jeudi 3 novembre 2011

La mosquée de Paris se veut pédagogue sur l'Islam de France

 sources d'article : http://www.20minutes.fr/ledirect/817188/mosquee-paris-veut-pedagogue-islam-franceLe recteur de la grande mosquée de Paris a tenu ce jeudi à «lever une ambiguïté» sur l'Islam de France et à mettre en garde contre les amalgames, au lendemain d'un attentat qui a ravagé les locaux de Charlie Hebdo dont le journal, renommé «Charia Hebdo», présentait en «Une» un prophète Mahomet hilare. 

Une enquête a été ouverte sur les circonstances de cet incendie criminel et aucune piste n'est pour l'instant privilégiée. Mais les responsables de la mosquée de Paris craignent que certaines parties de l'opinion n'y voient le signe d'une radicalisation des musulmans de France.

«Tant que les criminels, ceux qui ont commis cet acte, ne sont pas identifiés, il faudrait arrêter de fantasmer sur l'Islam et sur les musulmans», a dit à la presse Abdallah Zekri, président de l'observatoire des actes islamophobes au Conseil français du culte musulman (CFCM).

«Déficit de communication»

Une position partagée par Abderrahmane Dahmane, conseiller à l'Elysée chargé de la diversité de janvier à mars derniers. «Pourquoi aujourd'hui les uns et les autres veulent remettre en cause l'intégration de plus de sept millions de musulmans au motif que deux crétins (...) s'attaquent à la presse ?», s'est-il interrogé.

D'où une volonté de pédagogie de la part du recteur de la mosquée, Dalil Boubakeur, qui considère que sa religion souffre d'un «déficit de communication».

Soulignant l'ancienneté de la présence des musulmans en France, il a tour à tour expliqué le terme «charia» - «c'est simplement la règle, la loi» a-t-il dit -, réaffirmé son attachement à la liberté de la presse et souligné l'importance de la laïcité pour les musulmans français.

«On a de l'humour au sein de l'islam»

«Je vous rassure tout de suite, les musulmans de France n'ont rien à voir avec l'islam politique (...) ici, les musulmans (...) respectent la laïcité», a-t-il dit.

«Je suis extrêmement attaché à la liberté de la presse, même si la presse n'est pas toujours tendre vis-à-vis des musulmans, de l'islam ou de la mosquée de Paris», a-t-il ajouté.

Abderrahmane Dahmane, qui avait vivement critiqué en son temps le débat sur l'islam et la laïcité organisé par l'UMP, a dit ne pas avoir été choqué par la «Une» de «Charia Hebdo», dans lequel le prophète Mahomet, déclaré rédacteur en chef après l'instauration de la charia en Libye et la victoire électorale du parti islamiste Ennahda en Tunisie, promet «100 coups de fouet si vous n'êtes pas morts de rire».

«On a de l'humour au sein de l'islam (...) ce qu'on dit sur le prophète, ce qu'on dit sur l'islam entre nous et quand il y a des imams, c'est pire que ce qu'a écrit Charlie Hebdo», a-t-il ajouté, suggérant même que, si la Mosquée disposait de plus de place, elle aurait très bien pu héberger les journalistes de Charlie Hebdo, qui ont trouvé refuge mercredi chez Libération.

Tous se sont inquiétés de la montée de l'islamophobie en France où, d'après Abdallah Zekri, les plaintes déposées pour actes islamophobes ont augmenté de 22% entre le 1er janvier et le 30 septembre.

Dans un communiqué de presse mercredi, Dalil Boubakeur regrettait «le climat européen anxiogène d'islamophobie, fait d'amalgames en tout genre et de stigmatisations caricaturales de la foi islamique et des musulmans» et le jugeait «fort regrettable et nuisible aux valeurs laïques et du vivre ensemble que les musulmans de France partagent pleinement».
Reuters

Georges Papandréou prêt à abandonner le référendum



Jeudi matin, Georges Papandréou soutenait que le référendum serait avancé au mois de décembre. Jeudi après-midi, le même M. Papandréou se dit prêt àabandonner toute idée de référendum, "qui n'a jamais été une fin en soi", et envisage la constitution d'un gouvernement d'unité nationale.  


Pourtant, jeudi matin, M. Papandréou convoqué à Cannes par les leaders de la zone euro, précisait que la question porterait clairement sur l'appartenance ou non de la grèce à la zone euro. "L'enjeu est de savoir si nous voulons rester dans la zone euro. C'est très clair", a-t-il assuré.
Problème de taille, le traité européen ne prévoit pas en l'état actuel qu'un pays puisse quitter la zone euro sans sortir aussi de l'Union européenne, a de son côté précisé une porte-parole de la Commission européenne. Le traité de Lisbonne, entré en vigueur en décembre 2009, a introduit pour la première fois une clause de sortie de l'Union européenne. En revanche, aucune clause de sortie de la monnaie unique ne figure dans ce traité. "La place de la Grèce, c'est dans la zone euro, et les instruments sont en place. Les accords ont été conclus pour que cela puissecontinuer à être la réalité", a précisé Karolina Kottova.
MAJORITÉ ET OPPOSITION DANS UN SEUL GOUVERNEMENT
Le premier ministre grec a convoqué d'urgence une réunion interministérielle. Référendum ou pas, le gouvernement pourrait démisionner dasn les prochaines heures.
Le premier ministre grec a convoqué d'urgence une réunion interministérielle. Référendum ou pas, le gouvernement pourrait démissionner dans les prochaines heures. REUTERS/HANDOUT
En Grèce, M. Papandréou, contesté de toute part, laisse aussi la porte ouverte à une éventuelle démission de son gouvernement. Le porte-parole du gouvernement a, en effet, fait savoir que celui-ci est prêt à débattre avec l'opposition de la formation d'un gouvernement de transition. "Je crois en ce moment historique que les partis politiques peuvent se mettre d'accord", a souligné M. Papandréou.
Le leader de l'opposition, après avoir rejeté une telle éventualité pendant des mois, Antonis Samaras, a lui aussi lancé, jeudi, un appel à la formation d'un gouvernement de transition. Sa mission ? organiser les élections et approuverrapidement le plan d'aide européen.
Les attaques contre le premier ministre grec sont venues de tous les côtés. L'unité même du gouvernement grec est mise à mal. Les ministres de la santé, de l'éducation et des transports, Andréas LoverdosAnna Diamantopoulou et Yannis Ragoussis, ont  annoncé qu'ils préparaient une proposition pour former un gouvernement de coalition avec à sa tête Lucas Papademos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne.
Les "anti-Papandréou" donnent de la voix, dans son propre camp, dans les rangs des députés socialistes. Des proches de Papandréou lui enjoignent de se rendrechez le président grec, qui pourrait décider de la formation d'un gouvernement d'unité nationale. D'autres, avec des renforts de l'opposition de droite, ont signé une lettre allant dans ce sens.
ACCÉLERER LA RATIFICATION DU PLAN D'AIDE
Un plan d'aide européen qui doit être approuvé par le Parlement grec pour êtreadopté. Là aussi, des voix s'élèvent pour demander l'accélération du processus. Au sein du gouvernement, les ministres des finances et du développement ont demandé une ratification rapide par le Parlement, rejettant de fait toute idée de référendum.
Tous ces appels sont de mauvais augure pour le gouvernement de M. Papandréou, qui doit affronter un vote de confiance au Parlement vendredi. Or, au fil des défections, Georges Papandréou est en train de perdre sa majorité au Parlement.

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