dimanche 18 mars 2012

Syrie: attentat sanglant à Alep, mission humanitaire de l'ONU et de l'OCI



 - Publié le 18/03/2012 à 19:46
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Un attentat, le troisième en deux jours, a fait dimanche au moins deux morts à Alep en Syrie, où des experts de l'ONU et de l'Organisation de coopération islamique (OCI) mènent une mission d'évaluation des besoins humanitaires, sous la houlette du gouvernement.
D'autres experts, mandatés par l'émissaire international Kofi Annan, seront envoyés lundi à Damas pour négocier la mise en place d'une mission d'observation destinée à mettre fin à un an d'effusion de sang.
L'attaque à Alep, la deuxième du genre dans cette ville récemment gagnée par la contestation, intervient au lendemain de deux attentats à Damas qui ont fait 27 morts et 140 blessés, selon les autorités.
La télévision officielle a fait état de deux morts et d'"une trentaine de blessés" dans ce nouvel attentat qu'elle a imputé à des "terroristes".
"L'attentat à la voiture piégée a eu lieu dans le quartier de Souleimanyieh à Alep, près du siège de la sécurité politique, faisant trois morts et 25 blessés", a indiqué pour sa part l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Comme lors des attentats précédents, opposants et régime se sont accusé mutuellement.
"Le régime syrien cherche à terroriser (...) Damas et Alep, où d'importantes manifestations ont eu lieu ces dernières semaines", a affirmé Samir Nachar, membre du Conseil national syrien (CNS, opposition).
Le CNS a réclamé dans un communiqué une commission d'enquête internationale sur les récents attentats, ainsi que sur la responsabilité du président Bachar al-Assad dans les "actes terroristes commis sur le sol syrien".
Il a en outre appelé à une intervention internationale "d'urgence pour mettre fin aux crimes du régime".
A Damas, des dizaines de Syriens se sont rassemblés dans le quartier de Qassaa, en mémoire des victimes de la veille, accusant les dirigeants qatari et saoudien, favorables à l'armement des rebelles, d'être responsables du "sang qui coule" dans le pays.
"Nous rejetons la liberté que veulent nous apporter Hamad (Ben Jassem Al-Thani, Premier ministre qatari), le Golfe et l'Arabie saoudite", a déclaré à la télévision d'Etat une habitante.

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