vendredi 16 mars 2012

Bernhoft, la sensation venue du froid


Jale Bernhoft vient de sortir son deuxième album, « Solidarity Breaks », en France. ( (LP/CAROL AMAR.) )
EMMANUEL MAROLLE | 06.03.2012, 07h45
Chez lui, c’est une star. Chez nous, Bernhoft n’est rien. Et ça l’amuse. « Au moins, ici, je peux me promener dans la rue tranquillement », plaisante ce binoclard norvégien de 35 ans. Pourtant le chanteur-guitariste ne devrait pas rester inconnu bien longtemps en  avec son deuxième album, « Solidarity Breaks », qui vient de sortir, porté par le décoiffant « C’mon Talk », qui fait sensation sur 


La vidéo, vue par près de deux millions et demi d’internautes, montre Jarle Bernhoft seul à la guitare construire sa chanson en direct, à l’aide d’un looper à ses pieds. Une machine qui lui permet d’empiler les sons, les voix et finalement de devenir un groupe à lui tout seul. « J’ai fait beaucoup de concerts ainsi parce que je n’avais pas assez d’argent pour payer des musiciens. Dans la vidéo, je voulais montrer ce que pouvaient donner mes spectacles quand je suis seul. On est un peu entre cirque et musique! »

Effectivement, Bernhoft se voit autant qu’il s’écoute. Ce grand dadais ne laisse pas indifférent en concert, où on observe ce blanc-bec venu du froid faire dangereusement monter la température avec un funk acoustique hérité de la musique noire américaine. Difficile de croire que ce fils d’un chanteur d’opéra et d’une professeur de piano a d’abord été hurleur dans des groupes de rock. « C’était des formations très bruyantes à une époque où j’étais un grand fan d’AC/DC, de . Puis j’ai vraiment découvert la soul, des gens comme Stevie Wonder. Je me suis mis à décortiquer leurs chansons, à y injecter de la guitare acoustique. »

VIDEO. Bernhorft nous chante «C’mon Talk »





Artiste numéro un en Norvège

Car Bernohft s’amuse avec cette musique, qu’il recycle et réinvente de sa voix chaude et de ses rythmes incandescents qui rappellent parfois Keziah Jones. Une démarche qui en a fait l’artiste numéro un en Norvège, celui que l’on a inévitablement appelé au moment de rendre un hommage officiel aux 77 victimes de la tuerie d’Oslo l’été dernier. « J’étais révolté par ce qu’il s’était passé, mais je pensais y avoir échappé. Deux jours après le drame, l’un de mes amis m’a contacté pour me dire : Ma fille a été tuée. C’était horrible. » Une émotion qui tranche avec l’euphorie contagieuse du garçon, qui pourrait être l’une des belles surprises de l’année.

* Bernhoft « Solidarity Breaks », Polydor, 9,99 €. En concert le 28 avril au Printemps de Bourges, le 21 mai à Paris au Trianon et le 23 à Cognac.


Billetterie : réservez ici vos places pour Bernhoft.

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