samedi 24 mars 2012

Le Pen tancée par des militants de gauche



Samedi matin, Marine Le Pen était à Meaux, en Seine-et-Marne. Tout au long de sa visite, la candidate du Front national a dû faire avec les slogans hostiles lancés par des sympathisants du Front de gauche et du PS. "Ce sont des violents qui refusent de laisser les candidats rencontrer les Français", a dénoncé la frontiste.
Les vifs échanges entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, dont il a dénoncé jeudi le manque de "décence" dans l'affaire de Mohamed Merah, se poursuivent sur le terrain. Samedi matin, la visite de la présidente du Front national au marché de Meaux (en Seine-et-Marne) a été perturbée par une vingtaine de militants du Front de gauche et du Parti socialiste. Dénonçant la présence de la candidate, ils ont accompagné, pendant environ une heure, les déambulations de Marine Le Pen aux cris de : "Résistance! Résistance!", allant parfois jusqu'à couvrir la voix de la frontiste qui parlait aux commerçants et aux passants.
En guise de réponse, la candidate du FN a affiché un large sourire, déclarant voir dans cette réaction des signes de la "violence" et de la "haine" dont elle accuse son adversaire du Front de gauche. Elle a également déploré de ne pas pouvoir faire campagne "normalement" à cause de "ces gueulards". "Le Front de gauche est incapable de laisser les gens s'exprimer. Ce sont des violents qui refusent de laisser les candidats rencontrer les Français", a-t-elle dénoncé, selon le site du Monde. A l'issue de la visite, les partisans de Jean-Luc Mélenchon ont entonné la Marseillaise. Marine Le Pen s'est tournée pour leur faire face et, après un court moment d'hésitation, a aussi chanté l'hymne national à tue-tête. "Alleluïa, le Front de gauche chante la Marseillaise", s'est-elle félicitée. Mais elle n'a pas repris, quelques secondes plus tard,l'Internationale. Sans surprise.
"Tout ça dessert le Front de gauche. Les chalands voient des gens courtois, c'est nous. Et des excités tout droit sortis du bistrot, eux", a pour sa part déclaré au site du quotidien du soir le secrétaire générale du FN, Steeve Briois.

"Les trois premiers (…) dans un mouchoir de poche"

Pour la première fois, un sondage a donné cette semaine le candidat du Front de gauche devant Marine Le Pen (14% contre 13%). En en faisant donc le troisième homme de la présidentielle à venir. Un sondage auquel elle ne croit pas "une seconde". "Je n'y crois pas, pas plus que je ne crois que monsieur Sarkozy soit à 1% de son résultat de 2007", avait déjà commenté vendredi la chef de file du FN lors d'une visite au Mont-Saint-Michel (Manche). "Je pense qu'un certain nombre d'instituts de sondages, aujourd'hui, ont une vision purement commerciale, et on assiste depuis le début de cette campagne à un certain nombre de coups médiatiques avec ces sondages", a-t-elle ajouté, disant avoir été elle-même "en partie utilisée à cette fin". Et de préciser que, selon elle, "les trois premiers de cette élection" (Nicolas Sarkozy, François Hollande et Marine Le Pen, Ndlr) sont "en réalité dans un mouchoir de poche".
Son équipe n'a d'ailleurs pas hésité à s'appuyer sur un sondage TNS-Sofres datant du 22 mars 2002 et dans lequel Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) caracolait à 10%, au même niveau que Jean-Marie Le Pen. Un mois plus tard, la candidate voyait son score divisé par deux et l'ancien leader du FN accédait au second tour, avec près de 17% des voix.
Samedi matin, Marine Le Pen a également évoqué les élections législatives à venir. Dans la 6e circonscription de la Seine-et-Marne, où Jean-François Copé a été élu en 2002 et en 2007, le FN avait imposé une triangulaire avec le RPR et le PS en 1997 qui avait abouti à la défaite de l'actuel patron de l'UMP. "Il ne s'en est jamais remis", a ironisé la frontiste, venue soutenir sa candidate pour les législatives, Marie-Christine Arnautu, vice-présidente du Front national chargée des affaires sociales.

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