lundi 30 janvier 2012

Le sommet africain, divisé, échoue à doter l'Union africiane d'une nouvelle direction



 - Publié le 30/01/2012 à 13:07 - Modifié le 30/01/2012 à 13:08
Les dirigeants africains réunis en sommet ne sont pas parvenus lundi à Addis Abeba à élire le nouveau président de la Commission de l'Union africaine, son organe clé, a-t-on appris de source officielle.
Les dirigeants africains réunis en sommet ne sont pas parvenus lundi à Addis Abeba à élire le nouveau président de la Commission de l'Union africaine, son organe clé, a-t-on appris de source officielle.
Le sommet de l'Union africaine n'est pas parvenu lundi à Addis Abeba a élire un président pour son organe-clé, la Commission, les chefs d'Etat se divisant à peu près à égalité entre le Gabonais Jean Ping et la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.
Quatre tours de scrutin ont exposé les lignes de fracture entre Afrique anglophone et francophone, australe et occidentale, même si les dirigeants africains s'efforçaient de minimiser la portée de ces divisions.
Ce 18e sommet, le premier depuis la chute du libyen Mouammar Kadhafi, figure historique même si controversée de l'organisation, se termine ainsi de façon inattendue.
L'UA dispose certes d'un splendide nouveau siège offert par la Chine pour 200 millions de dollars (154 M EUR), inauguré samedi, mais pas d'une nouvelle équipe élue pour y siéger et diriger au quotidien cette organisation réunissant 54 pays et représentant un milliard d'habitants.
"Aucun des deux candidats en lice ne l'a emporté", a indiqué à la presse le président de la Zambie, Michael Sata, et "la prochaine élection aura lieu en juin", au prochain sommet de l'UA.
Jean Ping, 69 ans, en poste depuis 2008, a pourtant devancé légèrement sa concurrente sud-africaine, ancienne ministre sud-africaine des Affaires étrangères et ex-épouse du président Jacob Zuma, lors de trois premiers tours (28 voix contre 25, 27/26, 29/24 voix), selon des sources concordantes.
Mme Dlamini-Zuma, 63 ans, actuelle ministre de l'Intérieur, a été alors contrainte par le règlement de retirer sa candidature, mais M. Ping -- ancien homme de confiance de l'ex président Omar Bongo --, pourtant seul en lice, n'a pas atteint la majorité des deux-tiers requise. Il a obtenu au quatrième tour 32 voix, et 20 bulletins blancs, à quatre voix de la majorité qualifiée exigée.
En attendant le prochain sommet, la présidence de la Commission sera assurée par intérim par son actuel vice-président, le Kényan Erastus Mwencha.
Danse de joie sud-africaine après l'échec de Ping
A l'annonce de l'échec de M. Ping, une dizaine de membres de la délégation sud-africaine ont dansé de joie pendant plusieurs minutes dans les couloirs de l'hémicycle, a constaté un journaliste de l'AFP.
Cet enthousiasme illustre l'âprêté de la campagne, même si le président ivoirien Alassane Ouattara a assuré que "le continent n'était pas divisé". "Ce sont les règles qui sont à revoir, il faut introduite la démocratie dans notre union", a-t-il poursuivi, en référence apparente à la majorité des 2/3.
L'Afrique du Sud, locomotive économique du continent aux ambitions régionales affichées, avait mené une campagne intense pour imposer Nkosazana Dlamini-Zuma.
"Je crois que nous pouvons faire davantage pour que l'Union africaine s'acquitte du mandat qui lui a été donné", indiquait Mme Dlamini-Zuma dans sa profession de foi, dans une critique à peine voilée de son adversaire.
Les diplomates sud-africains reprochent en privé à Jean Ping de ne pas avoir réussi à faire entendre la voix de l'Afrique dans les crises à répétition depuis un an sur le continent, en particulier lors de la rébellion en Libye qui a chassé du pouvoir, avec le soutien militaire aérien de l'Otan, Mouammar Kadhafi.
La profession de foi de Mme Dlamini-Zuma a été distribuée en anglais et en français, afin visiblement de ménager les susceptibilités de l'Afrique francophone, qui soutenait majoritairement M. Ping.
Beaucoup plus discret dans sa campagne, M. Ping misait visiblement sur l'inquiétude de nombre de pays, dont les plus petits, face à une possible hégémonie sud-africaine sur l'organisation.
Dimanche, les chefs d'Etat avaient élu sans peine le nouveau président de l'UA pour l'année à venir, une fonction celle-là largement symbolique, en la personne du président béninois, Thomas Boni Yayi.
Il prend le relais du chef d'Etat équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, dont l'élection avait été considérée l'an dernier par les organisations de défense des droits de l'homme comme un signal désastreux en raison, selon elles, de son bilan exécrable dans ce domaine.

Borloo et Hénart: le président de la République a "assumé son rôle"


publié le 30/01/2012 à 12:39, mis à jour à 12:39

Borloo et Hénart: le président de la République a "assumé son rôle"
afp.com/Thomas Samson

PARIS - Les président et secrétaire général du Parti radical, Jean-Louis Borloo et Laurent Hénart, estiment que le chef de l'Etat a "assumé son rôle" dimanche soir et saluent ses principales propositions même s'ils souhaiteraient en approfondir certaines.

"Le président de la République a parlé aux Français, c'était légitime. Il a assumé son rôle dans les circonstances actuelles que traversent notre pays", estiment lundi dans un communiqué commun Jean-Louis Borloo et Laurent Hénart avant de détailler certaines des mesures annoncées.
"La décision d'augmenter de 30% le COS aura des effets puissants mais celle-ci doit être accompagnée de la mise en place de la garantie universelle des risques locatifs qui permettra aux plus bas revenus, aux jeunes travailleurs précaires et aux demandeurs d'emploi, d'accéder au logement", plaident les deux élus pour qui "cette garantie libérera 500.000 logements".
Jean-Louis Borloo et Laurent Hénart approuvent également "la création d'une banque de l'industrie", la "taxe sur les transactions financières" et "le choix de l'apprentissage". Mais, sur ce dernier point, ils jugent "impératif que les 3 fonctions publiques y contribuent par la signature de 150.000 contrats d'alternance".
"Cette politique de l'apprentissage devra intégrer un pacte en faveur de la diversité. Il faut aussi que l'Etat lance avec les partenaires sociaux, un plan de formation professionnelle pour les demandeurs d'emploi (moins de 10% y ont accès aujourd'hui)", font-il valoir.
Pour les radicaux, "la décision de diminuer les charges sur l'emploi par la baisse des cotisations familiales est une nécessité pour la compétitivité" et son financement "par la CSG sur les revenus financiers est une bonne décision".
Mais ils soulignent que "d'autres ressources existent" telles que "la suppression de l'exonération des plus-values de cessions de holding ou la fiscalisation des LBO" qui, selon eux, rapporteraient plus de 10 milliards d'euros.
Concernant "les accords compétitivité-emploi", les deux hommes estiment qu'ils méritent d'être débattus avec les partenaires sociaux" et qu'"ils devront, dans tous les cas, intégrer des garanties d'emploi pour 5 ans et, par conséquent, le financement de l'activité partielle par la solidarité nationale".
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Bachar al-Assad a-t-il tenté de fuir de Syrie vers Moscou ?


Créé le 30-01-2012 à 12h39 - Mis à jour à 13h07      Réagir

Cette rumeur, qui a circulé dimanche soir, n'est pas sans fondement.

Le président syrien Bachar Al-Assad à Damas, le 11 janvier 2012 (c) Afp
Le président syrien Bachar Al-Assad à Damas, le 11 janvier 2012 (c) Afp
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En fin de journée dimanche 29 janvier, les rumeurs fusent sur internet et en particulier sur Twitter à propos d'une fuite du président syrien Bachar al-Assad. Le dictateur, confronté à une révolte qu'il réprime dans le sang depuis dix mois, aurait quitté le palais présidentiel de Damas et aurait même fui le pays à destination de Moscou. La chaine numéro 2 israélienne est la première source citée par les internautes sur Twitter. Elle reprend en fait une information du quotidien égyptien "al-Masry al-Youm".
Aucune confirmation officielle ne tombe dans la soirée, aucun réel démenti non plus, consolidant dans l'esprit des internautes occidentaux la crédibilité d'une telle information. Pourtant, assez rapidement, les opposants syriens présents sur twitter n'y croient pas. Ils s'en donnent d'ailleurs à cœur joie en twittant des rumeurs toutes plus improbables les unes que les autres.

RUSSIE. L'opposition dénonce le "parti de voleurs" de Poutine à la télévision


Créé le 30-01-2012 à 11h45 - Mis à jour à 12h48      Réagir

Après des années de censure, la télévision russe redonne la parole aux adversaires du pouvoir.

Vladimir Poutine (c) AFP
Vladimir Poutine (c) AFP
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Des leaders de l'opposition russe, dont Boris Nemtsov et Vladimir Ryjkov, sont apparus dimanche 29 janvier au soir sur des chaînes de télévision officielle après plusieurs années de censure, s'étonnaient lundi la presse et les internautes russes.
L'opposant Boris Nemtsov, l'un des organisateurs des manifestations contre la victoire du parti de Vladimir Poutine aux législatives, a critiqué ouvertement les élections du 4 décembre sur la chaîne NTV qui s'est distinguée ces derniers mois en diffusant des reportages dénigrant les opposants russes.
Dimanche soir, également en prime-time, le libéral Vladimir Ryjkov a dénoncé "le parti de voleurs et de fripouilles" de Vladimir Poutine sur la chaîne Pervy (Première).
"Un miracle a eu lieu dimanche soir à la télévision officielle: pour la première fois depuis des années, les chaînes NTV et Pervy ont donné la parole à l'opposition", a écrit sur le site de la radio indépendante Echo de Moscou l'ex-ministre russe de l'Economie Andreï Netchaïev.

Popularité en baisse

La semaine dernière, d'autres opposants comme l'ex-champion des échecs Garry Kasparov et un ancien conseiller économique de Vladimir Poutine passé à l'opposition, Andreï Illarionov, étaient apparus brièvement à la télévision officielle.
Après les dernières manifestations qui ont mobilisé des dizaines de milliers de personnes en Russie, "le Kremlin a décidé qu'en autorisant l'apparition des opposants, il pourra garder le pouvoir", estime l'expert des media Daniil Dandoureï.
Le régime russe est confronté depuis décembre à la plus importante vague de contestation depuis que Vladimir Poutine a pris la tête du pays en 2000. Elle a été déclenchée par des législatives marquées par des fraudes, selon l'opposition et des observateurs étrangers.
La popularité de Vladimir Poutine, Premier ministre depuis près de quatre ans, est en baisse, mais il reste le grand favori de la présidentielle de mars, à l'issue de laquelle il compte revenir au Kremlin qu'il avait dû quitter après deux mandats consécutifs (2000-2008).

Étranglée par son écharpe, une fillette entre la vie et la mort


Son écharpe s'est coincée dans un manège du Jardin d'acclimatation à Paris, qui va réaliser une vérification générale des installations.

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Une fillette de huit ans, étranglée samedi par son écharpe coincée dans un manège au Jardin d'acclimatation à Paris, se trouvait dimanche matin entre la vie et la mort, avec un «pronostic vital engagé» et une vérification générale des installations va être réalisée.
Dimanche matin, le Jardin d'acclimation a ouvert ses portes à 10h, mais l'ensemble des manèges restera fermé «jusqu'à nouvel ordre», selon la direction.
Ce type d'accident est rarissime en France et ne s'était jamais produit au Jardin d'acclimatation, d'après la direction.
Samedi, vers 15h30, l'un des manèges tourne avec des enfants installés sur les mini-véhicules. L'écharpe qu'une petite fille porte autour de son cou se prend dans les rayons de la roue d'une des motos miniatures du manège.
Immédiatement, un médecin et un sapeur-pompier, qui se trouvent parmi les visiteurs du jardin, se portent à son secours. Un premier véhicule de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) arrive dans les minutes suivantes, avant un second véhicule de pompiers et l'équipe de réanimation des pompiers de Paris et du Samu. La fillette est évacuée par l'ambulance de réanimation de la BSPP vers l'hôpital du Kremlin-Bicêtre.
Dans un communiqué, la direction du Jardin d'acclimatation, concessionnaire de la Ville de Paris qui est propriétaire de l'ensemble du site, a annoncé qu'«une expertise est en cours pour obtenir avec précision les raisons de cet accident». La direction a par ailleurs demandé à son«concessionnaire, la société Ludo Vert, de fermer l'ensemble des manèges et attractions jusqu'à nouvel ordre», ajoutant qu'une «vérification générale des installations va être engagée».
L'enquête sur l'accident a été confiée au commissariat du XVIe arrondissement. Ouvert il y a 150 ans, le Jardin d'acclimatation s'étend sur une vingtaine d'hectares en lisière du Bois de Boulogne. En 2011, ce parc a accueilli 1,5 million de visiteurs. Il compte un espace avec le célèbre petit train désormais électrique -Grenelle de l'Environnement oblige-, les barques sur la Rivière enchantée et le Village des manèges, avec une vingtaine de carrousels et autres autos tamponneuses et des stands de jeux.

"Le Sénégal a honte, il est meurtri"


Par Stéphanie de Silguy avec agences

Publié le 30 janvier 2012 à 12h46Mis à jour le 30 janvier 2012 à 12h46
     
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Youssou Ndour appelle la communauté internationale à contester la liste des candidats à la présidentielle.
Youssou Ndour appelle la communauté internationale à contester la liste des candidats à la présidentielle. © MAXPPP
Youssou Ndour appelle la communauté internationale à contester la liste des candidats à la présidentielle.
"Le Sénégal a honte. Le Sénégal est meurtri. Le processus de coup d'Etat constitutionnel est consommé. 52 ans de construction démocratique viennent d'être balayés", a déclaré Youssou Ndour, lundi sur RFI. "Le Sénégal et son peuple ont mal. Nous avons été trahis par cette décision honteuse. J'ai dit bien honteuse", a-t-il poursuivi au sujet de la liste des candidats à la présidentielle sénégalaise validée, dans la nuit de dimanche à lundi, par le Conseil constitutionnel.

Un appel lancé à la communauté internationale

La star internationale de la chanson et homme d'affaires avisé, a même tiré la sonnette d'alarme : "J'appelle, donc, toutes les forces vives de ce pays, nos frères africains, la communauté internationale à exprimer son désaccord face à ce coup d'Etat institutionnel et constitutionnel. Le combat continue, parce que Dieu est avec les justes".
La plus grande voix d'Afrique a plusieurs raisons d'exprimer sa colère. Il conteste la validation de la candidature du chef de l'Etat sortant, Abdoulaye Wade, 85 ans, à briguer un troisième mandat, alors que la Constitution n'en permet que deux.
Un argument jugé non recevable pour l'entourage de Wade au motif que lorsqu'il a été élu en 2000 pour la première fois, la Constitution ne limitait pas le nombre de mandats. Il l'a modifiée en 2001 pour limiter à deux leur nombre. Le chef de l'Etat affirme aujourd'hui que ces modifications n'étaient pas rétroactives, et que son "premier" mandat doit être celui qui a suivi l'adoption de la loi, c'est-à-dire celui qui a débuté au moment de sa réélection en 2007. Une interprétation retenue par le Conseil constitutionnel.
Mais surtout, Youssou Ndour récuse l'invalidation de sa propre candidature au motif qu'il n'avait pas présenté les 10.000 signatures exigées pour valider sa participation à l'élection. Au total, le Conseil constitutionnel a validé la candidature de 14 prétendants, dont trois anciens premiers ministres de Wade, devenus des opposants.

Youssou Ndour menacé ?

A moins d'un mois des élections présidentielles, les tensions montent à Dakar. L'opposition menée par le M23, qui regroupe plusieurs partis, des organisations de la société civile et des personnalités indépendantes, lancé samedi un appel à la "résistance" contre Abdoulaye Wade. Conséquence, des violences ont éclaté ce week-end sur une place de la capitale.
Des manifestants anti-Wade ont jeté des pierres sur les policiers qui ont riposté à coups de gaz lacrymogène et de matraque. Les jeunes ont également mis le feu à des pneus et des courses-poursuites entre eux et les policiers se sont engagées dans les rues adjacentes à la Place de l'Obélisque.
Par ailleurs, le chanteur sénégalais Youssou Ndour a fait état samedi à Dakar de "menaces" contre sa personne physique, après que, selon un de ses porte-parole, il a été "malmené" par des policiers en tentant d'aller soutenir un responsable de la société civile arrêté.
L'élection du nouveau chef de l'Etat pour un mandat de sept ans, renouvelable une fois, est prévue le 28 février prochain.

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