jeudi 29 mars 2012

Mitt Romney se voit déjà en haut de l'affiche


Mitt Romney se voit déjà en haut de l'affiche

Par , publié le 29/03/2012 à 14:59
Mitt Romney se voit déjà en haut de l'affiche
Mitt Romney a une large avance sur ses concurrents en termes de délégués et reçoit des soutiens de poids notamment de la famille Bush. Bref, il se voit déjà candidat officiel du parti républicain, voire plus si affinités avec les électeurs américains.
REUTERS/Sean Gardner

Les primaires républicaines s'étirent... et la presse américaine montre des signes de lassitude. Elle semble déjà se tourner vers la phase suivante, où Mitt Romney pourrait défier Barack Obama. 

Depuis janvier, les candidats bataillent. Et la lutte pourrait s'éterniser encore jusqu'au mois de juin... Les primaires républicaines commencent à franchement lasser les Américains, à commencer par la presse qui peine à renouveler ses commentaires. "On dirait un Jour sans Fin (Groundhog Day)", se désespère le journaliste Howard Kurtz, spécialiste des médias.  
Voici en substance ce que les journalistes (nous compris...) répètent à longueur de journée: Mitt Romney est favori mais n'arrive pas à séduire,Newt Gingrich n'admet pas qu'il ne peut pas gagner, Rick Santorumengrange des succès mais dans des Etats qui ne pèsent pas lourd, Ron Paul mène sa croisade personnelle, fidèle à son profil d'électron libre, et pendant ce temps Barack Obama profite du spectacle.  
Comment se renouveler? En pliant l'affaire et en octroyant d'avance l'investiture républicaine à Mitt Romney. L'adoubement n'aura lieu que fin août lors de la convention du parti à Tampa, en Floride. Mais certains sont tentés. "Maintenant qu'il a gagné l'Illinois, c'est fini", concluait The New Republic le 21 mars dernier. Après tout, son avance en termes de délégués est telle que Rick Santorum aura de grandes difficultés à le menacer réellement à la convention, même si Newt Gingrich se retire pour ne plus lui faire de l'ombre.  
Deux Bush (et d'autres) le soutiennent
L'annonce de nouveaux soutiens à Mitt Romney est donc une occasion formidable pour appeler le parti à "se rassembler derrière" son favori. "Il est grand temps" de le faire, a commenté Marco Rubio ce mercredi. Le sénateur de Floride a rejoint l'avis de l'ex-gouverneur de cet Etat-clé, Jeb Bush, et apporté son soutien à Mitt Romney ce mercredi. Deux noms importants dans l'escarcelle de ce dernier.  
Marco Rubio en novembre 2010.
Marco Rubio en novembre 2010.
REUTERS/Hans Deryk
Ce tableau de chasse doit être complété ce jeudi par un autre Bush, George H. W., qui doit rendre officiel son soutien ce jeudi lors d'un meeting à Houston. Il avait déjà annoncé la couleur en décembre dernier, comme le rappelle ABC News. Mais la mise en scène de ces divers ralliements compte pour le camp Romney, pressé de passer à l'après. 
Autre signe de cet empressement: des trombinoscopes commencent à apparaître dans les pages politiques des journaux américains pour suggérer à Mitt Romney le profil de son futur vice-président. Dans leWashington Post, par exemple, on retrouve des figures pressenties pour 2012 ou 2016... menées par un certain Marco Rubio, jeune, conservateur, d'origine latino, et qui permettrait peut-être à Mitt Romney de remporter la Floride face à Barack Obama en novembre. 
Sa cible s'appelle désormais Barack Obama
En plein débat sur la réforme de l'assurance santé à la Cour suprême, Mitt Romney en a profité pour attaquer directement le président sortant. Et pour clarifier sa position, alors qu'il est souvent critiqué pour avoir promulgué lorsqu'il était gouverneur du Massachusetts sa propre loi sur la couverture santé qui ressemblerait comme deux gouttes d'eau à celle d'Obama. Il a réaffirmé qu'il abrogerait ce texte s'il était élu à la Maison-Blanche en novembre 2012, au motif qu'elle ne respecte pas la tradition du "fédéralisme" américain. 
Sur sa lancée, Mitt Romney commence même à mettre un pied dans la politique internationale... Un pied maladroit, mais tout de même! En commentant l'affaire du "micro ouvert" de Barack Obama face à Dmitri Medvedev, en qualifiant la Russie "d'ennemi géopolitique numéro 1" des Etats-Unis, il a attiré l'oeil de Moscou sur lui. Certes, le président russe lui a suggéré "d'utiliser sa tête" et de pas puiser dans la rhétorique de la Guerre froide, ce qui n'est guère flatteur...  

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