mercredi 28 mars 2012

Affaire DSK : Nafissatou Diallo veut être reconnue comme «victime»



 

Publié le 28.03.2012, 12h18 | Mise à jour : 13h30
New York (états-unis), août 2011. Les défenseurs de DSK, Ben Brafman et William Taylor, avaient déjà fait valoir l’immunité diplomatique dont bénificierait leur client pour échapper à une sanction civile. Ce que Nafissatou Diallo et ses avocats contestent.

New York (états-unis), août 2011. Les défenseurs de DSK, Ben Brafman et William Taylor, avaient déjà fait valoir l’immunité diplomatique dont bénificierait leur client pour échapper à une sanction civile. Ce que Nafissatou Diallo et ses avocats contestent.

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Nafissatou Diallo «a envie que soit reconnue sa qualité de victime», a affirmé mercredi sur LCI son français Me Thibault de Montbrial, au jour d'une première audience à New York dans la procédure civile visant à obtenir des dommages et intérêts auprès de DSK. 

«Elle a envie que soit reconnue sa qualité de victime et la réalité de l'agression dont elle a été victime», a expliqué l'avocat de la femme de chambre guinéenne du Sofitel de New York, qui accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir violée en mai. «Aujourd'hui, elle est toujours salariée au Sofitel même si elle n'a toujours pas repris son , elle attend, et va aussi faire soigner son épaule qui a été blessée lors de l'agression», a-t-il ajouté.

La  américaine a renoncé à engager des poursuites pénales contre DSK, estimant que Mme Diallo n'était pas suffisamment crédible pour être suivie par un jury dans un procès. La femme de chambre a engagé des poursuites civiles pour obtenir des réparations financières.

Le juge du Bronx devra décider de la tenue ou non d'un procès
Les avocats de DSK vont désormais tenter mercredi de convaincre un juge du Bronx qu'il ne peut pas non plus être poursuivi au civil dans l'affaire Diallo, car il était, selon eux, protégé au moment des faits par une «immunité absolue» en tant que directeur général du FMI.

Les avocats de Mme Diallo feront valoir, à l'inverse, que l'immunité invoquée par M. Strauss-Kahn dans la procédure civile ne peut pas s'appliquer, car elle était limitée aux «actes officiels». Le juge devra décider «dans le mois qui vient» de la tenue ou non d'un procès, qui aurait lieu «d'ici à peu près deux ans», a affirmé Me de Montbrial.

Ni M. Strauss-Kahn, ni Nafissatou Diallo ne seront présents à cette audience, qui intervient deux jours aprèsla mise en examen de DSK à Lille, pour «proxénétisme aggravé en bande organisée» dans l'affaire du Carlton.

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