lundi 19 mars 2012

Hôpitaux de l'AP-HP : Ils manquent de draps



SANTÉ


L'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris doit faire face à une véritable pénurie de linge tant pour ses patients que pour son personnel.
Le personnel de l'AP-HP manque de stock de linge
Le personnel de l'AP-HP manque de stock de linge SIPA/DURAND FLORENCE
La fin des blouses blanches ? Le plus grand organisme hospitalier de France manque de linge. Les syndicats de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris tirent en effet la sonnette d'alarme : ils n'ont pas suffisamment de draps et de blouses pour faire tourner correctement leurs établissements. « La direction fait des économies sur tout. Il n'y a pas de linge. C'est la grande misère », a en effet déploré Marie-Christine Fararik, la secrétaire générale de SUD-Santé à l'AP-HP, dans un entretien accordé au Parisien. Et alors que les vols ont notamment été avancés pour justifier cette pénurie, elle a déclaré : « on nous parle de vols mais cela est marginal. Depuis des années, l'AP-HP n'a pas investi. Or, le linge s'abîme vite. Trop usés, les draps partent à la poubelle ».
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Jean-Charles Grupeli, le directeur du service central des blanchisseries a, quant à lui, assuré au quotidien que la direction avait traité le problème en augmentant les approvisionnement de 132%, en janvier-février de cette année. « Mais le temps qu'on achète le linge et qu'on remette à flot les inventaires, la situation ne devrait pas être normalisée avant la fin du semestre », a-t-il cependant reconnu.

Ils sont dans de beaux draps

Conséquence directe de cette pénurie de linge : les patients sont parfois contraints d'apporter leurs propres draps s'ils veulent être certains de dormir dans du linge propre. Interrogée des journalistes de RMC, des infirmières de l'hôpital Mondor de Créteil ont expliqué mettre parfois « un petit carré de protection pour cacher les tâches », faute de pouvoir changer les draps des malades.
« Quant vous avez un patient complètement alité, par exemple : il y a quelques années on faisait un change complet (drap, alèze, taie, d'oreiller). Aujourd'hui on y réfléchit à deux fois », a de son côté regretté Jean-Marc Devauchelle, aide-soignant et secrétaire adjoint du syndicat Sud Santé du même établissement. Et d'ajouter : « On revient aux pratiques perdues à une certaine époque : quant on a un peu de matériel, on essaie de mettre 4 ou 5 draps de côté, 3 ou 4 alèzes, des taies d'oreillers. Et les jours fériés, il faut espérer en avoir en stock sur les étagères ».

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