vendredi 16 mars 2012

Meynard : «Un gros challenge»


Troisième du 100m des championnats du monde, William Meynard fait logiquement partie des favoris de l'épreuve, qui commence mercredi à Dunkerque. Mais le Marseillais, opéré de l'aine mi-novembre, attaque ces championnats de France dans l'inconnu.
«Le 100m est une course comme les autres, comme le papillon ou la brasse.» (L'Equipe)
«Le 100m est une course comme les autres, comme le papillon ou la brasse.» (L'Equipe)
«William Meynard, comment allez-vous ?
Ça va, je n'ai pas de pression. Le niveau de forme est un peu moindre, en raison de mon opération. J'ai dû m'arrêter un mois, puis j'ai eu un mois de traitement. Ce fut une préparation très compliquée. Après, j'ai la rage, la gnac.

Vous aviez déjà été perturbé par une blessure avant les championnats de France 2011 (il s'était qualifié pour les Mondiaux en finissant 2e).
Oui mais l'an dernier, je m'étais cassé une côte (en octobre 2010) et je savais que ça allait suivre. Cette année, j'ai eu une anesthésie, puis des médicaments après, des corps étrangers dans un corps sain. C'est ça qui est gênant. Je suis plus dépendant de mon corps. C'est vraiment un gros challenge.
«Je vais voir si ma tête est vraiment si forte que ça»Êtes-vous inquiet ?
Non, je ressens du détachement. La natation n'est qu'une partie de ma vie. Je suis impatient de voir ce que je vaux. Je n'y vais pas du tout dans l'attente de quelque chose de négatif.

La médaille de bronze des Mondiaux vous a donné un surplus de confiance ?
Oui, mais je l'ai perdu avec l'opération. Donc je suis au même niveau qu'avant. Je suis dans l'attente de ce que mon corps est capable de faire. Et de voir si ma tête est vraiment si forte que ça.

Vous pensez encore pouvoir être champion olympique ?
Ça dépendra de mes championnats de France. Si je me qualifie, ce sera une grosse option pour les JO. Avec la préparation que j'ai eue, ça voudra vraiment dire que je pourrai atteindre la plus haute marche du podium aux JO, au pire un podium.

Ces championnats sont-ils différents en raison de l'échéance olympique ?
Je ne pense pas, il y a chaque année les mêmes personnes, il n'y a pas de surprise. Ce n'est pas comme si quelqu'un disait : «cette année, vous allez nager les bras à l'envers». Il faut battre des gens qu'on a déjà battus, il faut juste le refaire.
«Le 100m est une course comme les autres»Le titre de champion de France est-il important ou un bonus ?
Ce n'est pas important. On l'a vu l'an dernier, on n'est pas obligé d'être champion de France pour décrocher un podium aux championnats du monde (Il avait fini 2e derrière Fabien Gilot).

Avec ce système de sélections, vous devez avoir deux pics de forme dans la saison.
Il y a un premier pic de forme en mars. Si on est qualifié, on repart sur un cycle normal de natation, avec une période de charge puis d'affutage pour arriver à juillet. C'est très intéressant de progresser deux fois dans l'année, et d'atteindre deux fois un niveau que tu pensais accessible mais que tu n'as pas réussi à atteindre en mars.

Le 50m papillon de dimanche vous donnera-t-il déjà des indications ?
Non, il faudra vraiment attendre le crawl. Le 50 pap' sert juste à entrer dans la compétition.

Faut-il calmer le jeu autour du 100m ?
Pas autour de la course mais autour du relais. Le 100m est une course comme les autres, comme le papillon ou la brasse. Même s'il y a un engouement pour cette course, la plus rapide, qui donne des frissons. Personnellement, je n'ai pas été stressé par les médias à Shanghai, pas harcelé de questions. On n'est pas comme les hommes politiques, qui ont 20 mecs au-dessus, la sécurité...» A.Q.

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