyer des colis, avec des lettres, des confitures. Puis on s'est connectés avec eux chaque semaine sur Skype. Au début, ils ne nous montraient que leurs pieds ! Peu à peu, ils se sont ouverts, des liens se sont tissés. » Jusqu'à la première rencontre en chair et en os en septembre 2011, quand une dizaine d'ados inuits débarquent dans les familles de Longueville. « Une semaine incroyable, quand on s'est quittés, on était tous en larmes. » Les Inuits en reviennent émerveillés par « la tour Eiffel », et étonnés par une vie « enfermée dans les maisons », « chez nous, on sort quand on veut, on dort les uns chez les autres sans avoir besoin de s'organiser des jours à l'avance ».
Plus motivés que jamais, les Français se démènent pour boucler le budget de 50 000 euros nécessaire au voyage « de retour ». Pour compléter les aides des ministères de la Culture, de l'Education et du rectorat, les élèves organisent soirées et lotos, un père agriculteur vend sa production de pommes de terre, un autre démarche les entreprises du coin. « Ils se sont impliqués à fond, un tel projet dans un village de 2 000 habitants, dans un collège où 65 % des élèves viennent de milieux défavorisés, c'était inespéré. »
Inespéré pour Lucas, Dylan, Pauline, Fanny et les autres de partager quelques jours durant les bonheurs et les difficultés d'une société aussi ancienne que la société esquimaude. Inespéré de découvrir des bribes d'une vie différente, où « il n'y a pas de route, que l'avion pour atteindre le village ! », où l'on « passe les uns chez les autres sans prévenir », où l'on « mange assis par terre des yeux de poisson, du caribou cru, frit, bouilli », où l'on « partage les butins de chasse avec toute la communauté et où on peut compter sur son voisin si on n'a plus d'eau »,« on vit au jour le jour, on ne respecte pas les horaires comme chez nous ». Inespéré, aussi, de se sentir soudés – et mûris – par l'expérience partagée de l'étrangeté d'Umiujaq.
Le thermomètre indique -20°.
« Avec le vent, on va
perdre encore dix degrés ».

Quelques jours plus tard, nous partons en expédition. Le thermomètre indique moins 20. « Avec le vent, on va perdre encore dix degrés », prévient Vikie Brabant, la prof québécoise qui a organisé la venue des jeunes Français. Les couches superposées, voilà la solution, trois pantalons enfilés les uns sur les autres, deux gros blousons, des polaires, des bottes de rangers canadiens, cagoule, capuche et masque de ski, « on dirait un Bibendum », rigole Thibaut, les yeux brillants d'excitation. Les seize qamutik (traîneaux) tirés par des Ski-Doo (motoneiges) foncent en file indienne à travers la banquise.
Le monde est vif et lumineux. Tout est net, avec des arêtes tranchantes. Les qamutik tressautent sur les irrégularités de la glace, éreintent dos et fesses, qu'importe, on est happé par tant de beauté immaculée. Où commence la mer, où finit la terre ? Peu à peu, aux grandes étendues plates et lunaires de la banquise succèdent des collines de neige basses et sensuelles. Un canyon blanc, moucheté de sapins dénudés, de rochers roses et noirs, et soudain un lac immense, digne d'un conte glacé d'Andersen. On s'arrête. Après le raclement de la neige sous les traîneaux, on laisse l'infinie tranquillité du pays s'infiltrer en nous.
« C'est bizarre, on pensait qu'il y aurait des chiens de traîneau », s'étonnent Anna et Fanny. Ils ont disparu dans les années 50, abattus par les policiers fédéraux, dit Paul Anowak, l'un des enseignants inuits d'Umiujaq. « Soi-disant pour combattre la rage, mais c'était surtout un moyen d'obliger les Inuits à se sédentariser. » Le massacre des chiens s'est inscrit dans les mémoires. Tout comme les déplacements forcés de populations et le passage par les pensionnats religieux, dans lesquels les enfants inuits furent envoyés jusque dans les années 80, souvent sans l'accord de leurs parents, et où beaucoup, sous couvert d'être « éduqués », subirent des abus sexuels, furent empêchés de parler leur langue.
De plus en plus d'Inuits revendiquent
davantage de contrôle sur leur région,
objet de convoitises pour ses sous-sols
gorgés de pétrole, de gaz et d'uranium.
A Umiujaq, la douloureuse histoire de la rencontre avec les Qallunat, « gros sourcils » – autrement dit les Blancs –, est dans tous les esprits. Certes la vie est plus tranquille qu'à Puvirnituq, un village voisin, qui a connu quatre crimes en huit mois. Mais les stigmates de la marche obligée vers la modernité accélérée à partir des années 50, enfouis sous les sourires, affleurent dans les conversations : la perte de la mémoire et de la fierté, les suicides – deux tentatives pendant la durée de notre séjour –, l'alcoolisme – cancer des peuples circumpolaires qui fait ici aussi ses ravages, jusque chez les ados –, la dépendance politique et matérielle au pouvoir blanc, qui rompt avec des siècles de tradition autarcique, la surpopulation dans ces maisonnettes conçues dans des cabinets d'architectes du Sud… Le décrochage scolaire aussi, « problème numéro 1 dans le secondaire », pour les profs d'Umiujaq, et qui n'a pas échappé aux jeunes Français, « c'est cool, ils ne vont jamais à l'école ! »
Les motifs d'espérer existent pourtant. De plus en plus d'Inuits revendiquent davantage de contrôle sur leur région, objet de toutes les convoitises pour ses sous-sols gorgés de pétrole, de gaz et d'uranium, investissent dans le transport aérien et maritime. Lucassie Tooktoo est chasseur, le meilleur du village, dit-on, il est aussi « professeur de survie » à l'école, pour encourager les jeunes à garder le contact avec les savoirs des aînés et « retrouver la fierté d'être un Inuit ». Apprendre à fabriquer les couteaux, les kayaks, les igloos, perpétuer les techniques de chasse. S'inventer une nouvelle vie, moitié chasseurs, moitié Blancs, et dans le village.
Le blanc nous enveloppe comme une gigantesque ouate. On fait une pause, on sort les jumelles. Au loin, quelques taches microscopiques. « Ce sont des phoques », nous dit Lucassie. On s'abîme les yeux à travers les jumelles, et oui, miracle polaire, les petites taches se font plus nettes. Exclamations de joie, yeux émerveillés, miracle d'une classe de neige à Umiujaq. Pour les jeunes Français… et les Inuits, qui, aux dernières nouvelles, ont retrouvé le chemin des classes et « demandent à suivre les cours de français »
La grande terre
Le Nunavik est une vaste région à majorité inuite, dont le Québec a eu la juridiction à partir de 1912. Après une négociation entre les Inuits, les Cris (la plus grande nation amérindienne du Canada), le Québec et le Canada, il dispose depuis 1975 d'une autonomie restreinte. Nunavik signifie « le territoire où vivre » ou « la grande terre » en inuktitut. Près de 11 000 Inuits (« êtres humains », dans leur langue) y vivent, sur les 150 000 dénombrés dans le monde. Les autres représentants de ce peuple, qui a survécu pendant 8 000 ans dans les plus âpres conditions de la planète, se répartissent entre le Nunavut, au Canada, l'Alaska, le Groenland et la Sibérie.

Témoignage | Chris Marker, disparu dimanche 29 juillet 2012, était un créateur protéiforme : cinéaste, photographe, écrivain, web surfeur… Son amie la réalisatrice Agnès Varda lui rend hommage.


« Le chat orange, Guillaume en Egypte, représente Chris Marker, celui qui veut planquer son visage. » © Agnès Varda
« Chris Marker va nous manquer.
Il a commencé à exister pour moi en 1954, par sa voix. Il téléphonait à Resnais, qui montait mon premier film.
Son intelligence, sa rudesse, sa tendresse, ont été une de mes joies tout au long de notre amitié. Tous ses amis avaient accès à un peu de lui. Il envoyait des dessins, des collages. Lui seul sans doute replaçait les pièces de son auto-puzzle. Il s’en va, sachant qu’il a été admiré et très aimé.
Je le rencontrais avec plaisir, mais quand je l’ai filmé dans son atelier, son antre de création, on l’entend, mais on ne le voit pas.
Il a choisi depuis longtemps de se faire connaître par son travail et non par son visage ou par sa vie personnelle. Il a choisi le dessin qu’il a fait de son chat Guillaume-en-Egypte pour se représenter.
Il a aussi choisi – au moins pour un temps – d'apparaître dans « Second life » sous forme d’un grand type clair, un avatar qui circulait sur une île et discutait avec une chouette.
Le voilà dans sa troisième vie. Longue vie là-bas ! »

Agnès Varda, 30 juillet 2012

<p><em>« J'ai dansé avec Guillaume en Egypte, dans la “Second life” de Chris Marker, créée par Max Moswitzer, dit </em>Mos Max Hax. <em>»</em> © Agnès Varda</p>
« J'ai dansé avec Guillaume en Egypte, dans la “Second life” de Chris Marker, créée par Max Moswitzer, dit Mos Max Hax. » © Agnès Varda

<p><em>« Voici la face cachée du travail de Marker, les fils secrets du labyrinthe de son œuvre. » </em>© Agnès Varda</p>
« Voici la face cachée du travail de Marker, les fils secrets du labyrinthe de son œuvre. » © Agnès Varda

Black-out géant en Inde


La moitié de l'Inde est privée d'électricité après la panne de plusieurs réseaux de distribution.
La moitié de l'Inde est privée d'électricité après la panne de plusieurs réseaux de distribution. © MAXPPP
La moitié du pays est privée d'électricité après la panne de plusieurs réseaux de distribution.
Des pannes d'électricité à répétition affectent l'Inde depuis le week-end dernier. Mardi, plusieurs réseaux de distribution électrique qui desservent une vingtaine d'Etats dans le nord, l'est et le nord-est du pays se sont effondrés presque simultanément. Résultat, la moitié du pays est privée de courant.

Un effet domino

Le ministre fédéral de l'Energie, Sushilkumar Shinde, a indiqué que cette panne d'une ampleur sans précédent était due au fait que des "Etats avaient dépassé leurs capacités autorisées d'approvisionnement sur leur réseau", provoquant un effet domino. Une zone s'étendant de la frontière pakistanaise aux confins du Nord-Est près de la Chine a été affectée, incluant New Delhi, la capitale, Calcutta et Lucknow. Dans ces régions pauvres, près d'un habitant sur quatre n'a néanmoins pas accès à l’électricité, précise Pierre Monégier, correspondant de France 2 en Inde.
"C'est la plus grave crise énergétique dans la région. Nous étions en train de fournir de l'électricité au réseau du Nord et cet approvisionnement a conduit à l'effondrement du nôtre", a expliqué le ministre de l'Energie du gouvernement du Bengale occidental, Manish Gupta. Le même processus semble avoir abouti à l'effondrement du réseau du Nord-Est.

Une partie du réseau rétablie

Il a fallu cinq heures pour restaurer le réseau du nord-est de l'Inde, tandis que celui desservant l'est et le nord du pays opéraient respectivement à 35% et 45% de leurs capacités à 18 heures locales, a indiqué le ministre de l'Energie, promu dans la journée ministre de l'Intérieur par un opportun mini-remaniement ministériel.
Environ 400 trains sur l'ensemble du réseau ferroviaire en subissaient les conséquences. A New Delhi, le métro a été immobilisé plusieurs heures et les feux de signalisation coupés, entraînant un vaste chaos dans les rues. 4.000 policiers ont été mobilisés pour faire la circulation.
© MAXPPP

Chômage technique pour les fonctionnaires

© REUTERS
Des habitants se lamentaient de ne pouvoir se servir d'ordinateurs, de l'absence de climatisation dans la moiteur de la mousson et, pour certains, des retards de livraison. A Calcutta, des centaines de fonctionnaires ont été renvoyés chez eux, faute d'électricité pour pouvoir travailler.
200 mineurs ont été bloqués pendant six heures au fond d'une mine de charbon au Bengale occidental, dans l'est du pays. L'absence de courant rendait impossible le recours aux élévateurs permettant de les remonter à la surface. Mais ils ont pu être rapidement secourus.
Bonne nouvelle tout de même, alors que les Indiens avaient jusqu'à mardi pour payer leurs impôts, un délai supplémentaire d'un mois a été accordé à cause de la panne.

La moitié de l'Inde sans courant après une série de pannes électriques

Dans les faubourgs de Delhi, le 21 avril.
Dans les faubourgs de Delhi, le 21 avril. | AFP/PRAKASH SINGH

L'Inde était de nouveau frappée, mardi 31 juillet, par un black-out électrique géant. Près de la moitié des 1,2 milliards d'habitants que compte le pays étaient affectés, après l'effondrement presque simultané des réseaux desservant une vingtaine d'Etats dans le nord, l'est et le nord-est. En milieu d'après-midi, l'électricité revenait progressivement dans certaines zones mais le retour à la normale ne devait pas intervenir d'ici à la fin du jour.

Le ministre de l'énergie, Sushilkumar Shinde, a assuré que cette panne d'une ampleur extrêmement rare, survenue aux alentours de 13 heures locales (7 h 30 GMT), était due à des "Etats ayant dépassé leurs capacités autorisées d'approvisionnement sur leur réseau", provoquant un effet domino.
CONSÉQUENCES EN CASCADE
Conséquence de la panne géante : environ 400 trains sur l'ensemble du réseau ferroviaire étaient à l'arrêt. Au total, 19 Etats sur 28 étaient touchés, ainsi que la capitale fédérale, New Delhi, selon un calcul effectué par l'Agence France-Presse. A New Delhi, le métro était immobilisé et les feux de signalisation coupés. Le quotidien Times of India animait ainsi un live sur son site Internet, photos d'embouteillages gigantesques dans la capitale à l'appui.
Dans l'est du pays, au Bengale occidental, quelque 200 mineurs qui étaient pris au piège dans des mines de charbon ont été secourus au terme de plusieurs heures passées sous terre, a indiqué le directeur général du groupe minier. "Tous les mineurs ont été secourus. Ils sont sains et saufs et rentrent chez eux", a déclaré Niladri Roy, à la tête du groupe minier Eastern Coalfields, détenu par le gouvernement.
Pendant cinq à six heures, les mineurs sont restés bloqués dans 80 mines différentes à Burdwan, à environ 180 km au nord-ouest de Calcutta, la capitale du Bengale occidental. L'absence de courant rendait jusqu'alors impossible le recours aux élévateurs permettant de les remonter à la surface, avait indiqué plus tôt dans la journée la chef du gouvernement local, Mamata Banerjee. Le retour à la normale dans cette zone a permis leur remontée.
La majeure partie du Bengale occidental et Calcutta, capitale de cet Etat, étaient ainsi victimes de l'effondrement du réseau électrique, a indiqué un responsable au sein du fournisseur local d'électricité.
"C'est la plus grave crise énergétique dans la région. Nous étions en train de fournir de l'électricité au réseau du nord et cet approvisionnement a conduit à l'effondrement du nôtre", a expliqué le ministre de l'énergie du gouvernement local du Bengale occidental. Le même processus semble avoir abouti à l'effondrement du réseau du nord-est.
LE CHAOS LUNDI
Lundi déjà, le nord de l'Inde, où vivent 300 millions d'habitants, a été plongé dans le chaos après une panne géante, la pire en Inde depuis onze ans. L'ensemble du réseau électrique du nord du pays s'était effondré peu après 2 heures dans la nuit de dimanche à lundi (20 h 30 GMT dimanche) et n'a pu être rétabli totalement qu'à la fin de la journée.
Cette panne a perturbé la circulation d'environ 300 trains dans toute la région, le métro à New Delhi et bloqué les feux de signalisation dans les grandes villes, provoquant d'innombrables embouteillages à l'heure de pointe matinale.
Le ministre fédéral de l'énergie, M. Shinde, avait toutefois tenu à rappeler que ce genre de black-out n'était pas l'apanage des pays en développement, citant celui de 2003 aux Etats-Unis qui n'avait pu être résolu qu'au bout de "quatre jours".
En Inde, un pays émergent en quête de nouvelles sources d'approvisionnement énergétique pour alimenter sa croissance, les coupures de courant sont extrêmement fréquentes mais elles ne sont en général que de courte durée. Le pays, qui dépend essentiellement du charbon, voudrait faire passer la part du nucléaire dans la production électrique de 3 % actuellement à 25 % d'ici à 2050.

VIDEO. Inde : une panne d'électricité paralyse la moitié du pays


L'Inde a été frappée mardi 31 juillet par un black-out électrique sans précédent qui a touché la moitié de ce pays de 1,2 milliard d'habitants, après l'effondrement presque simultané des réseaux desservant une vingtaine d'Etats dans le Nord, l'Est et le Nord-Est. Quelque 200 mineurs ont été bloqués six heures dans des mines de charbon du Bengale-Occidental (est), le black-out empêchant l'usage d'élévateurs pour les remonter. Le métro de New Delhi a été immobilisé, 400 trains ont été paralysés et le chaos régnait dans les grandes villes privées de feux de signalisation.

Le ministre de l'Energie, Sushilkumar Shinde, a assuré que cette méga-panne était due au fait que des "Etats avaient dépassé leurs capacités autorisées d'approvisionnement sur leur réseau", provoquant un effet domino. Une zone s'étendant de la frontière pakistanaise aux confins du Nord-Est, près de la Chine, a été affectée, incluant New Delhi, la capitale, Calcutta et Lucknow. Au total, 20 Etats sur 29 ont été touchés, selon un calcul de l'AFP.

La zone euro assommée par le chômage


Les conséquences de la crise se font lourdement sentir au sein de la zone euro, où le chômage a atteint un niveau record et devrait poursuivre son ascension. L'Espagne est particulièrement touchée.

Les conséquences de la crise se font lourdement sentir au sein de la zone euro, où le chômage a atteint un niveau record et devrait poursuivre son ascension. L'Espagne est particulièrement touchée. | 

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Le taux de  de la zone  a atteint en juin 11,2%, du jamais vu. Il touche désormais 17,80 millions de personnes en âge de travailler, selon les estimations mardi de l'office européen de statistiques Eurostat. Conséquence de la , le nombre devrait encore s'accroître.En tête des pays les plus touchés : l'Espagne et la Grèce. 

Un risque que le chômage atteigne les 12% l'an prochain. En un mois, 123 000 personnes sont venues grossir les rangs des chômeurs au sein de l'Union monétaire, révèlent ces estimations. Sur les 12 derniers mois, 2,02 millions de personnes se sont retrouvées au chômage. «Sachant que la zone euro risque de voir son économie se contracter au troisième trimestre, la probabilité est importante que le chômage dans la zone euro augmente considérablement dans les mois qui viennent», estime Howard Archer de IHS Global Insight. Pour l'économiste, le taux de chômage risque d'atteindre 11,5% d'ici la fin de l'année, malgré des disparités importantes selon les pays. «Il y a un vrai danger qu'il atteigne 12% en 2013», prévient-il, alors que les responsables européens peinent à trouver un moyen de relancer la croissance, en berne sous le coup des mesures d'austérité imposées dans la plupart des pays.

L'Espagne, première victime. En matière d'emploi, l'Espagne s'affiche de très loin comme le mauvais élève de la zone euro en matière d'emploi. Le chômage touche une personne sur quatre et plus d'un jeune sur deux, et la récession dans laquelle s'enfonce la quatrième économie de la zone euro n'offre pas de perspectives rassurantes. La situation est également préoccupante dans les autres pays faibles de la zone, notamment ceux qui ont bénéficié d'une assistance financière. Le taux de chômage a atteint 15,4% en juin au Portugal, 14,8% en Irlande et 22,5% en Grèce, où les dernières données disponibles datent d'avril.

L'Autriche a le taux de chômage le plus faible. «Le chômage a également crû en France (pour le 14e mois consécutif, Ndlr), à 10,2% en juin. En Allemagne, des données publiées mardi matin ont mis en évidence une hausse pour le quatrième mois de suite du nombre de sans emploi en juillet», souligne Jennifer Mc Kweon, de Capital Economics. Malgré cela, l'Allemagne (5,4) fait toujours partie des pays avec les taux de chômage les plus faibles comme l'Autriche (4,5%), les Pays-Bas (5,1%) et le Luxembourg (5,4%).



Une inflation d'environ 2,4% en juillet
. Dans l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage a atteint en juin 10,4%, comme en mai. Il s'agit là encore d'un niveau record. Conséquence: la consommation risque d'être lourdement pénalisée, d'autant plus que les revenus des ménages sont sous pression avec une inflation qui reste élevée. Elle s'est inscrite en juillet à 2,4%, comme le mois précédent, selon une première estimation publiée mardi par Eurostat. Même si elle a beaucoup ralenti depuis le début de l'année, l'inflation dépasse pour le 20e mois consécutif le seuil de 2% visé par la Banque centrale européenne (BCE), chargée de veiller à la stabilité des prix, si chère à Berlin. «Il ne faut pas que ça empêche la BCE de prendre des mesures supplémentaires, cette semaine ou bien plus tard, pour sortir la zone euro de la récession», estime l'analyste de Capital Economics. Les marchés placent leurs espoirs dans l'institut monétaire depuis que son président, Mario Draghi, a promis d'intervenir pour enrayer la crise de la dette. Le conseil des gouverneurs de la BCE se réunit ce jeudi et pourrait apporter des précisions sur la forme que pourrait prendre cette aide. 

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