mercredi 21 mars 2012

"Les adieux à la Reine": dans les coulisses de l'Histoire



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Publié le mercredi 21 mars 2012 à 15h20
adieuxalareine
(Photo D.R.)
14 juillet 1789, à Versailles. La cour vit dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Mais quand, peu à peu, le château se vide à l’approche du danger, la jeune lectrice, entièrement dévouée à la reine, ne veut pas croire aux bruits menaçants. Elle se croit protégée du danger par Marie-Antoinette.
Le film
Les adieux à la Reine
De Benoît Jacquot.
Avec Diane Kruger, Léa Seydoux,  Virginie Ledoyen et Michel Robin.
Genre : drame historique.
Durée : 1 h 40.
Notre avis : excellent
L'histoire
14 juillet 1789, à Versailles. La cour vit dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Mais quand, peu à peu, le château se vide à l’approche du danger, la jeune lectrice, entièrement dévouée à la reine, ne veut pas croire aux bruits menaçants. Elle se croit protégée du danger par Marie-Antoinette.
Notre avis
C’est la grande Histoire vue dans l’envers du décor. Du côté des petites gens qui, à Versailles, font le quotidien de la cour et du château. De vagues rumeurs alarmistes donnent à penser qu’il se passe quelque chose de grave à Paris. Ici et là, on croit même entendre prononcer le nom de « Bastille ».
Mais on ne fait que susurrer les mots et on s’exprime en anglais pour que personne, parmi les domestiques, ne sache de quoi il retourne. Et, tandis que certains sont déjà pris de panique, beaucoup, à l’image de Marie-Antoinette, s’inquiètent seulement de la couleur d’une broderie de dahlias sur un vêtement, ou de l’œuvre dont il faudra faire la lecture en ce jour.
Dans ce branle-bas général qui fait vaciller tous les repères, la jeune Sidonie cherche son camp et son destin. Épatante Léa Seydoux, au regard froid et déterminé, sur un visage qui se ferme dans sa sensualité. Tiraillée entre les ordres des uns et les contre-ordres des autres, elle suit les pulsions de son instinct, convaincue que son salut viendra de cette souveraine imprévisible et égocentrique incarnée par une lumineuse Diane Kruger.
Le tragique côtoie le dérisoire, le pathétique se mêle à l’insolite. Benoît Jacquot, caméra à l’épaule, s’installe au cœur de ces incertitudes, de ces manœuvres et de ces renversements, pour filmer en gros plans des personnages en pleins tourments. Mais sans jamais quitter la troublante Sidonie dans la quête de son devenir.
À la mi-juillet 1789, trois jours ont renversé le monde. Ils ont aussi bouleversé cette jeune lectrice pour la faire devenir elle-même sur le chemin de son émancipation.

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