dimanche 29 juillet 2012

Syrie : l'appel de François Hollande à la Russie et à la Chine


François Hollande a lancé samedi un appel à la Russie et à la Chine, répétant que «le rôle des pays du Conseil de sécurité de l'ONU, c'est d'intervenir le plus rapidement possible».

François Hollande a lancé samedi un appel à la Russie et à la Chine, répétant que «le rôle des pays du Conseil de sécurité de l'ONU, c'est d'intervenir le plus rapidement possible». |AFP/Bertrand Langlois

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Un appel pour éviter de nouveaux massacres en Syrie. «Le rôle des pays du Conseil de sécurité de l'ONU, c'est d'intervenir le plus rapidement possible», a martelé François Hollande, en marge d'une visite à Monlezun, dans le Gers.


«Je m'adresse une fois encore à la Russie et à la Chine pour qu'ils prennent en considération que ce sera le chaos et la guerre civile si (le syrien) Bachar al Assad n'est pas à un moment empêché», a souligné le chef de l'Etat. «Le régime de Bachar al-Assad sait qu'il est condamné et donc il va utiliser la force jusqu'au bout», a-t-il jugé.

«La seule solution qui permettra de réconcilier et de réunir les Syriens, ce serait le départ de Bachar al-Assad et la constitution d'un de transition», poursuivi . «Il n'est pas trop tard, mais chaque jour qui passe, c'est une répression, des soulèvements et donc des massacres».

VIDEO. L'appel de François Hollande


La Russie en désaccord avec les sanctions prévus par l'Union européenne
La Russie a de son côté annoncé ce samedi qu'elle ne coopérerait pas à la mise en oeuvre d'une nouvelle série de sanctions de l'Union européenne contre la Syrie. «Entre autres choses, nous ne tiendrons pas compte des requêtes et nous ne donnerons pas notre accord à la fouille de navires naviguant sous pavillon russe, ni au recours à d'autres mesures restrictives», a précisé dans un communiqué Alexandre Loukachevitch, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. 

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a lui assuré que la Russie allait poursuivre ses contacts avec l'opposition syrienne et qu'elle n'avait aucune intention de donner refuge sur son territoire au président Bachar al-Assad. «Nous leur expliquons que, si c'est une révolution, il ne faut pas demander que le Conseil de sécurité (de l'ONU) la soutienne», a-t-il poursuivi, répétant que cela n'était pas du ressort des Nations unies.

Un déluge de feu s'est abattu samedi sur Alep, deuxième ville de Syrie, bombardée et mitraillée par des hélicoptères des forces du régime de Bachar al-Assad. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), plus de 20 000 personnes, dont près de 14 000 civils, ont été tuées dans les violences en Syrie depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad en mars 2011.

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