samedi 28 juillet 2012

Claude Guéant critique vertement les nouveaux critères de naturalisation



Manuel Valls et Claude Guéant, lors de la passation de pouvoir au ministère de l'intérieur, le 17 mai.

Dans un entretien au Figaro publié jeudi 26 juillet sur le site Internet du quotidien, l'ancien ministre de l'intérieur Claude Guéant critique vertement les nouveaux critères de naturalisation que veut introduire son successeur Manuel Valls.

Devant la commission des lois du Sénat, M. Valls a déclaré qu'il "s'apprête àrevenir sur les critères introduits subrepticement par [son] prédécesseur", souhaitant faire de la nationalité "un moteur de l'intégration et non le résultat d'une course d'obstacles aléatoire et discriminante". Selon le ministre, "le nombre de naturalisations est en chute libre" et "si rien n'est fait, ce nombre va chuter de 40 % entre 2011 et 2012 après une chute de 30 % entre 2010 et 2011".
"CRÉER DES DROITS POUR DES PERSONNES QUI ONT VIOLÉ LA LOI"
"Le texte que prépare le ministre aura à l'évidence pour conséquence de créer des droits pour des personnes qui ont violé la loi, ce qui pose problème, il indique qu'un des critères pourrait être celui de la scolarisation des enfants, or tous les enfants étrangers, quelle que soit la régularité du séjour de leurs parents, sont accueillis dans nos écoles", estime M. Guéant.
"Cela signifie qu'il suffirait d'avoir des enfants pour avoir un droit définitif au séjour. Manuel Valls dit aussi que le fait de travailler clandestinement pourrait donner droit au séjour. Autant dire que plus on est irrégulier, plus on enfreint la loi, plus on aurait droit au séjour. Je laisse les Français juger", ajoute M. Guéant.
Indiquant que les personnes issues de l'immigration votent à 75 % pour la gauche,"la nouvelle clientèle électorale à cultiver pour le PS doit désormais être celle des personnes issues de l'immigration"; ajoute l'ancien ministre, qui conclut :"Favoriser une immigration incontrôlée pour des motifs politiciens présente de grands dangers pour la cohésion sociale et pour la préservation des valeurs de la République."

Claude Guéant critique vertement les nouveaux critères de naturalisation



Manuel Valls et Claude Guéant, lors de la passation de pouvoir au ministère de l'intérieur, le 17 mai.

Dans un entretien au Figaro publié jeudi 26 juillet sur le site Internet du quotidien, l'ancien ministre de l'intérieur Claude Guéant critique vertement les nouveaux critères de naturalisation que veut introduire son successeur Manuel Valls.

Devant la commission des lois du Sénat, M. Valls a déclaré qu'il "s'apprête àrevenir sur les critères introduits subrepticement par [son] prédécesseur", souhaitant faire de la nationalité "un moteur de l'intégration et non le résultat d'une course d'obstacles aléatoire et discriminante". Selon le ministre, "le nombre de naturalisations est en chute libre" et "si rien n'est fait, ce nombre va chuter de 40 % entre 2011 et 2012 après une chute de 30 % entre 2010 et 2011".
"CRÉER DES DROITS POUR DES PERSONNES QUI ONT VIOLÉ LA LOI"
"Le texte que prépare le ministre aura à l'évidence pour conséquence de créer des droits pour des personnes qui ont violé la loi, ce qui pose problème, il indique qu'un des critères pourrait être celui de la scolarisation des enfants, or tous les enfants étrangers, quelle que soit la régularité du séjour de leurs parents, sont accueillis dans nos écoles", estime M. Guéant.
"Cela signifie qu'il suffirait d'avoir des enfants pour avoir un droit définitif au séjour. Manuel Valls dit aussi que le fait de travailler clandestinement pourrait donner droit au séjour. Autant dire que plus on est irrégulier, plus on enfreint la loi, plus on aurait droit au séjour. Je laisse les Français juger", ajoute M. Guéant.
Indiquant que les personnes issues de l'immigration votent à 75 % pour la gauche,"la nouvelle clientèle électorale à cultiver pour le PS doit désormais être celle des personnes issues de l'immigration"; ajoute l'ancien ministre, qui conclut :"Favoriser une immigration incontrôlée pour des motifs politiciens présente de grands dangers pour la cohésion sociale et pour la préservation des valeurs de la République."

Morbihan : quatre personnes meurent dans l'incendie de leur voiture


Alors qu'elles roulaient en début d'après-midi sur la RN24 dans le sens Rennes-Lorient, non loin de la commune de Moréac, quatre personnes ont perdu la vie dans l'incendie de leur voiture. Le véhicule aurait pris feu après avoir soudainement quitté la route, pour une raison encore indéterminée.
Parmi les victimes deux adultes et deux enfants en bas âge qui auraient entre 5 et 10 ans. Aucun d'eux n'a encore pu être identifié.
Un homme de 45 ans est venu à leur secours et a tenté de les extraire du véhicule en flammes. En vain. Selon les pompiers, l'homme est légèrement blessé à la tête, aux bras et aux genoux.

Les "emplois d'avenir" devraient être réservés aux jeunes non diplômés


Une agence de Pôle Emploi au Mans en septembre 2009.

A qui vont être destinés les emplois d'avenir promis par François Hollande ? Au lendemain de la publication de chiffres du chômage en forte hausse, une réunion interministérielle a eu lieu jeudi 26 juillet pour tenter de déterminer ce que seront ces 150 000 contrats aidés (100 000 prévus en 2013, 50 000 en 2014). Car selon les ministres, la vision de ce que doivent être ces "emplois jeunes" version Hollande diverge.

Une chose est déjà acquise. Les emplois d'avenir seront l'objet du premier projet de loi examiné à la reprise des travaux parlementaires début octobre. D'ici là, Matignon devra trancher entre le projet de Michel Sapin, ministre du travail et de l'emploi, qui veut qu'ils soient avant tout réservés aux jeunes les moins qualifiés, et les besoins de Vincent Peillon, le ministre de l'éducation, qui espère les utiliserpour faire du "prérecrutement" de professeurs dès la fin de la deuxième année de licence.
UN PÉRIMÈTRE EN DÉBAT
Côté ministre du travail et de l'emploi, on ne veut surtout pas que les emplois d'avenir reproduisent les effets des emplois-jeunes, trop utilisés pour recruter des diplômés du supérieur. "Il y a environ 400 000 jeunes sans aucun diplôme qui sont au chômage. C'est en priorité à ces jeunes totalement exclus du système qu'ils seront destinés", avance-t-on ainsi dans l'entourage de Michel Sapin.
Mais du côté de Vincent Peillon, on ne l'entend pas de la même façon. Et on assure qu'il y "aura deux types de contrats d'avenir : les premiers pour les jeunes sans qualification comme le souhaite Michel Sapin, les seconds pour les étudiants de licence qui veulent devenir professeur dans les académies déficitaires en candidats aux concours. Nous pourrons ainsi mener des étudiants boursiers jusqu'au concours en finançant leurs études", espère-t-on au cabinet du ministre de l'éducation, où le chiffre de 30 000 contrats destinés à cet objectif est cité.
Si Michel Sapin est prêt à faire un geste "pour les jeunes sortis du supérieur seulement s'ils sont issus des zones urbaines sensibles", il ne compte pas "lâcher" autant de contrats à l'éducation nationale. "L'essentiel des contrats sera signé dans les collectivités locales et le secteur non lucratif, pas par l'Etat", assure-t-on dans son entourage.
"Il y a un désaccord entre les deux ministres sur le nombre de contrats qui doit encore être arbitré, convient l'un des conseillers chargé de préparer les arbitrages.Mais s'il devrait bien y avoir des contrats pour assurer du prérecrutement de professeurs, ce ne sera sûrement pas 30 000, mais uniquement à la marge." A Matignon, on évoque le chiffre de 7 500 contrats concernés, soit 5 % du dispositif total.
Au cabinet de Benoît Hamon, ministre délégué à l'économie sociale et solidaire, secteur qui devrait être très concerné, on plaide aussi pour faire bénéficier les jeunes des zones rurales "qui sont aussi touchés par le chômage que ceux des zones urbaines sensibles".
La focalisation sur les jeunes non diplômés inquiète déjà l'Union de syndicats et groupements d'employeurs représentatifs dans l'économie sociale (Usgeres). "Il ne faudrait pas que tous les emplois d'avenir soient uniquement réservés à des personnes non qualifiées, sinon nous n'aurons pas la capacité d'en recruter 150 000, de les former et de les orienter vers des métiers et des secteurs porteurs", assure déjà Sébastien Darrigrand, son délégué général.
DES CONTRATS DE TROIS ANS
La durée des contrats est nettement moins sensible. Il est quasiment acté qu'ils dureront trois ans, décomposés en "années renouvelables pour permettre aux jeunes de sortir du dispositif s'ils trouvent un emploi ailleurs", explique-t-on au ministère du travail. Concrètement, ces contrats seraient une sous-catégorie des actuels contrats unique d'insertion (CUI). Pour compenser le manque de qualification de ces jeunes, une aide à la formation devrait être apportée aux employeurs, éventuellement par le biais d'un "chèque formation".
L'essentiel de ces contrats sera réservé aux collectivités locales, au secteur associatif et au secteur de l'économie sociale et solidaire, notamment les mutuelles et les coopératives qui ne pouvaient pas bénéficier des contrats aidés réservés au secteur non marchand. Des contrats d'objectifs devraient être signés avec les collectivités pour prévoir une orientation vers les secteurs les plus en besoin de recrutement, comme le sanitaire et social ou l'aide à domicile.
UN COÛT DE 1,5 MILLIARD D'EUROS PAR AN
Le gouvernement veut que le premier contrat puisse être signé dès le 1er janvier 2013. 75 % du salaire brut devrait être pris en charge par l'Etat. Le coût total pour les finances publiques n'est pas encore totalement bouclé, mais il devrait s'élever à environ 500 millions d'euros dès 2013, puis 1,5 milliard en rythme de croisière, affirme-t-on dans l'entourage de Michel Sapin, où l'on fait valoir que "c'est presque le doublement du budget actuel destiné aux contrats unique d'insertion".
Ce chiffrage laisse toutefois sceptique Eric Heyer, économiste à l'OFCE et qui a travaillé sur le coût de cette proposition de campagne de François Hollande. "En comptant les exonérations de charge au niveau au niveau du smic, le coût d'un contrat aidé pour l'Etat dépasse 17 000 euros. Pour 150 000 contrats, il faut donc plutôt compter 2,5 milliards", défend-il.

Guéant fustige les nouveaux critères de naturalisation voulus par Valls


Manuel Valls et Claude Guéant, lors de la passation de pouvoir au ministère de l'intérieur, le 17 mai.

Dans un entretien au Figaro publié jeudi 26 juillet sur le site Internet du quotidien, l'ancien ministre de l'intérieur Claude Guéant critique vertement les nouveaux critères de naturalisation que veut introduire son successeur Manuel Valls.

Devant la commission des lois du Sénat, M. Valls a déclaré qu'il "s'apprête àrevenir sur les critères introduits subrepticement par [son] prédécesseur", souhaitant faire de la nationalité "un moteur de l'intégration et non le résultat d'une course d'obstacles aléatoire et discriminante". Selon le ministre, "le nombre de naturalisations est en chute libre" et "si rien n'est fait, ce nombre va chuter de 40 % entre 2011 et 2012 après une chute de 30 % entre 2010 et 2011".
"CRÉER DES DROITS POUR DES PERSONNES QUI ONT VIOLÉ LA LOI"
"Le texte que prépare le ministre aura à l'évidence pour conséquence de créer des droits pour des personnes qui ont violé la loi, ce qui pose problème, il indique qu'un des critères pourrait être celui de la scolarisation des enfants, or tous les enfants étrangers, quelle que soit la régularité du séjour de leurs parents, sont accueillis dans nos écoles", estime M. Guéant.
"Cela signifie qu'il suffirait d'avoir des enfants pour avoir un droit définitif au séjour. Manuel Valls dit aussi que le fait de travailler clandestinement pourrait donner droit au séjour. Autant dire que plus on est irrégulier, plus on enfreint la loi, plus on aurait droit au séjour. Je laisse les Français juger", ajoute M. Guéant.
Indiquant que les personnes issues de l'immigration votent à 75 % pour la gauche,"la nouvelle clientèle électorale à cultiver pour le PS doit désormais être celle des personnes issues de l'immigration"; ajoute l'ancien ministre, qui conclut :"Favoriser une immigration incontrôlée pour des motifs politiciens présente de grands dangers pour la cohésion sociale et pour la préservation des valeurs de la République."

facebook action


FACEBOOK AU BUREAU
Crédit Photo : François BOUCHON/Le Figaro
L’action se traite plus de 39% en dessous de son cours d’introduction et 32 milliards de dollars de capitalisation boursière sont partis en fumée. Pourquoi, une telle déconvenue ? À qui la faute ? Retour sur les nombreux ratés de l’opération.
Ce devait être une «introduction de place», c’est ainsi que les opérateurs qualifiaient l’introduction de Facebook pour désigner une opération à ne pas rater. Cette IPO devait marquer le retour en grâce des valeurs technologiques, décimées par l’éclatement de la bulle internet en 2000. Une introduction à la démesure des chiffres avancés par le groupe: 900 millions d’utilisateurs, une valorisation de 104 milliards de dollars et 16 milliards de dollars levés ; bien au-delà du 1,67 milliard de dollars levés par Google en 2004.
Pourtant, rien ne s’est passé comme prévu. Le 18 mai, jour de l’introduction, la cotation du titre accuse près de 30 minutes de retard en raison de gros problèmes techniques et de divers bugs informatiques. Le cours de l’action Facebook a momentanément bondi de 12% avant de redescendre brutalement vers son niveau d’introduction à 38 dollars. En trois jours, le titre a chuté de 28% par rapport à ses plus hauts.
Deux mois plus tard, l’action se négocie autour de 23 dollars, soit une décote de 39% par rapport à cours d’introduction. La capitalisation boursière a fondu, de près de 32 milliards de dollars. Un scénario très éloigné de la performance de LinkedIn, autre réseau social, dont l’introduction en mai 2011 s’était suivie d’une hausse de 109%.
Pourquoi une telle déconvenue? À qui la faute? À l’origine de ce raté, il y a en fait toute une chaîne de responsabilité.
Des errements dans la gouvernance
La bourse c’est l’école de l’humilité et c’est peut-être là l’une des failles de la direction. L’emblématique Mark Zuckerberg a voulu s’affranchir des codes classiques de l’entreprise. La bourse lui a fait payer son arrogance. Le 7 mai, lors du roadshow Facebook devant l’hôtel Sheraton à New York, Zuckerberg est accueilli par une nuée de photographes et de caméras. Il arbore unhoodie, un sweat-shirt à capuche, «un signe d’immaturité et de manque de respect» relèveront certains analystes.
Un détail pourrait-on dire. D’illustres prédécesseurs comme Steve Jobs, Bill Gates, Charles Branson, ou Xavier Niel, ont depuis longtemps tombé la cravate. Mais les erreurs de communication du jeune prodige de Harvard, élu «personnalité de l’année» par le magazine Time en 2010, ne s’arrêtent pas là. Le 19 mai, lendemain de l’introduction, l’action est de nouveau attaquée. Elle perd 11% sur le Nasdaq. Le même jour Mark Zuckerberg célèbre son mariage avec Priscilla Chan, marquant ainsi une forme d’indifférence à l’égard des marchés.
Quelques jours avant l’introduction, le rachat d’Instagram pour 1 milliard de dollars, a lui aussi provoqué une levée de bouclier des marchés, plus dans la forme que dans le fond. En effet,l’opération s’est décidée en tête-en-tête, sans l’avis du conseil d’administration. Interrogé à ce sujet par un journaliste, Mark Zuckerberg répond: «je le referai».
Et les cafouillages ne s’arrêtent pas à la personne du fondateur. La décision de David Ebersman, le directeur financier, d’augmenter de 25 % le nombre de titres mis en vente trois jours avant l’introduction en Bourse, alors même que General Motors a retiré au groupe un budget de communication de 10 millions de dollars, faute de résultats convaincants, n’était pas très opportune. Et que dire de Sheryl Sandberg, l’adjointe de Mark Zuckerberg, que l’on n’entend jamais, alors qu’elle est suposée jouer un rôle important auprès des investisseurs?
Les banques chargées de l’introduction critiquées
La banque d’affaires Morgan Stanley, qui a mené l’opération, a sans doute elle aussi sa part de responsabilité dans le fiasco. Elle croyait que l’effervescence autour de l’introduction du réseau social suffirait à faire grimper le titre. Mais elle a été obligé de soutenir la valeur en dépensant plus de deux milliards de dollars le jour de l’introduction dans les vingt dernières minutes de cotation pour éviter qu’il ne s’effondre. Privée de ce soutien, l’action a chuté de 11% le lendemain.
Autre erreur de communication, le 9 mai. Facebook dépose une dernière mise à jour de son document préparatoire à l’introduction en Bourse auprès de l’autorité américaine des marchés financiers. Il comporte un paragraphe dans lequel le groupe indique que «les utilisateurs quotidiens progressent plus rapidement que le nombre de publicités». «Nous pensons que cette tendance est tirée en partie par un usage croissant de Facebook sur les terminaux mobiles, où nous n’avons que récemment commencé à afficher un petit nombre de messages sponsorisés», ajoute la société. Dans la foulée, les analystes, y compris les banques en charge de la distribution des actions Facebook (Morgan Stanley, JPMorgan et Goldman Sachs), révisent à la baisse leurs prévisions de croissance. Mais plutôt que d’en informer le marché, elles préfèrent transmettre verbalement l’information à certains investisseurs institutionnels... Le marché en aura connaissance que quelques jours après l’introduction. L’autorité des marchés financiers (SEC) a ouvert une enquête et de nombreux investisseurs ont lancé une action en nom collectif contre Facebook et ses banquiers. «Facebook savait, avant l’introduction en Bourse, que les revenus promis aux futurs actionnaires ne seraient pas réalisables», a indiqué Samuel Rudman du bureau d’avocats Robbins Gelle chargé de représenter la plainte de 1500 Belges.
Des problèmes techniques
Des gros problèmes techniques et des bugs informatiques ont retardé de près de 30 minutes la cotation de l’action de Facebook lors de son introduction. Et cette fois, c’est le Nasdaq qui est en cause. Dans les trente premières secondes de cotation 80 millions d’ordres ont été reçus, souvent incohérents. De nombreux d’institutionnels ont en effet cherché à annuler leurs ordres en s’apercevant qu’ils allaient recevoir davantage d’action qu’ils avaient anticipé. Face à ces instructions contradictoires les ordinateurs ont «buggé». Laissés dans l’incertitude pendant plus de deux heures quant à l’exécution de leurs ordres, beaucoup d’investisseurs ont cru que la demande était bien plus faible que prévu. Résultat: les quatre principaux teneurs de marché dans l’IPO de Facebook estiment leurs pertes à plus de 200 millions de dollars. Le Nasdaq OMX Group a proposé de les dédommager à hauteur de 62 millions de dollars (51 millions d’euros) en échange de l’abandon des poursuites.
Un modèle économique qui se cherche
Derrière les erreurs de communications, et les problèmes techniques, il y a aussi des interrogations de fond. L’action valait-elle 71 fois ses bénéfices, alors que le PER moyen des sociétés du Nasdaq est plus proche de 20? Le business model de Facebook est basé sur la publicité qui représente 85% de son chiffre d’affaires. Or l’application est de plus en plus consultée sur mobile, un support peu compatible avec la publicité. Ses 901 millions de membres ne lui rapportent chacun que 3,6 euros mensuels par visiteur, contre 32 euros pour Google. Ils ne cliquent qu’une fois sur 2000 sur les bannières publicitaires, contre une fois sur 250 pour Google. Du coup Facebook les vend 24 centimes d’euro en moyenne pour 1000 affichages, trois fois moins que sur Google.
En partenariat avec Trendsetter.fr

Le tueur d'Aurora voyait un psychiatre



Photo prise le 27 juillet 2012 du chalet à Bozel près de Courchevel où un jeune de 24 ans est soupçonné d'avoir abattu trois membres de sa famille./Photo Antoine Agasse AFP


© REUTERS
Ses avocats ont transmis des documents en ce sens à la justice vendredi.
USA: l'auteur présumé de la fusillade du Colorado voyait un psychiatre (avocats)
Ajoute détails, nouvelles déclarations
AURORA (Etats-Unis), 27 juil 2012 (AFP) -
L'auteur présumé de la fusillade qui a fait 12 morts dans un cinéma américain il y a une semaine était suivi par le psychiatre à qui il a envoyé un cahier et des dessins présentant ses projets de tuerie, ont déclaré ses avocats dans des documents transmis à la justice.
James Holmes, 24 ans, avait envoyé ce colis à un psychiatre de l'université du Colorado, avaient révélé mercredi plusieurs médias américains. Des informations contradictoires avaient circulé dans la presse quant à savoir si le colis aurait pu arriver assez tôt pour que le massacre puisse être évité.
Dans une motion déposée devant la justice et révélée vendredi par un juge, les avocats de James Holmes assurent que les droits constitutionnels de leur client ont été violés par la révélation de l'existence et du contenu de ce colis.
Donnant déjà un avant-goût de la bataille judiciaire à venir, ils plaident que le contenu de ce courrier ne peut pas être utilisé comme preuve parce que "M. Holmes était un patient du Dr (Lynne) Fenton, et que leurs échanges sont protégés" par le secret médical.
L'accusation a rejeté la motion déposée par la défense, assurant que de nombreuses informations qui avaient été publiées sur ce colis étaient erronées et qu'il n'y avait aucune preuve que le gouvernement soit responsable de ces fuites.
Les allégations selon lesquelles la police examine actuellement le contenu de ce paquet sont fausses, a assuré le ministère public.
Le juge William Sylvester a ordonné la tenue d'une audience sur la motion déposée par les défenseurs de James Holmes lundi, le jour-même où celui-ci devrait à nouveau comparaître pour être formellement mis en accusation.
Originaire de Californie, l'étudiant est accusé d'avoir tué 12 personnes et blessé 58 autres dans un cinéma à Aurora, dans la banlieue de Denver, pendant la première du film Batman, "The Dark Knight Rises".
Il est actuellement détenu à l'isolement au centre de détention du comté d'Arapahoe et il encourt la peine de mort, bien que l'Etat du Colorado n'ait exécuté qu'une seule personne depuis 1976.
Présenté pour la première fois devant la justice lundi, il doit subir une évaluation psychiatrique.
str-mso/mdm/lor

Propos de Royal: Vallaud-Belkacem dit "stop aux vaines polémiques"


La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a voulu couper court samedi à la polémique suscitée par des propos de Ségolène Royal qui, selon Le Point, a dit qu'elle ne "serait peut-être pas là" si elle s'appelait "Claudine Dupont".
La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a voulu couper court samedi à la polémique suscitée par des propos de Ségolène Royal qui, selon Le Point, a dit qu'elle ne "serait peut-être pas là" si elle s'appelait "Claudine Dupont".

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a voulu couper court samedi à la polémique suscitée par des propos de Ségolène Royal qui, selon Le Point, a dit qu'elle ne "serait peut-être pas là" si elle s'appelait "Claudine Dupont".
"Stop les vaines polémiques, la seule @RoyalSegolene que je connais est là", a tweeté Mme Vallaud-Belkacem en mettant un lien sur le communiqué de l'ex-candidate à la présidentielle affirmant vendredi soir qu'elle "ne se reconnaît pas dans les propos réducteurs que lui prête le journal Le Point".
"Je maintiens les propos entre guillemets de @RoyalSegolene sur les origines de Najat Vallaud-Belkacem. Propos tenus le 20 juillet" a répliqué le journaliste du Point auteur de l'article, Saïd Mahrane, aussi sur Twitter.
Dans un portrait de la ministre, l'hebdomadaire, dans son édition datée du 26 juillet, cite cette phrase de l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle: "elle s'appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là. Elle doit assumer son identité et en être fière".
"J'ai toujours voulu des ouvriers, des exclus, des jeunes issus de la diversité autour de moi", a ajouté, selon l'hebdomadaire, Mme Royal, dont Najat Vallaud-Belkacem a été l'une des porte-parole à la présidentielle de 2007 et la primaire de 2011.
Dans la soirée de vendredi, Ségolène Royal a affirmé dans un communiqué qu'elle "ne se reconnaît pas dans les propos réducteurs que lui prête le journal Le Point à propos de Najat Vallaud Belkacem et qui aboutissent à lui faire dire le contraire de ce qu'elle a toujours affirmé".
Ségolène Royal, poursuit le communiqué "a, depuis 2007, toujours mis en avant Najat Vallaud Belkacem, à la fois pour son talent et son histoire et elle se réjouit des responsabilités qui lui sont confiées aujourd'hui et qui sont pleinement méritées".
Avant ce communiqué, les propos cités par Le Point avaient suscité de vives réactions, d'un côté de l'association féministe Ni Putes Ni Soumises, et de l'autre du Front national.
Deux internautes proches de l'UMP ont également réagi en créant un compte parodique Twitter nommée "Claudine Dupont" où l'on peut voir la photo de Najat Vallaud-Belkacem suivie de la mention "Ne sera jamais ministre d'après @RoyalSegolene".
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Liberté d'expression et sponsors: les obligations des athlètes pendant les Jeux 28 juillet 2012 à 13:57


La délégation française olympique, le 27 juin 2012
La délégation française olympique, le 27 juin 2012 (Photo Mike Blake. Reuters)

Chaque participant aux Jeux devra s’abstenir d'émettre un quelconque avis subversif dans les lieux olympiques durant la quinzaine. Un guide très complet de bonnes manières a été remis aux athlètes.

Par SYLVAIN MOUILLARDSOPHIE GINDENSPERGER
Motus et bouche cousue. C’est une des obsessions du Comité international olympique (CIO) : que les athlètes n’expriment pas une quelconque revendication politique dans les arènes des Jeux. Les cas de John Carlos et Tommie Smith restent dans les mémoires. Les deux Noirs américains avaient osé brandir un poing ganté de noir sur le podium du 400 mètres aux Jeux de Mexico de 1968, en signe de soutien aux afro-américains victimes de discrimination. Furieux, le CIO avait exclu les deux hommes du village olympique et de la délégation américaine, en fustigeant «une infraction délibérée et violente aux principes de l’esprit olympique».
Plus récemment, l’idée de la délégation française de porter un badge pour «un monde meilleur» à Pékin, en 2008, avait été balayée. Cette année, la première polémique est venue du refus du CIO d’observer une minute de silence lors de la cérémonie d’ouverture vendredi, en mémoire des athlètes israéliens tués durant les Jeux de Munich en 1972.
Pour s’assurer la docilité des quelque 10 500 athlètes qui s'ébroueront dans les arènes londoniennes lors des 15 prochains jours, le CIO leur a fait connaître ses directives, via les comités nationaux. Le guide de la délégation française, par exemple, détaille ces obligations, tant en matière de liberté d’expression que d’attitude vis-à-vis des sponsors. Avec une règle d’or, la numéro 50, qui pose qu'«aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique». Nous avons retenu les cinq fondements principaux de ce guide.

Tes tweets tu méditeras

Bien que le CIO «encourage toutes les activités en relation avec les réseaux sociaux et les blogs», le contenu de ce que l’athlète pourra mettre sur Twitter, Facebook ou un blog personnel est strictement encadré. Toute intervention en ligne doit ainsi «être rédigée à la première personne» et «sous forme de journal». Ce qui exclut par exemple l’écriture d’un blog hébergé sur la plate-forme d’un média comme Libération, nous a expliqué le comité olympique français.
Si la publication de photographies prises sur les sites olympiques est autorisée (sans commercialisation, bien entendu), la diffusion en ligne de tout film ou son capté sur un site olympique est pour le coup complètement interdite. Le guide du Comité français (CNOSF) prend la peine de préciser que les vidéos prises en-dehors des sites olympiques sont diffusables. Athlète, tu peux donc envoyer une vidéo de ta visite au Tower Bridge, mais pas de ta chambre.
Mais gare à toi si ta photo de profil contient les anneaux olympiques ! En effet, «les participants ne doivent pas utiliser [en ligne] le symbole olympique, les emblèmes ou la mascotte» (sauf autorisation écrite, qui pourrait sauver les avatars Twitter avec Wenlock et Mandeville, lesdeux mascottes de ces Jeux). Ouf, les participants ont quand même le droit d’utiliser le terme «olympique», «à titre factuel, pour autant que ces termes ne soient pas associés à un tiers ou aux produits ou services d’un tiers». Les sportifs n’auront donc pas besoin d’établir un nom de code pour évoquer les Jeux.
Enfin, notons que s’il est strictement interdit d'émettre une«démonstration politique, religieuse ou raciale» dans un site olympique, il est possible de s’exprimer librement sur son site Internet, par exemple. «Par définition, les participants rendent publics leurs opinions et tout autre élément d’information à leurs propres risques et ils doivent indiquer clairement que les opinions exprimées leur appartiennent», prévient tout de même le CNOSF.

La tenue de rigueur tu porteras

C’est le comité national olympique français qui détermine la tenue autorisée pour les athlètes français en lice (avec, bien sûr, le sceau des sponsors officiels). Sauf que les besoins ne sont pas les mêmes selon les disciplines: bonnet de bain, lunettes de protection, raquette de tennis... Tous ces équipements dits «spéciaux» doivent être approuvés par les autorités. Selon des règles hyper strictes: ces logos ne peuvent dépasser «6 cm² pour les gants et les accessoires pour la tête, 20 cm² pour les articles d’habillement, 10 % de la surface totale pour l’équipement sportif (jusqu’à un maximum de 60 cm²)».
Cher sportif, attention aussi quand tu mets ton sweat-shirt : pas question de galvauder les logos officiels. Il faut en effet «éviter l’effet d’un logo composé ou un effet répétitif. Cela s’applique également lorsque plusieurs couches de vêtements sont portées par la même personne ou pour les combinaisons une pièce».
Pas question non plus d’aller faire son interview en chemisette après la douche ! La tenue doit être portée partout, tout le temps, et «être particulièrement soignée». Interdiction d’y ajouter tout accessoire politique ou publicitaire. Le cycliste australien Cadel Evans, fervent défenseur du Tibet, ne pourra par exemple porter ce genre de sous-vêtement.
Enfin, gare à la fantaisie : «Chaque membre s’engage à ne pas porter ou à ne pas avoir tatoué, marqué, incisé, rasé, percé, appliqué ou fixé à ou sur son corps (incluant mais sans s’y limiter les cheveux, les ongles, les lunettes et les lentilles de contact) un nom, logo ou dessin d’entreprise commerciale de quelque forme que ce soit, sans l’accord du Cnosf». Si le Comité se fend de telles précisions, c’est qu’il y a un précédent : aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, le sprinter Linford Christie n’avait rien trouvé de mieux à faire que de donner une interview affublé de lentilles de contact ornées d’un tigre, symbole d'une marque célèbre.
Quant aux heureux élus qui rafleraient une médaille, interdiction de se pointer sur le podium avec un équipement superflu. Prenez le cas d’un pongiste qui déciderait d’apporter sa raquette, siglée de son fournisseur perso. Il serait immédiatement refoulé.

Ton image tu céderas

Durant la quinzaine olympique, ami athlète, sache que tu cèdes tes droits d’image au «CIO, au CNOSF, et aux partenaires olympiques». Hors de question donc de tourner des pubs, sauf en vertu de quelques«aménagements». Le CIO peut ainsi t’autoriser à travailler pour le compte des sponsors officiels (leur liste est ici). Attention, ceux-ci devront se contenter de message d’encouragement et de félicitations, et ne pas faire de référence directe à un produit. MacDonald’s n’aura, par exemple, pas le droit de dire que tel athlète a assuré grâce à tous les Bigmacs qu’il s’est enfilés.

Tes propres sponsors tu oublieras

Les sponsors habituels du sportif, s’ils ne sont pas partenaires des Jeux, ont interdiction formelle d’utiliser l’image de leur poulain dans la période du 18 juillet au 15 août. En dehors de cette période, les sponsors non-officiels n’ont, bien sûr, pas non plus le droit de faire la moindre allusion aux JO dans leurs spots et affiches.

Les paris tu ne tromperas pas

Sans surprise, les athlètes ont interdiction de participer, soutenir ou promouvoir des paris sur les épreuves des Jeux. Mais le sportif s’engage aussi à ne pas fausser la donne, en s’abstenant de «transmettre ou diffuser une information d’initié». Si Roger Federer passe une très mauvaise nuit la veille de sa finale, qu’il s’abstienne donc d’en informer d'éventuels amis adeptes des bookmakers.

Respecte ce règlement, car à de dures sanctions tu t’exposerais

Nous en avons été informés à Libération lorsque nous avons envisagé un blog tenu par des sportifs participants aux Jeux. Les éventuels contrevenants s’exposent à une disqualification pure et simple et à un retrait de leur accréditation.

EN DIRECT - Départs en vacances : le trafic se densifie en ce samedi rouge

Les aéroports et les gares connaîtront, comme le réseau routier, une grande affluence en ce week-end de chassé-croisé.

Bison futé a fait savoir que ce week-end, les flux de circulation seront très importants sur les axes majeurs du pays, quel que soit le sens de circulation.
Bison futé a fait savoir que ce week-end, les flux de circulation seront très importants sur les axes majeurs du pays, quel que soit le sens de circulation. © Philippe Desmazes / AFP
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La circulation était dense sur les routes de France à la mi-journée, avec près de 265 kilomètres de bouchons sur l'ensemble du réseau routier, notamment dans la vallée du Rhône, en ce samedi de grand chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens, classé rouge par Bison futé. Selon le Centre national d'information routière (Cnir), la tendance était à la hausse en direction du sud, avec des bouchons se répartissant entre 7 km en région parisienne et 258 km en province. Ils devaient atteindre un pic autour de 13 heures.
En cette journée classée rouge dans le sens des départs et orange dans le sens des retours, mais rouge pour la moitié sud, la circulation est un peu moins soutenue que samedi dernier, dont le pic s'était élevé à 409 km à la mi-journée. "La circulation est dense mais un peu en-deçà de l'année dernière également, où 643 kilomètres de bouchons avaient été recensés vers midi", a déclaré en fin de matinée un responsable du Cnir à l'AFP.

Les aéroports et les gares pris d'assaut

Comme prévu, les difficultés étaient néanmoins nombreuses dans le sens des départs sur l'A6 dans la vallée de la Saône et sur l'A7 en vallée du Rhône. Le temps de parcours entre Lyon et Oranges'élevait à 3 h 15 au lieu de 1 h 50 en temps normal, avec plusieurs points noirs: barrière de péage de Villefranche-Limas, tunnel de Fourvière, entre Vienne et Tain l'Hermitage (20 km de ralentissements), et en direction de Valence (25 km) et Montélimar (30 km). Des mesures de régulation de vitesse ont été mises en place sur certains tronçons de l'A7, entre Vienne et Orange, dans les deux sens de circulation. La régulation consiste à prescrire un abaissement de la vitesse (de 130 km/h à 110 km/h) avant que le trafic ne s'engorge.
En Ile-de-France, "le trafic est chargé dans le sens des départs (nord/sud) mais aucune perturbation n'est recensée", a précisé le Cnir. Dans le sud, quelques bouchons de 5 à 10 km ont également été recensés sur l'A9 à hauteur de Perpignan en direction de l'Espagne, l'A10 entre Tours et Bordeaux, et l'A63 dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. "Le début des Jeux Olympiques à Londres devrait contribuer à renforcer le trafic en direction de Calais" dans le Nord, a par ailleurs souligné le Cnir.
Dans les aéroports et les gares, samedi et dimanche seront également un week-end de grande affluence. Les aéroports parisiens attendent 920 000 passagers et le trafic s'effectue "selon les prévisions", avec une météo "meilleure qu'annoncé", a précisé une porte-parole d'Aéroports de Paris à l'AFP. La SNCF transportera elle 1,2 million de passagers dans 2.174 TGV et trains internationaux, ce week-end étant un des plus chargés de l'été avec celui du 15 août. Paris Gare de Lyon et Paris Montparnasse connaîtront un trafic particulièrement dense avec 252 000 voyageurs attendus Gare de Lyon et 242 000 à Montparnasse. Selon un porte-parole de la SNCF, aucune perturbation n'est constatée car "tout est rétabli", y compris sur la ligne Bretagne-Paris, où il y a eu des retards vendredi soir en raison des orages.
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