mardi 20 mars 2012

Enquête sur les tueries : les mises au point du procureur


L'individu se sait "traqué". Le "tueur à scooter" qui a frappé à Toulouse et Montauban se sait "traqué" et est "un individu extrêmement déterminé, ayant toujours le même mode opératoire, dont l'action est  préméditée", a affirmé mardi le procureur de la République de Paris, François Molins lors d'une conférence de presse. Il est "susceptible de passer à nouveau à l'acte", a-t-il ajouté.

 
Des victimes tuées "à bout touchant". Le magistrat a également dit que l'auteur des trois fusillades était casqué et que toutes les victimes avaient été tuées "à bout touchant". "On a tous noté la périodicité" de quatre jours entre les meurtres (les 11, 15 et 19 mars, ndlr), mais il n'y a pas de certitude, a-t-il par ailleurs ajouté.
 
"Aucune piste n'est abandonnée", a insisté le procureur. Un peu plus tôt, des sources policières avaient indiqué aux agences de presse que la piste de militaires aux opinions néo-nazies "n'était plus privilégiée" par les enquêteurs. Le 17e RGP de Montauban, auquel appartenaient les deux militaires tués le 15 mars dans cette ville, avait été le théâtre, comme l'ont souligné Le Point et Le Canard enchaîné, de démonstrations nazies de la part de trois de ses militaires, dénoncés à leur hiérarchie par un autre qui a depuis quitté l'armée.
 
La piste d'un appel suspect vérifiée. La police judiciaire s'efforce de vérifier le témoignage d'un usager d'un train en Seine-et-Marne qui dit avoir trouvé suspect le comportement d'une femme assise à proximité de lui, au cours de son voyage, le jour de la tuerie de Toulouse. "Tout est exploité. Les vérifications sont en cours", a déclaré le procureur. Selon une information du Figaro.fr, la voyageuse en question était au téléphone avec un homme et semblait bouleversée par ce que lui apprenait son interlocuteur. "Et maintenant, tu t'en prends à une école", aurait-elle dit en substance, alors qu'elle sanglotait, selon le témoin. Les enquêteurs tentent d'exploiter des vidéos de gares de banlieue pour tenter d'identifier la voyageuse décrite par le témoin
 
Le tueur avait-il une caméra ? Pas de "certitude", a insisté là aussi le magistrat après avoir été interrogé sur la présence d'une caméra sur le tueur, évoquée mardi matin par le ministre de l'Intérieur Claude Guéant. "Je n'ai pas de certitude là-dessus. Effectivement, il y a une sorte de bandeau qu'il a sur le torse. Je n'ai pas aujourd'hui en procédure la certitude que ça le soit", a expliqué François Molins.
 
"Des actes prémédités et de terrorisme au sens juridique". Le procureur de la République de Paris, où sont centralisées les enquêtes en vertu de la compétence antiterroriste du parquet parisien, a expliqué que les tueries constituaient des actes prémédités et de "terrorisme au sens juridique".

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