lundi 30 juillet 2012

L’Espagne ne demandera pas l'aide du fonds de sauvetage européen


Le drapeau espagnol devant le parlement européen à Bruxelles.
Le drapeau espagnol devant le parlement européen à Bruxelles. 

«Il n’est pas prévu que l’Espagne demande de l’aide au fonds [pour qu’il] achète de la dette», selon le secrétaire général du Trésor espagnol.

L’Espagne ne demandera pas au fonds de sauvetage européen «qu’il achète de la dette», a déclaré le secrétaire général du Trésor espagnol, Inigo Fernandez de Mesa, dans un entretien publié lundi par le journal Expansion.
«Il n’est pas prévu que l’Espagne demande de l’aide au fonds (pour qu’il) achète de la dette, loin de là. Cela ne s’est pas produit et je peux vous assurer que ça ne se produira pas».
La Commission européenne n’a pas reçu de «requête d’un Etat membre» pour que le fonds de secours (FESF) achète de la dette, a pour sa part affirmé lundi un de ses porte-parole, Antoine Colombani, lors d’un point de presse à Bruxelles.
Le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker, a indiqué dimanche, dans un entretien au quotidien français Le Figaro, que la zone euro se tenait prête à activer pour la première fois son Fonds de secours(FESF) et à lui permettre de racheter de la dette d’Etat sur les marchés.
Elle agirait de concert avec la Banque centrale européenne (BCE), a-t-il précisé.
Pour activer ce mécanisme, l’Espagne devrait présenter une demande, ce à quoi elle se refuse jusqu'à présent, craignant une mise sous tutelle de son économie qui serait assortie de nouvelles conditions en matière de réformes macroéconomiques.
Le FESF, qui n’a encore jamais acheté de dette souveraine, peut acquérir sur le marché primaire des obligations des Etats qui bénéficient déjà d’un programme d’aide.
Dans ce cas, le Fonds peut acheter 50% des obligations mises sur le marché et laisser le reste aux investisseurs traditionnels.
Il peut également racheter de la dette d’Etats en difficulté sur le marché secondaire. Il interviendrait alors sur demande d’un Etat, et après une analyse de la situation par la BCE.
Son président, Mario Draghi, avait pour sa part promis la semaine dernière que la BCE ferait «tout ce qui est nécessaire pour préserver l’euro. Et croyez moi, ce sera suffisant», avait-il assuré.
Depuis la mi-mars, la BCE a mis en sommeil son programme de rachat d’obligations, lancé en mai 2010 puis étendu l'été dernier pour freiner l’envolée des taux d’emprunt de l’Espagne et de l’Italie.
Grâce aux déclarations de Mario Draghi, les très vives tensions entourant l’Espagne sur les marchés se sont nettement détendues.
Après avoir atteint des niveaux records, à plus de 7,5%, les taux d’emprunt espagnols à dix ans se sont relâchés mais restent toutefois proches des 7%, un niveau jugé insoutenable sur la durée.
Ce taux de 7% «ne correspond pas aux fondamentaux de l'économie espagnole. Cela devrait donc se corriger et sous peu», affirme Inigo Fernandez de Mesa dans les pages d’Expansion.
L’Espagne, qui a déjà couvert 68% de son programme de financement pour 2012, affrontera jeudi une émission obligataire test, avec notamment l'échéance-phare à dix ans.

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