lundi 19 mars 2012

Un Tournoi entre ombres et lumières



Six Nations Galles - France Sam Warburton Trophée
Le Gallois Sam Warburton embrasse le trophée synonyme de Grand Chelem dans ce tournoi 2012
© AFP - Franck Fife
Publié le 19/03/2012 à 13:30 -Par Grégory Jouin

De la cuillère de bois écossaise au Grand Chelem gallois, de la résurrection anglaise aux déceptions irlandaises et françaises, retour sur une édition 2012 tout en contrastes, qui a placé sous les projecteurs une nouvelle génération de joueurs et mis sur la touche quelques stars à l'automne de leur carrière. La Coupe du monde 2011 est déjà très loin.

La belle jeunesse galloise

Le Pays de Galles peut s'enorgueillir de sortir régulièrement des joueurs d'une vingtaine d'années parés d'entrée pour le plus haut niveau. Des attaquants puissants et techniques comme les ailiers North et Cuthbert, un arrière buteur hors pair doté de jambes de feu (le bien nommé Halfpenny), et une troisième ligne extraordinaire de présence qui a étouffé toutes les charnières adverses (Lydiate, Faletau, Warburton, et Tipuric quand le capitaine était blessé). La confiance née de la Coupe du monde (demi-finale perdue 9-8 contre la France) s'est accrue et ce n'est pas un hasard si les Diables Rouges ont souvent fait la différence en seconde période voire dans le money time (à Dublin et Twickenham). Beaucoup de ces formidables joueurs ont moins de 25 ans et ils seront dans la force de l'âge pour le Mondial 2015. L'avenir s'annonce radieux dans la Principauté.

Le renouveau anglais

L'Angleterre a très bien rebondi après son échec néo-zélandais (défaite en quart contre la France). Quatre victoires en cinq matches –dont trois sur trois à l'extérieur- pour le nouveau XV de la Rose façonné par Suart Lancaster, ce n'était pas forcément prévu. Surtout, après un début de compétition moyen (victoires pas convaincantes voire même heureuses en Ecosse et en Italie), les Anglais sont montés en puissance, craquant à la fin contre Galles (12-19) avant de s'imposer en France (24-22) puis de laminer l'Irlande (30-9). Et la relève, incarnée par Tuilagi, Morgan ou Farrell, ouvreur de classe mondiale, promet une montée en puissance dans les prochaines années. Avec cette équipe recomposée, les fans des All Whites peuvent y croire.

L'Irlande rentre dans le rang

Privée de sa star Brian O'Driscoll et obligée de faire ponctuellement sans O'Connell ni O'Brien, deux piliers de l'équipe, les Irlandais ont évolué sur courant alternatif lors de ce Tournoi 2012. Très prêts de battre le pays de Galles pour l'entame de la compétition (défaite 23-21 dans les ultimes minutes), les Verts ont également failli réaliser l'exploit au Stade de France (17-17). Ils terminent néanmoins sur une large défaite à Twickenham qui laisse à penser que les Celtes doivent renouveler leurs cadres de la dernière décennie. Hormis O'Callaghan, Ferris et Kearney, combien d'Irlandais ont vraiment assuré ? La tournée en Nouvelle-Zélande de juin s'annonce très compliquée pour la Verte Erin.

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