samedi 24 mars 2012

Cannes caresse le rêve européen



Le RC Cannes a composté son ticket pour la finale de la Ligue des champions, ce samedi, à l'issue d'une victoire remplie de maîtrise glanée face à Villa Cortese (3-1 ; 25-17, 26-24, 27-29, 25-15), à Bakou. Dominatrices dans les différents secteurs de jeu, les Cannoises ont prouvé qu'elles n'avaient rien à envier aux plus grandes écuries européennes. Elles tenteront d'ajouter, dimanche, un troisième sacre européen à leur tableau de chasse après ceux de 2002 et 2003.

Les Cannoises sont qualifiées pour la finale de la Ligue des champions. (Maxppp)Les Cannoises sont qualifiées pour la finale de la Ligue des champions. (Maxppp)
Loin d'être rassasié après son exploit face au VT Istanbul, le RC Cannes s'est offert un supplément dessert en croquant à pleine dents la demi-finale de la Ligue des champions qui l'opposait à Villa Cortese (3-1 ; 25-17, 26-24, 27-29, 25-15), ce samedi, à Bakou. Pas décidées à se laisser submerger par la pression qu'augure une telle rencontre-couperet sur la scène européenne, d'autant moins face à des Italiennes qu'elles avaient déjà dominées à deux reprises lors de la phase de poule, les Azuréennes ont laissé entrevoir face à Villa Cortese une solidarité sans faille et un état d'esprit irréprochable, celui-là même qui leur avait permis de se payer le scalp du tenant du titre en quarts de finale. De la confiance, de la régularité dans le secteur service-réception, de l'audace, de la ténacité et du mordant, il n'en fallait pas plus pour propulser les troupes de Yan Fang vers une quatrième finale européenne (deux victoires en 2002 et 2003, une défaite en 2006).

Appliquées dans tous les compartiments de jeu, les Cannoises ne tardent pas à afficher leur suprématie et à se détacher dans le premier set (8-4). Plus inspirées que leurs adversaires du jour, notamment au bloc et en bout de filet, les Azuréennes n'ont besoin que de 22 minutes pour plier l'affaire (25-17). Vexées de n'avoir pu rivaliser avec la force de frappe des Cannoises jusqu'alors, les Italiennes reviennent sur le terrain avec de meilleures intentions et prennent rapidement le commandement des opérations (13-11), sous l'impulsion d'une Sarah Pavan tout feu tout flamme qui ne se prive pas pour distiller des boulets de canon à tout-va dans le camp tricolore. Menées de deux points jusqu'en fin de set, les Cannoises, dont l'esprit de révolte n'est plus un secret pour personne, trouvent pourtant les ressources nécessaires pour effacer deux balles de set et renverser la vapeur, grâce notamment à une réussite insolente de Tina Samec au service (2-0, 26-24).

Remake de la seconde manche, le troisième acte laisse entrevoir un nouveau sursaut d'orgueil des troupes de Yan Fang qui, après avoir été menées de quatre points (13-17, 17-21 puis 19-23), parviennent à refaire leur retard grâce notamment à l'expérimentée Victoria Ravva, toujours aussi performante dans ses appels inversés (24-24). Mais alors qu'elles bénéficient d'une balle de match, les Cannoises lâchent prise et laissent échapper un set qui leur tendait les bras (2-1, 27-29). A peine le temps de s'apitoyer sur leur sort que les championnes de France en titre relancent la machine et rehaussent leur niveau de jeu, au grand dam d'un six majeur italien bousculé dans ses retranchements et incapable de contenir les assauts à répétition de Tetyana Kozlova et consoeurs. La quatrième manche n'est que démonstration (25-15) de la part d'un collectif cannois bien huilé qui devra s'affairer à reproduire pareille performance, en finale, dès dimanche, face au vainqueur de la rencontre Kazan-Fenerbahçe, pour espérer enjoliver un palmarès déjà nourri de deux sacres européens.

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