dimanche 25 mars 2012

La Corée du Nord doit montrer sa bonne volonté à la communauté internationale"


La Corée du Nord doit montrer sa bonne volonté à la communauté internationale"

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Le président sud-coréen, Lee Myung-bak.
Le deuxième sommet sur la sécurité nucléaire se déroule lundi 26 et mardi 27 mars à Séoul, en Corée du Sud. Cinquante-trois pays seront présents. Proposé en 2009 lors de son discours de Prague par le président américain Barack Obama, sa première édition a eu lieu à Washington en 2010. A Séoul, il sera question de coopération contre le terrorisme nucléaire, de la protection des matériaux et des installations nucléaires et de la lutte contre le trafic des matériaux nucléaires. Cette année, le sommet se déroule sur fond de tension alimentée par les activités nucléaires iraniennes et nord-coréennes, et un peu plus d'un an après l'accident de Fukushima, au Japon. Avant le sommet, le président sud-coréen, Lee Myung-bak, a répondu aux questions du Monde.

La question nord-coréenne ne fera pas l'objet de discussions officielles au cours du sommet, mais devrait être évoquée lors de rencontres bilatérales. Kim Jong-un n'est au pouvoir que depuis trois mois, ce qui soulève des questions sur la stabilité du régime. Et, après un accord en février avec lesEtats-Unis prévoyant un moratoire sur ses activités nucléaires et les tirs de missiles, Pyongyang a annoncé le lancement un d'un "satellite", qui devraitintervenir en avril. Comment voyez-vous la situation ?
Au sujet de Kim Jong-un, je dois dire qu'il est apparu en pleine lumière très soudainement. Il faudra encore du temps avant de se forger une véritable impression à son sujet. L'annonce par Pyongyang du lancement d'un satellite équivaut à une rupture du lien de confiance établi lors des discussions avec les Etats-Unis. Il incombe à la Corée du Nord de montrer sa bonne volonté à la communauté internationale et de respecter ses engagements. J'espère qu'elle reviendra sur sa décision de lancer un satellite et respectera les accords conclus avec les Etats-Unis.
A notre époque, aucun pays ne peut s'en sortir seul sans coopérer avec les autres. Je crois qu'au final, la Corée du Nord, devra choisir la voie de la coopération internationale. Les pays impliqués dans les pourparlers à six sur le nucléaire nord-coréen (deux Corées, Etats-Unis, ChineRussieJapon) et la communauté internationale doivent mener des efforts concertés pour convaincrePyongyang de s'engager sur la voie de la dénucléarisation. La Corée du Nord a tout à gagner à suivre ce chemin. Elle a les moyens de réaliser un développement rapide comme la Chine et le Vietnam, mais il faut qu'elle coopère avec la communauté internationale. J'ajoute que, si Pyongyang renonce au nucléaire, laCorée du Sud et d'autres pays sont prêts à lui fournir une assistance économique et à l'aider à améliorer ses relations avec la communauté internationale.
Le sommet sur la sécurité nucléaire se tient cette année à Séoul. Pouvez-vous nous détailler l'implication de la Corée du Sud dans ce domaine ?
Sur le plan intérieur, le Parlement a ratifié la convention internationale sur la suppression des actes de terrorisme nucléaire et l'amendement à la convention sur la protection physique des matériaux nucléaires. La Corée du Sud doit finaliseren 2013 la création d'une académie internationale sur la sécurité nucléaire, qui sera installée à Daejeon (Centre). Et, en octobre 2011, une commission sur la sécurité et la sûreté du nucléaire, un organisme indépendant placé sous l'autorité du président, a été créée. Enfin, Séoul veut porter sa contribution à l''Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à un million de dollars par an, trois fois plus qu'avant.
L'accident de la centrale japonaise de Fukushima en mars 2011 a soulevé d'importantes questions sur la sûreté nucléaire et met en doute l'avenir de cette énergie. Quel est votre point de vue ?
En observant les tendances globales, il apparaît inévitable d'utiliser le nucléaire jusqu'à ce que l'usage des énergies nouvelles et renouvelables devienne universel. Pour ce qui est de la Corée du Sud, pays manquant de ressources naturelles, il n'y pas d'autres choix que de s'en remettre au nucléaire pour un approvisionnement stable en électricité, et ce d'autant plus si l'on considère la hausse des prix du pétrole et l'enjeu du réchauffement climatique. Cela dit, si dans 30, 40 ou 50 ans, les énergies nouvelles et renouvelables deviennent économiquement viables, la baisse de la dépendance à l'électricité d'origine nucléaire se fera naturellement.

Benoît XVI prône la paix et la justice au Mexique



 - Publié le 25/03/2012 à 20:33
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par Philip Pullella et Miguel Gutierrez
LEON, Mexique (Reuters) - Benoît XVI a exhorté dimanche les Mexicains, lors d'une messe en plein air géante à Leon, à promouvoir avec vigueur la paix et la justice dans un pays où la guerre des cartels de la drogue a fait des dizaines de milliers de morts.
Pour son dernier jour dans le deuxième pays catholique de la planète après le Brésil, le pape a célébré l'office dominical devant une foule de fidèles vibrant de foi estimée par les organisateurs à 300.000 personnes.
La messe avait été organisée par un beau temps ensoleillé au parc du Bicentenaire de Leon où le souverain pontife a fait son entrée dans sa "papamobile" en arborant, au ravissement de ses hôtes, un immense sombrero noir et blanc.
Il a déclaré prier pour que les Mexicains aient la force "de promouvoir avec vigueur la paix, l'harmonie, la justice et la solidarité".
Dans son allocution d'ouverture, l'archevêque de Leon, Mgr José Martin Rabago, a dénoncé "la peur, l'impuissance et les souffrances" engendrées par la guerre des cartels de drogue.
Le prélat n'a pas mâché ses mots en détaillant les souffrances d'un pays où la guerre entre les cartels de la drogue et les pouvoirs publics a fait plus de 50.000 morts ces cinq dernière années.
"Nous avons vécu des périodes de violence et de mort qui ont engendré une sensation pénible de peur, d'impuissance et de chagrin", a-t-il dit lors de son allocution. Le prélat a condamné les "racines perverses" des problèmes du Mexique en citant la pauvreté, le manque d'occasions, l'impunité, l'injustice et la croyance de certains sur l'importance d'accumuler les richesses et le pouvoir.
"La majorité écrasante de notre peuple ne souhaite pas emprunter le chemin de la mort et de la destruction. Il aspire à vivre en paix", a déclaré l'archevêque devant le pape.
Auparavant, le président mexicain Felipe Calderon avait convié huit personnes à s'entretenir avec le Saint-Père, dont la soeur d'un étudiant mort d'une balle perdue lors de tirs dans une rue, une personne longtemps retenue prisonnière par un gang ou encore des proches d'un policier mort dans la lutte contre les "narcos".
La première journée de Benoît XVI au Mexique a été assombrie samedi par de nouvelles accusations selon lesquelles le Vatican aurait dissimulé pendant des décennies des preuves d'actes pédophiles de la part de l'un des plus célèbres prêtres mexicains.
LÉGIONNAIRES DU CHRIST
Dans un ouvrage intitulé "La voluntad de no saber" (La volonté de ne pas savoir), les auteurs affirment avoir eu connaissance de plus de 200 documents confidentiels issus des archives du Vatican.
Selon eux, ces documents montrent que la hiérarchie de l'Eglise catholique a ignoré les plaintes reçues au sujet de la consommation de drogue et des agressions commises contre des séminaristes par le défunt père Marcial Maciel, fondateur de la congrégation de la Légion du Christ.
Par ailleurs, des victimes d'agressions sexuelles de la part de prêtres catholiques au Mexique ont sollicité une audience auprès du pape, arrivé vendredi dans ce pays, mais ils n'ont pas obtenu de 

Les Sénégalais votent pour un second tour à risque


Les Sénégalais votent pour un second tour à risque


Les Sénégalais votent dimanche pour le second tour de l'élection présidentielle devant départager le chef de l'Etat sortant Abdoulaye Wade et son ex-Premier ministre Macky Sall. Ce dernier, fort du soutien de toute l'opposition et d'une grande partie de la société civile, est favori.
Près de 5,3 millions d'électeurs sont appelés à voter à ce scrutin dans quelque 11'900 bureaux à travers le pays, qui ont fermé à 20h00.
Wade très confiant
"J'ai le sentiment, avec l'affluence que je vois aujourd'hui, que l'abstention du premier tour, la plus élevée de l'histoire politique du Sénégal, ne se retrouvera pas" au second tour, a déclaré le président Wade après avoir voté.
Il s'est dit prêt à "normaliser" ses relations avec Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, et Johnnie Carson, secrétaire d'Etat adjoint américain chargé de l'Afrique, tous deux "intoxiqués par des Sénégalais qui sont allés leur raconter que si je me représentais, le Sénégal allait brûler".
Position délicate
Candidat à sa propre succession, le président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans, au pouvoir depuis 2000, aborde ce second tour dans une position relativement délicate.
S'il est arrivé en tête du premier tour du 26 février avec 34,81% des voix, c'est Macky Sall (26,58%) qui semble rassembler le plus largement.
Thijs Berman, chef des observateurs de l'Union européenne (UE), a noté que "pour l'instant" le vote se "déroule bien", en espérant que le Sénégal montrera "un exemple fort" de démocratie dans la région après le coup de force au Mali.

L'Italie perd avec Antonio Tabucchi l'un de ses plus grands écrivains



Publié le 25.03.2012, 17h01
Le grand écrivain italien Antonio Tabucchi, décédé dimanche à Lisbonne, et qui a souvent privilégié dans ses oeuvres les histoires d'antihéros comme dans ses romans les plus connus

Le grand écrivain italien Antonio Tabucchi, décédé dimanche à Lisbonne, et qui a souvent privilégié dans ses oeuvres les histoires d'antihéros comme dans ses romans les plus connus "Nocturne indien" ou "Pereira prétend", était sans doute le plus européen des écrivains italiens |André Durand

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L'Italie a perdu l'un de ses plus grands écrivains, souvent cités pour le Nobel de la littérature, avec le décès dimanche à Lisbonne des suites d'une longue maladie d'Antonio Tabucchi à l'âge de 68 ans.
Selon le quotidien La Repubblica, de gauche, avec lequel le grand écrivain collaborait, Antonio Tabucchi est  des suites d'un cancer.
Un éditeur français a précisé qu'il était mort dans un hôpital, entouré de sa famille, des suites d'un cancer généralisé découvert par hasard il y a une quinzaine de jours lors d'une opération à la hanche.  Ses funérailles auront lieu jeudi à Lisbonne, capitale du Portugal, un pays qui était devenu sa seconde patrie, selon la presse.
"Un ami, un compagnon de route, un homme qui a vécu son époque avec passion et rage, un intellectuel européen, un grand écrivain, nous a abandonnés", a commenté dans un communiqué son éditeur italien Feltrinelli.
Le vice- du , Vannino Chiti, a déploré "la disparition douloureuse d'Antonio Tabucchi qui nous touche tous", relevant "le patrimoine précieux de romans et d'oeuvres, de traductions et d'essais" que l'écrivain laisse derrière lui.
"Aujourd'hui est une journée triste, une journée de deuil pour nous tous. Avec le décès d'Antonio Tabucchi nous perdons un grand intellectuel, un écrivain raffiné", a déclaré pour sa part Antonio Di Pietro, chef du parti Italie des valeurs (IDV, opposition), rappelant que "la démocratie avait été son étoile polaire".
Antonio Tabucchi "n'était pas seulement l'ami intime de Lisbonne et du Portugal, (...) il était aussi le plus portugais de tous les Italiens, un auteur cher aux lecteurs portugais", a estimé Francisco José Viegas, secrétaire d'Etat portugais à la Culture. Considéré comme l'un des plus grands écrivains italiens contemporains, Antonio Tabucchi est notamment l'auteur de "Nocturne indien", "Pereira prétend" et "Tristano meurt".
Auteur d'une vingtaine de livres traduits dans une quarantaine de langues, cet écrivain, universitaire et essayiste, est le traducteur en italien de l'oeuvre de l'écrivain portugais Fernando Pessoa.
Plusieurs de ses romans ont été portés à l'écran, dont "Nocturne indien" (prix Médicis étranger, 1987) par Alain Corneau, et "Pereira prétend" par Roberto Faenza avec Marcello Mastroianni, ce qui a contribué à faire de Tabucchi un auteur à succès.
Professeur de langue et de littérature portugaises à l'université de Sienne (Italie), romancier, nouvelliste, Antonio Tabucchi a été chroniqueur en Italie pour le Corriere della Sera et en Espagne pour El País, et un polémiste très engagé contre le gouvernement de Silvio Berlusconi.
Il aimait ainsi se définir comme "professeur d'université" et non comme écrivain, car écrire était une activité qui implique "les désirs, les rêves et la fantaisie".
Fils unique d'un marchand de chevaux, Antonio Tabucchi, né le 24 septembre 1943 à Pise, en Toscane, étudie la philologie romane, puis à partir de 1962, la littérature à Paris, où il découvre le poète Fernando Pessoa en lisant la traduction française du "Bureau de tabac".
Son enthousiasme lui fait découvrir la langue et la culture du Portugal, qui devient sa deuxième patrie.
Il poursuit alors des études de littérature portugaise à l'université de Sienne. Passionné par l'oeuvre de Pessoa, il traduit toute son oeuvre en italien, avec sa femme, rencontrée au Portugal, avec laquelle il a eu deux enfants.
Antonio Tabucchi, qui a également enseigné en France, était un amateur de bonne chère, dont la vingtaine de livres ont été traduits en 40 langues.
Au-delà de la situation italienne, l'écrivain estimait que "la démocratie n'allait pas de soi". "Il faut la surveiller et demeurer vigilant", soulignait celui qui a été l'un des membres fondateurs du défunt Parlement international des écrivains (PIE), créé en 1993 pour aider les auteurs cibles de menaces terroristes.

Ligue 1: Wallemme et le flop psychologique d'Auxerre



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Créé le 25/03/2012 à 20h25 -- Mis à jour le 25/03/2012 à 20h25

FOOTBALL - Malgré l'arrivée de son nouvel entraîneur, l'AJA poursuit sa chute vers la Ligue 2...

Si Laurent Fournier a regardé ce TFC-Auxerre (1-0), l’ancien entraîneur de la lanterne rouge de L1 doit se demander pourquoi ses dirigeants l’ont évincé. Une semaine après la prise de fonctions de Jean-Guy Wallemme, l’AJA a enchaîné un douzième match sans victoire (six nuls, six défaites) en championnat, avec une défaite à Toulouse (1-0), dimanche. «On espérait prendre un point voire mieux, lâche le nouveau venu. Mais dans le jeu et l’envie, cela a été compliqué.»
A l’exception du jeune défenseur Boly, par ailleurs très remonté contre ses coéquipiers, les Bourguignons ont tenu à démolir le cliché du fameux «choc psychologique», lié au changement d’entraîneur. Face à un prétendant à l’Europe pourtant bien pâle, ils n’ont eu que deux «occasionnettes»: une tête du spectral Le Tallec, et un tir au-dessus de Contout. Digne, Wallemme n’a pas voulu se réfugier derrière la dizaine d’absents, blessés ou suspendus, dont les habituels titulaires Oliech, Cissé, Kapo et Ndinga. «J’ai accepté un challenge un peu fou, reconnaît l’ancienne icône lensoise. On nous disait qu’on avait 80% de chances de descendre, je préfère me concentrer sur les 20 % de chances de rester en L1.»
La réalité est encore plus dure. A neuf journées de la fin du championnat, aucune équipe avec cinq points de retard sur le premier non-relégable (en l’occurrence Caen) ne s’est sauvée.   «On ne s’occupe pas des statistiques, élude le gardien Olivier Sorin. Caen a aussi perdu, et l’écart reste le même. Seule la 17e place nous intéresse.» Le défenseur Cédric Hengbart convoque l’exemple d’Ajaccio, «que tout le monde condamnait et qui est aujourd’hui loin devant, rien n’est impossible.» Mais pour Auxerre, tout est très compliqué.

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