vendredi 16 mars 2012

« Au Front de gauche, on ne fait pas de promesses »


Les militants du Front de gauche diffusent des tracts devant l'hôpital de Dunkerque, vendredi 16 mars © Karim El Hadj
"Regardez, ils vont faire payer le parking un euro ! Ce n'est pas un homme de gauche[Michel Delebarre, maire PS de Dunkerque] qui a pu décider ça." Devant l'entrée de l'hôpital de Dunkerque, vendredi midi, huit militants du Front de gauche distribuent des tracts appelant à un "véritable service public de la santé" et font feu de tout bois pour dénoncer "une politique néfaste de la santé". Quand un passant assure "en avoir marre de toutes ces promesses" des politiques, on lui répond : "Au Front de gauche, on ne fait pas de promesses. On remet juste les pendules à l'heure." 
Une liasse de tracts jaunes à la main, Gaétan Lacassaigne, 60 ans, membre du parti communiste depuis 1995 et conseiller municipal à Coudekerque-Branche (Nord), espère bien que Jean-Luc Mélenchon fera un "score à deux chiffres" le 22 avril. Aujourd'hui, il a juste "peur du mauvais coup médiatique" comme en 2002. "Ce matin, quelqu'un m'a parlé de l'agression du chauffeur de bus à Grande-Synthe et m'a dit : 'faudrait sévir'. Cela fausse le résultat parce que c'est le FN ou Sarkozy qui récupèrent des voix."
Les militants du Front de gauche diffusent des tracts devant l'hôpital de Dunkerque, vendredi 16 mars © Karim El Hadj
"Honnêteté""humour""clarté""intelligence"... Les responsables locaux du Parti communiste et du Front de gauche ne tarissent pas d'éloges sur leur candidat. Une adhésion sans réserve que tout homme politique rêverait de susciter chez ses militants. Pour eux, "les autres candidats ne lui arrivent pas à la cheville".
Séduit par son charisme et son éloquence, Gaétan Lacassaigne estime que "dans quelques années, on pourra le comparer à Jacques Duclos". S'il reconnaît ne pas avoir été "un des fans de la première heure", il se dit  "loin d'être déçu de l'avoir choisi. Aujourd'hui, on se dit qu'on ne s'est pas trompés." Yves Pannequin, 65 ans, au Parti de gauche depuis deux ans, après être passé au Parti communiste entre 1968 et 1978, surenchérit : "L'un de ses atouts, c'est son honnêteté. Les autres candidats font du racolage électoraliste."
"On sent bien que quelque chose se passe autour de cette candidature, les gens sont réceptifs", dit Delphine Castelli, conseillère régionale PC et candidate aux législatives."On a de plus en plus de monde aux réunions publiques. Le bouche-à-oreille commence à fonctionner", ajoute le conseiller municipal de Coudekerque-Branche.
Pour l'unique meeting de Jean-Luc Mélenchon dans la région, à Lille, le 27 mars, les responsables ne doutent pas que le Grand Palais fera le plein. Deux bus sont déjà complets au départ de Dunkerque. Pour Yves Pannequin, la nécessité aujourd'hui, outre remotiver les électeurs "résignés" qui ne se déplacent plus le jour du vote, c'est"combattre le vote utile. Nous ne sommes pas dans la situation de 2002, il n'y a ni Taubira ni Chevènement. Il faut qu'on explique aux gens que le vote utile, c'est Mélenchon."

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